Arthur Aillaud, en continu

Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire

Du 7 février au 4 avril, du mercredi au samedi de 15h à 19h ou sur rendez-vous

Galerie Béa Ba
Arthur Aillaud

Arthur Aillaud, en continu

Galerie Béa Ba
Quand ?
Du 7 févr. 2020 au 4 avr. 2020
  • Mercredi - 15h00-19h00
  • Jeudi - 15h00-19h00
  • Vendredi - 15h00-19h00
  • Samedi - 15h00-19h00


Du mercredi au samedi de 15h à 19h ou sur rendez-vous

Combien ?
Gratuit
Où ?
Galerie Béa Ba

La nouvelle exposition d’Arthur Aillaud à la galerie Béa-Ba présente un ensemble de tableaux au format unique (50 x 40 cm) dans un accrochage linéaire et rythmé.

– Des archéologues manipulent la terre peinte, boueuse ou poussiéreuse, la tête penchée vers le sol qui vient se plaquer sur le mur en all over, à la verticale, basculant le point de vue.
– Des vues de chantiers (dalles bétonnées en construction ou charpentes nues) fragmentent le tableau en formes abstraites.

La circulation du regard fonctionne par associations d’idées, l’un ou l’autre tableau discute avec son voisin puis avec l’ensemble. Maintenant, le sentiment de disparité entre les sujets représentés est remplacé par la sensation de la peinture. Si le format est un indice, la réelle homogénéisation se fait par la main du peintre. Cette main, nous la retrouvons directement citée dans deux tableaux en gros plan sur le geste d’archéologues au travail, pinceau tenu, dépoussiérant un sol antique des particules qui le recouvrent, comme une mise en abîme de la main peignant la toile.

L’histoire se lit. Trois figures apparaissent, l’une physiquement présente, les deux autres largement suggérées : l’archéologue, l’ouvrier et le peintre, comme incarnations du travail intellectuel, du corps au travail et du travail artistique. L’architecture fait office de point de rencontre entre ces trois idées. Réunion savante, technique et artistique, elle est aussi la passerelle entre l’ancien et l’à venir. Dans les tableaux d’Arthur Aillaud les squelettes dénudés des bâtiments en construction évoquent les ruines de temples anciens, les dalles juste coulées un orchestra de théâtre antique, façonnant une description du présent comme permanence.

Vernissage vendredi 7 février à 18h.

Publié par : Ville de Marseille