Gregory Batardon

Embrase-moi – Kaori Ito, Théo Touvet

Théâtre Les Bernardines
Quand ?
Du 2 au 5 avr. 2019
  • Mardi - 20h00
  • Mercredi - 19h00
  • Jeudi - 20h00
  • Vendredi - 20h00

Combien ?
Tarifs - Entrée
  • A partir de 10,00 €
  • Prix Min : 10,00 € / Prix Max : 16,00 €

Détail des tarifs disponible sur www.lestheatres.net

Où ?
Théâtre Les Bernardines

Prenant les spectateurs à témoin, Kaori Ito et Théo Touvet, danseurs, rendent hommage à l’amour, à leur amour, sans fard, sans artifice. Une plongée dans l’intimité des sentiments et des corps qui s’unissent à vocation universelle. Un choc esthétique et émotionnel.

Corps-à-corps. D’abord, les mots. Chacun des danseurs raconte aux spectateurs, séparés en deux groupes dans des espaces différents, ses fragments de vie amoureuse, de la plus tendre enfance à aujourd’hui. Comme invités dans un salon à partager ce moment très intime, ils deviennent complices de la vie amoureuse des deux artistes, lors de ce troublant préambule. Chacun déplie le CV de ses émois, de ses rencontres, méthodiquement, évoquant ses partenaires, ses fuites et ruptures, les endroits intimes de son corps, ses tabous… Les deux groupes se retrouvent ensuite et les corps des danseurs peu à peu se dévoilent.

 » Nous nous risquerons alors à rendre nos invités témoins de la rencontre charnelle de nos mains, de nos bouches, puis de toute l’étendue de nos corps, lors d’une chorégraphie tendrement délicate et attentionnée autant que brutale « , détaille Théo Touvet. Au sein d’un cerceau métallique qui les encercle et devient support d’une chorégraphie parfois athlétique, mais toujours très raffinée, les danseurs se mettent à nu. Émotion et évocation des plaisirs charnels de la première rencontre, folles étreintes et fortes disputes…

Les affres et douceurs qu’ils partagent au quotidien sont merveilleusement mises en scène, dans la beauté sensuelle de leurs corps dévoilés, illustrant la phrase de Roland Barthes dans Fragments d’un discours amoureux :  » Je rencontre dans ma vie des millions de corps de ces millions je puis en désirer des centaines mais, de ces centaines, je n’en aime qu’un. « 

Publié par : Ville de Marseille