Collections permanentes du Musée Cantini

Collections permanentes du Musée Cantini - Culture Expositions - Rétrospectives Art moderne / contemporain Exposition - Musée Cantini - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le musée Cantini est installé dans un hôtel particulier construit en 1694 par la Compagnie du Cap Nègre.

Devenu propriétaire du bâtiment, Jules Cantini, amateur d’art et important marbrier qui prit part à la construction de nombreux édifices civils et religieux à Marseille sous le Second Empire, en fit don à la ville de Marseille en 1916 afin qu’il devienne un musée consacré à l’art moderne.
Ce prestigieux établissement culturel marseillais développe depuis une intense politique d’acquisitions et d’expositions, en collaboration avec les plus importantes institutions muséales nationales et internationales.

Le musée présente un large panorama de l’art moderne, mettant l’accent sur un certain nombre de séquences historiques telles que le post-impressionnisme, le fauvisme, le cubisme ainsi que les différentes tendances post-cubistes des années 1920-1930.

Le surréalisme forme également un axe majeur de la collection, en raison des liens historiques tissés entre ce mouvement et la ville de Marseille, qui accueillit en 1940-1941 des milliers de réfugiés, parmi lesquels de nombreux artistes, écrivains et militants antifascistes fuyant le nazisme. Parmi eux se trouvait une grande partie des membres du groupe surréaliste, rassemblés autour d’André Breton, qui cherchaient à gagner les États-Unis.

Les collections couvrent une période s’étendant jusqu’à la fin des années 1970, abordant une grande variété de courants esthétiques, et proposant quelques ensembles remarquables constitués autour d’artistes comme Jean Dubuffet, André Masson, Victor Brauner et Antonin Artaud, ou de mouvements parfois peu connus du grand public comme le groupe japonais Gutaï, très actif et particulièrement novateur dans le domaine de l’abstraction et de l’art performatif des années 1960.

Un partenariat privilégié avec le Centre Georges Pompidou, Musée national d’art moderne a permis la mise en dépôt d’oeuvres exceptionnelles venues compléter et enrichir les collections. L’accrochage est régulièrement renouvelé.

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Catherine Melin Quelque chose bouge

Catherine Melin Quelque chose bouge - Culture Expositions - Rétrospectives Art moderne / contemporain Exposition - FRAC (Fonds régional d'art contemporain) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

La pratique de Catherine Melin est nourrie de ses résidences autour du monde. Elle ne réside jamais pourtant tout à fait : c’est à l’extérieur, passant dans les rues des grandes villes internationales et de leurs espaces périphériques, passant du dessin à la photographie et du glanage à la rencontre, qu’elle constitue son vocabulaire esthétique.

Quelque chose bouge est une nouvelle articulation de ce répertoire de mondes et de pratiques, où une urbanité dépaysante réside au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et prend un temps les accents de Marseille, pour mieux réactiver ces langues communes que sont les usages et les façons d’habiter.

Quelque chose bouge de Catherine Melin au Frac ne répond pas tout à fait à nos codes habituels d’exposition. Les œuvres résultent des rencontres et de ses voyages, sans pour autant que l’on expose celle-ci, ses rues, ses vies informelles, dans le confort d’un espace de culture occidentale. Ce sont plutôt des nœuds d’usages et de lieux, qui fleurissent dans l’exposition comme sur nos passages dans les rues de Marseille ; de ces rencontres impromptues qui balisent nos traversées de l’espace public, et offrent comme un banc pour s’asseoir, un pont pour s’abriter, une esplanade pour s’amuser, des moments où le corps se prend à contempler, s’éprouver, se poser.

Ce n’est pas tout à fait une installation non plus, mais un aménagement provisoire : les chariots, les cerfs-volants se déplacent, rien n’est fait pour demeurer tout à fait. C’est plutôt, dans le temps donné in situ à Catherine Melin, un déploiement – parmi d’autres possibles – de ce processus d’envahissement et de désassemblement permanent par lequel les objets, les toiles de sacs et le mobilier urbain se répandent dans le Frac, comme une occupation provisoire. C’est un bivouac en forme d’atelier dans lequel se repose un instant la pratique nomade de Catherine Melin, avant de lever les voiles et courir de nouveau les rues ; une configuration d’équilibre tenue quelque temps, bientôt dispersée vers d’autres formes, ailleurs.

Dans cet état de concentration et d’assise, de flottement doux et de mouvements dansants des pièces, les choses reposent dans une disponibilité qui nous gagne ; nous ne sommes pas spectateur.ice, pas visiteur.ice, mais passant.e, et public au sens que l’espace publique confère à cette présence partagée. Mobiles dans l’exposition, nous faisons bouger les lignes et les perspectives, et celles de nos attentes, des usages machinaux que nous faisons des lieux et des choses. Mobilier urbain, zones de passages, périphéries des villes ; chaises glanées dans la rue, cassées, chariots de transports, sacs industriels, s’assemblent le temps de faire œuvre avant de regagner leur hétérogénéité première. Ce ne sont pas des ready-made, mais quelques-unes parmi l’infinité de combinaisons possibles offertes par la rue, dont nous sommes la plupart du temps privés de contempler les apparitions par les rythmes pressés de la vie. Il n’y a rien de privé pourtant, ni de pressé aux sacs et ressacs des objets laissés par l’usage à l’usage de tous, usagés et réemployables à l’infini : il n’y a qu’une création commune.

À nous de revenir sur nos pas, et découvrir que notre trajet n’est jamais un passage sans incidences ; que nous déplaçons toujours des choses autour de nous, offertes et laissées par d’autres. Une véritable création a lieu dans les périphéries de nos quotidiens, tissée de micro-événements parfois si furtifs que l’on pourrait manquer d’y prêter attention. Mais ce sont des brèches, des ouvertures, des échappées, contre le rétrécissement des usages, les préconceptions et les planifications étroites ; il faut s’y engouffrer pour ouvrir des espaces nouveaux, où le dysfonctionnel se peut recycler en praticable, et habitable ; où demeurer un instant avant de continuer.

L’exposition monographique de Catherine Melin au Frac a été pensée et construite en partenariat avec le Bel Ordinaire à Billère, près de Pau où se déroulait l’exposition Bruissements du dehors en 2018, et avec la galerie Fernand Léger à Ivry-sur-Seine qui présentait l’exposition Inclinaisons et autres pentes en 2020. Elle donnera également suite à une exposition personnelle au Frac Picardie.

Naomie Kremer Traces

Naomie Kremer Traces - Culture Expositions - Rétrospectives Art moderne / contemporain Arts plastiques / graphiques Exposition - American Gallery - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Traces : Des nouveaux dessins de l’artiste américaine Naomie Kremer – peintre, vidéaste et scénographe. Bien que largement abstrait, son travail est basé sur le monde réel et intègre la nature, l’architecture, le langage, les formes de lettres et la figure humaine.

« Chaque support a sa propre histoire, sa sensualité. Le fusain est désordonné et indulgent, pendant que l’encre est additive, jamais soustractive.

Mes dessins au fusain sont une réduction : je trace une de mes peintures, révélant sa structure sans la couleur. Ce qui alimentent les peintures informent également les dessins – un engagement avec la matière, de l’échelle moléculaire à l’échelle galactique.

Mes œuvres hybrides – vidéo projetée sur peinture ou dessin – ajoutent du mouvement ainsi qu’une couche d’ambiguïté sur la nature de l’objet et sur l’endroit où se trouve sa surface. »
Naomie Kremer

Le vernissage le dimanche 29 août aura lieu en présence de l’artiste, qui vit à Berkeley, Californie, USA.

En partenariat avec Modernism, Inc., San Francisco et avec XVI° Festival Musiques Interdites Marseille 2021

Jean-Christophe Norman – Brouhaha

Jean-Christophe Norman – Brouhaha - Culture Expositions - Rétrospectives Art moderne / contemporain Exposition - FRAC (Fonds régional d'art contemporain) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Jean-Christophe Norman
Brouhaha

Depuis le début des années 2010, Jean-Christophe Norman a fait du texte, du livre et de la littérature son matériau artistique. Il a entièrement réécrit Ulysse de James Joyce sur la surface du globe et sous la forme d’une ligne tracée à la craie sur le bitume des villes qu’il a traversées. De Tokyo à Paris, de Buenos-Aires à New York, ou de Phnom Penh à Palerme, le texte de Joyce s’est immiscé dans le rythme du monde, au cœur des villes et dans le brouhaha de leurs habitants.
Jean-Christophe Norman, Bookscape (Pierre Guyotat), 2020, huile et encaustique sur papier.
Courtesy Galerie C – Paris.

Pour l’exposition monographique qui se tiendra au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, Jean-Christophe Norman puise de nouveau dans le matériau du livre mais en le plaçant du côté de la picturalité, du paysage et de l’environnement.

Des œuvres de grande échelle composées d’une multitude de petits formats, des pages de livres accrochées les unes à côté des autres, donneront à voir un paysage littéraire, un ensemble de fresques encore inédites dans le parcours de l’artiste.

Ces ensembles dialogueront avec une série de livres recouverts d’encre et de graphite, des documents qui témoignent du projet épique d’Ulysses, a long way.

Enfin, un film, réalisé avec Julien Devaux, viendra matérialiser le parcours d’une décennie de performances consacrée à Ulysse.

Vernissage vendredi 15 octobre à 18h.

Lara Almarcegui – Les friches Rio Tinto à L’Estaque, Marseille

Lara Almarcegui – Les friches Rio Tinto à L’Estaque, Marseille - Culture Expositions - Rétrospectives Art moderne / contemporain Photographie Exposition - FRAC (Fonds régional d'art contemporain) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Lara Almarcegui
Les friches Rio Tinto à L’Estaque, Marseille
Commissaire : Céline Ghisleri

En partenariat avec Voyons voir | art contemporain et territoire.

Lara Almarcegui travaille sur des zones de transition, attirant l’attention sur des sites abandonnés, le plus souvent vides et oubliés, en périphérie d’une ville. Ces friches, envahies par la végétation, donnent les premiers signes d’un développement urbain possible dans un avenir proche.
Lara Almarcegui, Les Friches Rio Tinto à L’Estaque, Marseille, 2020.
Production Voyons voir | art contemporain et territoire. Courtesy galerie Mor Charpentier. Collection Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Au moment de chacune des enquêtes de l’artiste, ces terrains vides et en transition, demeurent parmi les seuls endroits des villes correspondantes à n’avoir pas encore fait l’objet d’un usage spécifique. Ils ont échappé à l’organisation par l’architecture, la conception formelle ou l’urbanisme. De nombreux sites qui étaient destinés à des projets de construction anticipés et qui auront ainsi disparu dans le tissu urbain.

Produit dans le cadre de la résidence de Lara Almarcegui à la Tuilerie Monier à Marseille organisée par l’association Voyons Voir | art contemporain et territoire, le projet sur les Friches Rio Tinto est le dernier des guides des terrains vagues de Lara Almarcegui. Cette publication est un portrait de ces friches, effectué à un moment spécifique de leur mutation, avant que toute décision concernant leur développement futur soit adoptée et que d’éventuelles constructions ne commencent.

À la sortie de l’agglomération de Marseille, à L’Estaque, les friches des Riaux et de la Caudelette se situent au-dessus du port de la Lave et s’étendent jusqu’au massif de la Nerthe. Aujourd’hui connu sous l’appellation de « ex-Rio Tinto », occupant des collines abruptes, le site a été depuis la fin du XIXe siècle le siège d’activités industrielles consacrées à l’exploitation de carrières, au traitement de granulats et à la chimie. Toutes les unités de production ont cessé leur activité en 2001. Les entreprises qui en sont actuellement propriétaires ont dû conduire un vaste chantier de dépollution, encore aujourd’hui pas totalement achevé. Parallèlement, différents plans de développement du site sont en discussion. Car dotées des plus belles vues sur la mer, ces friches comprennent des terrains à réhabiliter, potentiellement urbanisables, mais aussi une grande surface classée en zone verte, donc inconstructible. Constituant à l’heure actuelle l’une des plus importantes étendues vierges de Marseille, cet espace offrirait un refuge pour la v²é&ie sauvage. L’abandon de tout projet constructif permettrait à la nature de prospérer à son rythme, sans intrusion humaine.

Comme un prolongement en écho à ce temps de résidence, l’exposition au Frac, au plateau expérimental, présente les photographies Friche des Riaux, un terrain industriel en processus de dépollution, Marseille, 2018, de la série « Wastelands » (1999-…) entrées dans la collection en 2018. Le guide édité autour de ce projet, et librement mis à disposition des visiteurs, fera partie intégrante de l’installation.

Vernissage vendredi 15 octobre à 18h.

Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger – Copain

Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger – Copain - Culture Expositions - Rétrospectives Art moderne / contemporain Exposition - FRAC (Fonds régional d'art contemporain) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger
COPAIN

Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture ; des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne ; de la CMAR Chambre de Métiers et de l’Artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur ; de Corot-Formations, Marseille.

Commissaire : Pascal Neveux

Hymne au pain et à ceux et celles qui le fabriquent – les boulangers mais aussi tous les amateurs de toutes cultures, amoureux du pain – l’exposition COPAIN des artistes suisses Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger permet de porter un regard neuf sur cet aliment dont l’histoire débute avec les prémices de l’agriculture, et qui n’a depuis pas cessé d’évoluer.
Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, COPAIN
© Gerda Steiner & Jörg Lenzlinger

Après que le pain blanc industriel a avalé une grande partie de cette variété au cours des cinquante dernières années, que de nombreuses boulangeries qui fabriquaient leur propre pain ont disparu et que d’autres aient été purement et simplement transformées en congélateurs, les cultures anciennes et nouvellement inventées de pain font preuve d’un regain d’intérêt. Il est temps d’enlever le vent des voiles de l’allergie au gluten et de sensibiliser les gens aux conséquences de l’agriculture industrielle.

Aliment de base dans de nombreuses cultures, on retrouve le pain tout autour du Monde avec des goûts, des formes et des symboliques diverses. Outre les pains traditionnels comme la célèbre Navette de Marseille et les mains de Nice, on découvrira également des pains inventés, pains jetés, pains rituels, pains artificiels, pains industriels, pains d’engrais, pains de pierre, pains germés, pains d’âme, pains brulés, les Tirggel, pains d’étoile, pains empaillés, pains de nuage, pains tressés, pains des insectes, pains les plus durs du monde, pains sulfite d’ammonium caramel, pains salé, pains du paradis et les pains qui manquent.

Plus qu’un espace d’exposition, le Frac devient avec COPAIN un lieu où le public peut découvrir le pain sous toutes ses formes et sa diversité. À travers une scénographie très immersive, il est invité à participer  ; préparer la pâte, observer la cuisson, puis prendre le temps de déguster le pain réalisé. Le pain devient une sculpture comestible. Une expérience pour ouvrir tous les sens, les mains, les yeux, le nez et les papilles gustatives.

La fabrication et la notion de partage sont véritablement le moteur de cette exposition. La démarche artistique des deux artistes développe aussi des liens, à travers des partenariats, avec les agriculteurs, les moulins, le réseau de professionnels, le centre de formation en boulangerie, les étudiants en art, la Chambre régionale des Métiers et de l’Artisanat, Corot Formations et le restaurant Arrosoir Frac.

Vernissage vendredi 15 octobre à 18h.