Lignes de désir : Rencontre avec Jaime Gili

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Le 24 avril à 18h30

FRAC (Fonds régional d'art contemporain)
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Lignes de désir : Rencontre avec Jaime Gili

FRAC (Fonds régional d'art contemporain)
Quand ?
Le 24 avr. 2019
  • Mercredi - 18h30

Combien ?
Où ?
FRAC (Fonds régional d'art contemporain)

Les Beaux-Arts de Marseille au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur présentent : Lignes de désir : l’histoire de l’art relue par les artistes

Un cycle de rencontres proposé par Anna Dezeuze, dans le cadre du programme de recherche Le Bureau des positions.

Artiste vénézuélien vivant à Londres, Jaime Gili interroge la synthèse de l’art et de l’architecture qui caractérise l’art moderne dans son pays natal dans les années 1950-1970. De la Cité Universitaire de Carlos Raúl Villanueva aux interventions urbaines de Carlos Cruz-Diez, le langage de l’abstraction géométrique est associé à cette époque au progrès, loin des clichés exotiques de l’Amérique Latine coloniale. Cette relecture de l’abstraction géométrique se poursuit dans la liberté que prend Gili à expérimenter dans sa peinture différents formats, supports, techniques et modes d’exposition, sans hésiter à intervenir sur l’espace construit lui-même – qu’il s’agisse d’un quartier pauvre à Caracas ou d’immenses hangars industriels dans le Maine.

 » Ligne de désir  » est un cycle de rencontres proposé par Anna Dezeuze, dans le cadre du programme de recherche Le Bureau des positions.

À quoi sert l’enseignement de l’histoire de l’art en école d’art ? Quels sont le rôle et les enjeux de l’histoire de l’art pour l’artiste aujourd’hui ? À l’inverse, comment la transmission, les outils et les formes de l’histoire de l’art peuvent-ils être  » affectés  » par les pratiques de l’art contemporain ?

Ce cycle de rencontres avec cinq artistes contemporains emprunte à l’urbanisme le terme de  » lignes de désir « , qui désigne les sentiers tracés par les usagers en dehors des axes de circulation que dessine l’espace construit. Il se propose d’explorer les manières dont les pratiques artistiques mettent en question les chemins linéaires, normatifs et autoritaires dessinés par les canons et les chronologies traditionnellement associés à l’histoire de l’art. Il s’agira plutôt de suivre, au fil de ces rencontres, les méandres des désirs des artistes et des historien(ne)s d’art. Car le désir, c’est aussi ce qui se retrouve au coeur de l’enseignement en école d’art.

Notre réflexion s’articulera plus particulièrement autour de trois axes principaux : la relecture du modernisme en art et en architecture, la (re)découverte d’artistes femmes mises à l’écart par les récits canoniques et l’interrogation, depuis les marges, d’une perspective axée sur l’Europe et l’Amérique du Nord.

Ensemble, nous découvrirons comment ces questions irriguent et prennent forme dans le travail des artistes, non seulement par le biais de références explicites ou implicites, mais aussi à travers les nouveaux dispositifs de narration, de documentation et de scénographie qu’ils mettent en oeuvre.

Publié par : Ville de Marseille