Le mauvais oeil 50 : Alain Boggero

Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques - graphiques Exposition temporaire

Du 19 septembre au 17 novembre

Friche Belle de Mai
Friche Belle de Mai

Le mauvais oeil 50 : Alain Boggero

Friche Belle de Mai
Quand ?
Du 19 sept. 2019 au 17 nov. 2019
  • Lundi - 10h00-12h00 / 14h00-17h00
  • Mardi - 10h00-12h00 / 14h00-17h00
  • Mercredi - 10h00-12h00 / 14h00-17h00
  • Jeudi - 10h00-12h00 / 14h00-17h00
  • Vendredi - 10h00-18h00
  • Samedi - 14h00-17h00
  • Dimanche - 14h00-17h00


Du lundi au jeudi de 10h à 12h et de 14h à 17h
Vendredi de 10h à 18h
Samedi et dimanche de 14h à 17h

Combien ?
Gratuit
Où ?
Friche Belle de Mai

Alain Boggero vit et travaille à Marseille. Ancien ouvrier des chantiers navals, il aborde en peinture et sur tous supports un travail sur la mémoire ouvrière, empreint d’une ferveur picturale.

« Je peins sur toutes sortes de matériaux, du carton, des panneaux, des draps, des tee-shirts et parfois même des flyers… C’est marrant parce qu’au début, je disais que la peinture, c’était pour les bourgeois. C’est vrai quoi, ça coûte cher d’acheter les toiles, la peinture. »

Voilà aussi pourquoi celui qui n’a jamais vécu de sa peinture, et ne tient pas forcément à le faire, travaille sur des matériaux récupérés.

« Ce que j’aime avant tout, ce sont les couleurs, celles qui donnent vie aux visages de mes ouvriers. » Alain Boggero rêve d’une exposition de plus grande ampleur : « J’aimerais occuper un espace comme Beaubourg. C’est comme un bateau, Beaubourg. Sur les chantiers, on construisait des bateaux et vous savez, les bateaux, finalement, c’est comme les maisons. Des sortes de maisons métalliques. »

Ces longues années sur les chantiers lui ont valu un profond attachement à ces hommes. SES hommes en fait. « Le fait d’avoir été un peu le mouton noir, le mec différent, m’a permis de prendre du recul et de prendre le pinceau à la sortie. » La sortie ? Elle a été forcée, comme celle de milliers d’autres ouvriers embauchés sur les chantiers navals de La Seyne-sur-Mer dans les années 80. « Le licenciement a été un drame, notamment pour des gars qui n’avait connu que ce métier. On a beau avoir plusieurs cordes à son arc, vouloir tenter autre chose, tu parles, quand tu n’as connu que ça… » Lui profite de ce licenciement pour étudier aux Beaux-Arts à Toulon.

Aujourd’hui, en plus de la peinture, Alain Boggero fait de la bande dessinée et a écrit une pièce de théâtre intitulée Con d’ouvrier ! Le terme ne surprend ou ne choque que les personnes qui ne sont pas concernées : « C’est une expression très courante dans le milieu, un peu comme de dire que t’es forcément con quand t’es ouvrier, et que c’est pour ça que tu fais des bêtises. »

Une proposition Le Dernier Cri.

Publié par : Ville de Marseille