Nuekubi.

Le mauvais oeil 45 : Féebrile, Patrick Jannin – Mad in Japan 02

Friche Belle de Mai
Quand ?
Du 19 janv. 2019 au 16 févr. 2019
  • Lundi - 11h00-18h00
  • Mardi - 11h00-19h00
  • Mercredi - 11h00-19h00
  • Jeudi - 11h00-19h00
  • Vendredi - 11h00-19h00
  • Samedi - 11h00-19h00
  • Dimanche - 12h30-19h00


Le lundi de 11h à 18h
Du mardi au samedi de 11h à 19h
Le dimanche de 12h30 à 19h

Combien ?
Gratuit
Où ?
Friche Belle de Mai

Feébrile, née en 1986, à Lyon, est photographe autodidacte depuis 2006. L’autoportrait est le centre de son oeuvre. Elle vit et travaille actuellement à Belfort.
 Dans ses images, mélange de contes fiévreux et de rêves érotiques, les personnages qu’elle crées évoluent dans un univers sombre de par leurs désillusions, leurs angoisses mais restant remplis d’aspirations et de ferveur donnant ainsi corps à une liberté, un jeu, une réalité nouvelle.

Patrick Jannin, né en 1971, nous livre, au travers d’une oeuvre abondante et protéiforme, une vision du monde des plus dérangeantes, ou pour reprendre l’expression freudienne, d’une inquiétante étrangeté. Cet adorateur de la beauté a construit au fil des ans un monde à part, en marge des modes et des courants artistiques, dans lequel l’homme, déchu et condamné depuis la nuit des temps à l’enfer perpétuel, côtoie – comme pour faire plus ressentir, si besoin était, sa laideur et sa bassesse – des créatures à la beauté saisissante, femmes à têtes d’animaux ou animaux à corps de rêve, déesses tout droit venues des mythes anciens, qu’on a dit barbares puis condamnés afin d’installer dans la tête des hommes un symbole de mort et de vide existentiel, un dieu vengeur, le dieu menteur.

Quant à la vérité, chez ce peintre, elle se trouve, tout simplement, pour qui sait seulement ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure, sur la branche de l’arbre ou sous les taillis d’une forêt équatoriale, sous la forme du Cerf ou du Rouge-gorge, de la Hyène ou du Zèbre. Autant d’animaux-symboles, autant de totems jalonnant l’existence de celui qui aspire à aller plus haut, plus loin et plus profond, et tous porteurs d’une même énergie, tous beaux et lumineux, même dans leur noirceur et dans leur cruauté, car ainsi que les a fait la Nature. Alors oui, ainsi peut-on voir l’univers de Jannin : un monde à trois entrées, où chaque médium (dessin, photographie et peinture) apporte avec lui ses propres questionnements mais aussi au final LA réponse : la beauté. La beauté comme quête, la beauté comme un rempart contre la bêtise inhérente aux hommes, la beauté comme source de lumière, nécessaire à la vie elle-même.

Publié par : Ville de Marseille