The True Poem de Cyril Olanier

Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire

Du 25 avril au 1er juin

Galerie Patrick Bartoli
and threii roses are three roses - 2019.

The True Poem de Cyril Olanier

Galerie Patrick Bartoli
Quand ?
Du 25 avr. 2019 au 1 juin 2019
  • Mardi - 14h30-19h00
  • Mercredi - 14h30-19h00
  • Jeudi - 11h00-12h30 / 14h30-19h00
  • Vendredi - 11h00-12h30 / 14h30-19h00
  • Samedi - 11h00-12h30 / 14h30-19h00


Mardi et Mercredi de 14h30 à 19h
Jeudi au Samedi de 11h à 12h30 - 14h30 à 19h et sur rendez vous

Combien ?
Gratuit
Où ?
Galerie Patrick Bartoli

 » La couleur est le point où notre cerveau et l’univers se rencontrent, c’est pourquoi elle apparaît toute dramatique au vrai peintre « .
Paul Cézanne

Les tableaux présentés pour cette exposition sont issus d’un cycle de peintures initié en 2016 et composé de séries menées en parallèle. Abstractions liées au paysage ainsi qu’à une mise en abîme de la pratique picturale et figurations (fleurs, portraits, paysages, saisies d’écran).Il n’y a là aucune stratégie de l’hétéroclite et de la diversion mais la liberté affirmée de recourir à la peinture dans le large spectre de ses (encore) possibles.

Après plusieurs années où je me suis attaché à la représentation de la figure humaine, souvent en noir et blanc, les peintures depuis 2016 se concentrent sur l’usage exclusif de la couleur comme outil et vecteur de spatialité et de temporalité. Les peintures abstraites s’élaborent en une succession de recouvrements, faisant ainsi disparaître le motif initial dans la matérialité de la peinture et des gestes qui l’ordonnent. Cette impulsion première est généralement liée au paysage (ici  » Les femmes d’Aix  » en référence aux grandes baigneuses de Cézanne) mais peut également être l’utilisation des palettes résiduelles issues de l’exécution des peintures figuratives comme base de composition. Dans les deux cas, en cours d’élaboration, les peintures d’une certaine façon
s’autodéterminent jusqu’à un point d’harmonie et d’énergie qui me convienne. Dans ce processus de concrétion et de sédimentation de la peinture, le motif ou sujet de départ est alors réduit en quelque sorte à sa racine carrée, son aura sonore. Si comme chacun sait  » l’observateur est participant  » alors peut-être doit-il regarder ces tableaux autant avec les oreilles qu’avec les yeux.

La série  » Big data  » enfin, s’inspire de saisies d’écrans. Outre le fait de constituer un regard et une interrogation sur notre quotidien digitalisé, celle ci réalise la synthèse de la polarité figuration/abstraction à l’oeuvre, de manière séparée, dans les autres séries.

Prudent avec les mots lorsqu’ils s’attachent à la peinture, ceux ci se révélant souvent un en deçà ou un au-delà de la chose peinte, il en est de même en ce qui me concerne avec toute théorie restrictive voire dogmatique de la peinture. Peindre ne saurait être en effet, à mes yeux, le seul fruit résiduel d’une pensée mais à contrario un geste qui tend vers une pensée, un mouvement de et vers la vie et vers le réel. Non pour le représenter en le contraignant à un seul exercice de la mimèsis (les oiseaux de Zeuxis ne viendront donc pas picorer les grains de raisins) mais pour le rejoindre et s’y unir. Dans son apparence tout autant que dans sa substance, et dont chaque tableau en représente le  » True Poem « .

Copyright Cyril Olanier, Mars 2019

Publié par : Ville de Marseille