Erwin Wurm

Culture Expositions - Rétrospectives Sculpture Audiovisuel - photographie - numérique Exposition temporaire

Du 17 mai au 15 septembre, du mardi au dimanche de 9h30 à 18h

Musée Cantini
CourtesyGalerieThaddaeus Ropac, London / Paris / Salzburg ©ErwinWurm/DACS, London 2019 © Ben Westoby

Erwin Wurm

Musée Cantini
Quand ?
Du 17 mai 2019 au 15 sept. 2019
  • Mardi - 09h30-18h00
  • Mercredi - 09h30-18h00
  • Jeudi - 09h30-18h00
  • Vendredi - 09h30-18h00
  • Samedi - 09h30-18h00
  • Dimanche - 09h30-18h00


De 9h30 à 18h du mardi au dimanche
Fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte
Fermeture les jours suivants : 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 2­5 et 26 décembre ­

Combien ?
Tarifs - Entrée
  • A partir de 5,00 €
  • Prix Min : 5,00 € / Prix Max : 9,00 €

Tarifs : 9 EUR (plein) / 5 EUR (réduit) (accès exposition et collections permanentes)

Tarifs - Forfait
  • A partir de 12,00 €
  • Prix Min : 12,00 € / Prix Max : 12,00 €

Billet couplé avec le Musée des Beaux Arts et le Centre de la Vieille Charité au tarif de 12EUR ce billet est valable pendant toute la durée de l'exposition.

Où ?
Musée Cantini
Musée des Beaux-Arts
La Vieille Charité

Sur une proposition du [mac] musée d’art contemporain de Marseille, les oeuvres de l’artiste contemporain Erwin Wurm seront présentées au musée Cantini. Le musée des Beaux-Arts, la chapelle du Centre de la Vieille Charité et les jardins du Château Borély (ce site sous réserve) s’en feront l’écho avec d’autres pièces.

Se réclamant des mouvements artistiques Dada et Fluxus, cet artiste autrichien déploie son travail depuis les années 1980 à travers sculptures, vidéos, performances, etc.

La création d’une oeuvre pour Erwin Wurm est une procédure d’émancipation. Il libère les objets de leur contexte familier, les remet en question et leur donne un sens hors du commun à l’image de ses célèbres One-Minute Sculptures où le spectateur est invité à interagir avec les objets du quotidien.

Drôles et immédiatement accessibles, ses oeuvres jouent avec le réel pour en souligner les codes, les angoisses et les absurdités.

« Erwin Wurm est né en 1954. Il vit et travaille entre Vienne et Limberg en Autriche.

Dans les années 90, Wurm se fait connaître grâce à ses One-Minute Sculptures dans lesquelles le spectateur est invité à interagir avec les objets de la vie quotidienne. Ces sculptures éphémères étaient à l’époque enregistrées sur des polaroids.

En suivant les instructions sous forme de dessins de l’artiste, le visiteur de l’exposition peut, un bref instant, devenir lui-même une sculpture. En prenant place la plupart du temps sur un socle, en adoptant les positions prescrites et en faisant un usage inhabituel d’objets quotidiens, notamment les vêtements et en particulier les pull-overs.

Wurm décrit son évolution vers cette nouvelle forme de sculpture de la manière suivante :

 » j’ai commencé à remettre en question ma compréhension fondamentale de la sculpture. Au cours du processus, je suis arrivé à la notion de temps, suivie de considérations théoriques sur les aspects masse, volume, ampleur et surface. Le concept du temps est devenu l’aspect essentiel de mes sculptures d’une minute.  »

Le pull-over enfilé de manière inhabituelle sur un corps transforme ce dernier en une forme nouvelle, une abstraction sculpturale. La forme apparaît sous la peau du tricot. Cette préoccupation de la peau, de la surface de la sculpture se retrouve dans de nombreuses autres séries du travail de Wurm comme les Performative Sculptures et les Melting Sculptures. Elles lui fournissent la possibilité de poursuivre des recherches toujours plus précises, plus fines sur les fondamentaux de la sculpture pour lui donner une force d’expression, une vitalité que les titres complètent. Le choix de ses titres n’est pas anodin, ils agissent sur différents niveaux : de l’histoire de l’art et de l’architecture, de l’intuition formelle, de référence à la nature, du sens…

Wurm considère et reconsidère ses oeuvres et ses procédures de différentes époques comme les phrases d’un langage qui lui permet d’être en prise avec le monde, d’ouvrir des perspectives, de solliciter la pensée.

La notion d’engagement et la conscience des désordres du monde sont présents, le regard lucide et les opinions qui affleurent ne perdent cependant jamais de vue la discipline : la sculpture. Une discipline qu’il a largement ouvert sur la photographie, la vidéo, la performance et dont il renouvelle en permanence la plasticité.

La surconsommation est abordée sous l’angle de l’obésité des voitures comme des maisons avec la Fat Mini 2019 dernière production d’une série spectaculaire et fameuse qui sera présentée pour la première fois en France au moment même du Brexit. L’aliénation des comportements avec la Narrow House et les Drinking Sculptures qui mettent aussi le spectateur à contribution en le plaçant devant le dilemme de l’avoir et de l’être.

Par le choix d’objets directement identifiables de notre environnement et de nos pratiques quotidiennes, l’artiste parle au plus grand nombre et insiste sur cette ouverture de l’oeuvre. L’humour utilisé comme un cheval de Troie crée l’effet de surprise qui nous amène en douceur à penser au sens au-delà de la forme. »

 

Publié par : Ville de Marseille