La Paternelle : une cité de Marseille, son histoire, ses habitants

La Paternelle : une cité de Marseille, son histoire, ses habitants - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - La Criée - Théâtre National de Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Du 20 novembre au 10 décembre 2020, le Théâtre de la Criée présente sur ses murs une exposition de photographies en hommage aux habitants de la cité la Paternelle (14 e arrondissement de Marseille), à l’occasion de la sortie de l’ouvrage de Dalila Guillon-Ouanes, La Paternelle : une cité de Marseille, son histoire, ses habitants (Éditions Gaussen, 2020).

« L’histoire de la Paternelle est liée à celle de ma famille et en particulier de mon grand-père maternel, Hadj Mohamed Tatem surnommé le sage. J’ai voulu faire ressurgir sa mémoire et celles des autres habitants passés et présents de cette cité emblématique des quartiers nord de Marseille. Ce livre restitue leurs histoires éparses, qui, rassemblées, esquissent celle de la cité elle-même. Il rend ainsi hommage à à tous ceux qui ont connu l’exil et ont vécu, avec courage et dignité, dans des bidonvilles puis dans une cité hâtivement construite sur un terrain vague. Conçue pour être provisoire, et restée en l’état jusque dans les années 1980 quand elle cédera la place à une cité HLM, la Paternelle a constitué l’une des premières tentatives de relogement après les cités d’urgences et les bidonvilles des années 1950, avant de devenir un quartier de relégation. Derrière les clichés et les assignations, les habitants de la Paternelle racontent une riche histoire: celle de trois quarts de siècle d’immigration algérienne, du mal-logement à Marseille, des luttes sociales, du déclin économique de la ville, du racisme, mais aussi de la réussite de beaucoup d’enfants et de petits-enfants des migrants qui l’ont habitée. Les photos et documents issus d’archives publiques et privées permettent aux mémoires de se confronter à l’histoire et d’engager la réflexion. Puisse cet ouvrage contribuer à réhabiliter, au regard des autres comme à leurs propres yeux, les habitants de La Paternelle acteurs de leur territoire aujourd’hui comme dans le passé. Ils font aussi partie de Marseille. »
Dalila Ouanes-Guillon

Cette exposition est proposée par les associations Regards Citoyens et Because U. Art, avec la participation de Vincent Beaume, avec des photographies réalisées par Lounés Abdoun, Renaud Arrighi, Pierre Ciot, Michel Guillon et Yves Jeanmougin.

Vernissage samedi 21 novembre à 17h30.

Indigne Toit

Indigne Toit - Culture Expositions - Rétrospectives Audiovisuel - photographie - numérique Humanitaire et action sociale Exposition temporaire - MRAP - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Ce projet, créé par le photographe Anthony Micallef, raconte la crise des délogés à Marseille durant les deux années qui ont suivi le drame de la rue d’Aubagne. Plus de 4500 personnes ont été sorties de chez elles en urgence, leurs immeubles cadenassés, leurs vies envoyées à l’hôtel. Ce travail vise à les rendre à nouveau visibles, autant à travers leurs visages que leurs témoignages.

Cette exposition fait écho à la proposition de la nouvelle municipalité qui offre aujourd’hui un espace d’expression inédit au photoreporter Anthony Micallef afin de présenter à toutes les Marseillaises et tous les Marseillais son projet photographique et sonore  » Indigne toit, une histoire des délogés à Marseille »

Du 28 octobre au 22 novembre, l’Hôtel de Ville et la place Bargemon seront recouverts du portrait d’hommes et de femmes délogés. Cette exposition veut  » mettre des visages et des voix sur des chiffres anonymes « . Conçue comme un hommage aux personnes délogées, cette exposition veut  » montrer pour relier les hommes

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Massalìa

Massalìa - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire - Hangar Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le Hangar BDM ouvre ses portes pour la première fois le 22 octobre avec l’exposition Massalìa.

Une exposition collective se déployant sur 2000 m2 qui met en lumière des artistes d’une nouvelle génération et de tout horizons afin de retranscrire une fraction des mélanges et des contrastes de la ville mais aussi de ses talents émergents.
Tous les bénéfices générés par les ventes de l’exposition seront partagés entre les artistes et des associations locales d’aide à l’enfance : Autour de l’enfant, la Maison pour tous Belle de Mai et Board Spirit Marseille.

Les artistes exposés : Delphine Dénéréaz, Sara Sadik, Inès Di Folco, Florent Groc, Nicolas Pesquier, Charlotte Lapalus, Pierre Pauselli, Thomas Mailaender, Nicolas Poillot, Léna Durr, Jayden Ali + Lotty Sana, Luisa Ardila, Basile Ghosn.
L’école Kourtrajmé Marseille présentera également une série d’oeuvres réalisées par les élèves.

L’exposition Massalìa se déroulera dans le respect des règles sanitaires en vigueur, le vernissage sera donc remplacé par trois nocturnes jusqu’à 21h, jeudi vendredi et samedi, dans le but d’étaler un maximum les visites.

« Indigne Toit, une histoire des délogés à Marseille » – Une exposition inédite et accessible à tous en hommage aux personnes délogées

« Indigne Toit, une histoire des délogés à Marseille » – Une exposition inédite et accessible à tous en hommage aux personnes délogées - Culture Expositions - Rétrospectives Audiovisuel - photographie - numérique Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - Esplanade Bargemon - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

La Mairie de Marseille a souhaité accueillir le travail du photoreporter Anthony Micallef et rendre accessible au plus grand nombre l’exposition  » Indigne toit, une histoire des délogés à Marseille »

Le 5 novembre 2018 à 9h05, deux immeubles situés aux numéros 63 et 65 de la rue d’Aubagne s’effondraient, entraînant la mort de 8 personnes. Ce drame a mis en lumière la dramatique réalité de l’habitat indigne à Marseille, mais également dans d’autres villes de France.

La nouvelle municipalité offre aujourd’hui un espace d’expression inédit au photoreporter Anthony Micallef afin de présenter à toutes les Marseillaises et tous les Marseillais son projet photographique et sonore  » Indigne toit, une histoire des délogés à Marseille ».

Du 28 octobre au 22 novembre, l’Hôtel de Ville et la place Bargemon seront recouverts du portrait d’hommes et de femmes délogés. Cette exposition veut  » mettre des visages et des voix sur des chiffres anonymes « . Conçue comme un hommage aux personnes délogées, cette exposition veut  » montrer pour relier les hommes, raconter pour délier les langues. « 

 » Mon métier de photoreporter indépendant, c’est de raconter ce que vivent les gens, de donner un écho à d’autres vies que la mienne. Quand les immeubles de la rue d’Aubagne se sont effondrés, il y a eu les médias du monde entier sur place, puis 10 jours plus tard il n’y avait plus personne. Moi j’ai commencé à photographier plusieurs semaines après, je ne voulais pas documenter le drame lui-même, mais ses conséquences sur la ville, la réplique du séisme sur les vivants. À cette époque, plusieurs fois par semaine, on pouvait voir des familles sortant de leur immeuble en urgence avec quelques valises, encadrées par les services d’urgence. Où allaient-elles et pour combien de temps, même elles ne le savaient pas. Je trouvais qu’en tant que photographe, c’était mon rôle de raconter cette disparition. « 

 » Indigne toit, une histoire des délogés à Marseille » d’Anthony Micallef avec le soutien de la Ville de Marseille

Exposition gratuite du 28 octobre au 22 novembre 2020

Hôtel de Ville & place Villeneuve Bargemon
13002 Marseille

Tout sauf l’ennui

Tout sauf l’ennui - Culture Expositions - Rétrospectives Sculpture Arts plastiques - graphiques Exposition temporaire - Charivari - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Annick Leroy, sculptures
« Attirée depuis toujours par le mouvement, j’explore la liberté que me donne le bronze. Sculpteur figuratif et contemporain, je mets en scène des corps suspendus dans l’espace, des chutes, des décompositions de mouvement. A travers la trace d’un plongeon, le déséquilibre d’une course effrénée ou la décomposition d’une symphonie, par exemple, je cherche à transmettre au spectateur l’émotion d’une scène, en laissant une part de non-dit et de poésie, pour lui offrir le plaisir de créer une histoire, la sienne, toujours recommencée.
J’ai horreur du corps objet, je cherche l’intensité et l’émotion sans étalage de la chair, même si je représente l’individu dans sa nudité.
Assez fidèle à l’anatomie, car je pense qu’elle permet une plus grande identification aux attitudes, je travaille également l’aspect graphique et accentue les lignes de force pour une plus grande intensité de lecture. »

et Benoit Souverbie, dessins et peintures
« Je suis né en 1953. Après l’école des beaux-arts de Paris, j’ai toujours travaillé dans le domaine des arts graphiques et plastiques avec un intérêt prononcé pour le dessin et le métal. Dans le domaine pictural, je cherche avant tout à me tenir le plus proche possible de la sensation en évitant tout bavardage inutile.
Le dessin comme une seconde nature. On finit par appeler cela  » l’art de voir » : à force d’observer quelle image pourrait sortir du plan regardé, tout devient sujet et il faut presque faire un effort de détachement pour revenir au monde. Et c’est là qu’il se passe quelque chose. Je voudrais sortir du champ figuratif et exprimer seulement ce qu’il y a du monde dans le plan regardé. Offrir cette vision sensible et brute. »

Epigenetic poetry – Giovanni Fontana

Epigenetic poetry – Giovanni Fontana - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Littérature et poésie Exposition temporaire - Centre International de Poésie Marseille - cipM - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition Epigenetic Poetry, spécialement conçue par l’artiste pour le Cipm à l’occasion des Parallèles du Sud de Manifesta 13, présente une série de 22 poèmes visuels sérigraphiés sur supports rigides, l’ensemble composant la partition des interprétations sonores diffusées simultanément. L’installation organise l’espace en un parcours multisensoriel à l’intérieur du poème original ainsi créé. L’articulation des technologies d’impression et de diffusion sonore directionnelle permet de spatialiser l’expérience de la poésie et tend à élargir le concept d’intermédia qui soutient le travail de l’artiste.

Né en 1946 à Frosinone (Italie), performer, architecte, poète visuel et sonore reconnu au niveau international, Giovanni Fontana est l’un des principaux protagonistes des pratiques expérimentales de la poésie. Composées d’appareils électroniques de projection vidéo et de diffusion audio, intégrant des éléments graphiques très élaborés, ses oeuvres concrétisent la multi-dimensionnalité de sa recherche autour des modes de spatialisation du poème et de sa plastique textuelle et sonore. À la fois partition et instrument, ses installations et ses performances impressionnent par la rigueur de leur composition et l’importance prêtée par l’artiste au plaisir esthétique de leur réception, en particulier grâce à son travail sur la voix, enregistrée ou en direct.

Ouverture au public vendredi 11 septembre à 14h
Performance inaugurale vendredi 11 et samedi 12 septembre à 17h30

Dans le cadre des Parallèles du Sud de Manifesta 13.

Exposition coréalisée par la Fondation Bonotto, Alphabetville et le Cipm avec le soutien de l’Italian Council (7e édition 2019), programme de promotion de l’art contemporain italien dans le monde de la Direzione Generale Creatività Contemporanea du Ministero per i Beni e le Attività Culturali e per il Turismo.

Sur une proposition de Julien Blaine.
Commissaire : Patrizio Peterlini, directeur de la Fondation Bonotto.

Soupçons noirs – Louella Coll X Gaëtan Marron

Soupçons noirs – Louella Coll X Gaëtan Marron - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire - La Voûte Virgo - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Soupçons : quantité minime, perceptible à l’oeil ou à l’esprit, d’une idée ou d’une émotion.
Noir : illusion créée par l’absence de lumière.

Zeste ou essence, infime quantité pourtant suffisante à la perception, le soupçon est un échantillon, une partie d’un tout. Il laisse deviner, présager et ouvre la porte de l’imaginaire.
On soupçonne.
Telle une graine, le soupçon germe jusqu’à s’enraciner. Il est une idée, un concentré de force créatrice ou destructrice prête à s’amplifier, et à proliférer jusqu’à envahir l’espace et l’esprit.

• Louella Coll
Louella Coll compose son « dictionnaire du sensible » en extirpant du monde qui l’entoure des mots dont elle en redéfinie l’acception. Chaque terme se voit projeter sur un mur , une toile ou un volume. Évocateurs de l’amour , de la destinée , des émotions , ils prennent alors une orientation nouvelle propre à interroger notre compréhension du monde.

• Gaëtan Marron
Gaëtan Marron s’exprime au travers de différents supports, plastiques, architecturaux mais aussi cinématographiques. Qu’il s’agisse de portraits, de sculptures ou d’installation, il interroge notre rapport aux émotions et à notre environnement, en tant qu’être humain mais aussi en tant que société, avec une sensibilité exacerbée et beaucoup de poésie.

EUROPA, Oxalá

EUROPA, Oxalá - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’Exposition « EUROPA, Oxalá » s’articule autour des études mémorielles et postcoloniales, deux domaines interdisciplinaires en eux-mêmes, et offre la possibilité de découvrir un ensemble d’artistes et d’intellectuels européens, dont les parents sont majoritairement issus des anciennes colonies des empires d’outre-mer.

« EUROPA, Oxalá » a lieu dans trois pays européens – France (Marseille) / Belgique (Bruxelles) / Portugal (Lisbonne), et présente non seulement une exposition d’arts visuels, mais aussi une série de débats. L’exposition produira un catalogue et un livre d’essais, avec des textes d’auteurs de référence.
Les oeuvres exposées ont été réalisées par des « Enfants d’empires », à savoir des artistes des deuxième et troisième générations, nés et élevés dans un contexte postcolonial, et dont la production artistique, pour la plupart réalisée en Europe, apporte une réflexion sur l’héritage colonial, d’où le nom d’artistes de  » post mémoire « . En tant que récepteurs de mémoires transmises par les parents et grands-parents, qui sont nés et ont vécu dans les territoires colonisés, tels que le Congo, Angola, Guinée, Bénin, Algérie ou Madagascar, ces artistes ont accueilli et hérité non seulement des voix, des sons, des gestes, mais aussi des documents visuels et des souvenirs, point de départ pour un important travail de recherche dans des archives historiques. Leurs productions artistiques, la réflexion qu’elles apportent dans le sens de la lutte contre le racisme, la décolonisation des arts, la déconstruction de la pensée coloniale, l’apport de nouvelles réalités et la façon singulière dont ces artistes conjuguent langages contemporains et processus traditionnels, constituent un apport essentiel pour l’Europe contemporaine. Le caractère novateur et transnational de leurs oeuvres a d’ailleurs profondément marqué la scène artistique et culturelle ces deux dernières décennies.

L’Exposition « EUROPA, Oxalá » au Mucem présente environ soixante oeuvres – peintures, dessins, sculptures, films, photos, installations – de vingt-deux artistes Abel Abdessemed, Aimé Mpane, Aimé Ntakiyica, Carlos Bunga, Délio Jasse, Djamel Kokene, Fayçal Baghriche, Francisco Vidal, John K. Cobra, Katia Kameli, Kader Attia, Mohamed Bourouissa, Josèfa Ntjam, Malala Andrialavidrazana, Márcio de Carvalho, Mónica de Miranda, Nú Barreto, Pauliana Valente Pimentel, Pedro A. H. Paixão, Sabrina Belouaar, Sammy Baloji, Sandra Mujinga.

« EUROPA, Oxalá » apporte une nouvelle visibilité envers un univers artistique qui témoigne de la puissance créatrice de la diversité culturelle européenne contemporaine, ouvrant des voies vers un nouveau sens à la notion d’Europe.

Civilization

Civilization - Culture Expositions - Rétrospectives Audiovisuel - photographie - numérique Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

« Civilization – Quelle époque ! » est une exposition de photographie internationale, d’envergure monumentale, qui présente le travail de plus de 100 photographes d’Asie, d’Australie, d’Europe, d’Afrique et du continent américain. De jeunes talents côtoient des photographes renommés (notamment Massimo Vitali, Pieter Hugo, Lauren Greenfield, Wang Qingsong, Raphaël Dallaporta, Valérie Belin, Thomas Struth, Candida Höfer…). Près de 280 tirages originaux sont présentés, en tant qu’oeuvres autonomes ou dans le cadre de séries.
Aujourd’hui, peu d’expositions photographiques dans le monde ont pris le parti d’une vision aussi globale que  » Civilization « . Depuis  » The Family of Man  » d’Edward Steichen, il y a plus de 60 ans, aucune n’a abordé l’activité humaine dans un sens aussi large : logement, travail, loisir, transport, communication, éducation, art, science et technologie. Le contrôle et l’ordre opposés à la rupture et au désordre l’espoir contre le désespoir… voici quelques-uns des thèmes évoqués.

Les comportements collectifs

 » Civilization – Quelle époque !  » s’intéresse à la civilisation, d’un bout à l’autre de la planète, telle qu’elle prend forme depuis le début du XXIe siècle, et plus particulièrement aux réalisations et comportements collectifs que dissimule bien souvent de nos jours l’avènement de l’individualisme.  » Civilization  » ne nie ni l’individualité, ni la réalité des différences culturelles, qui sont elles-mêmes porteuses de richesse et peuvent s’opposer aux tendances à l’homogénéisation mondiale. L’attention est cependant portée sur ce qui est partagé collectivement, par une large part de la population, de manière direct ou indirect en tant qu’acteurs ou observateurs.

Cette civilisation planétaire en plein essor a utilisé et assimilé les découvertes et inventions de nombreuses civilisations avant nous, tout en apportant son propre lot d’innovations. L’éclosion des sciences et des nouvelles technologies nous a permis de repousser l’espérance de vie humaine (tout en détruisant de nombreuses autres espèces) et de concevoir de nouvelles formes de vie (en engendrant des risques considérables, qui menacent jusqu’à notre propre espèce). Cette civilisation est capable de créer des utopies et des dystopies, parfois même simultanément. Aujourd’hui, elle se projette dans l’espace, dans l’espoir de trouver une nouvelle terre d’accueil pour nos espèces.

Un portrait à travers la photographie

La photographie peut aussi être abordée comme une entreprise collective. Ensemble, les photographes tracent un portrait multifacette de notre temps. Ils sont occupés, aux quatre coins du monde, dans chaque pays et dans chaque ville, à observer, enregistrer, interpréter—et bien sûr immortaliser—notre époque : où et comment nous vivons comment nous travaillons et jouons comment nous déplaçons nos corps et nos biens et partageons nos idées comment nous collaborons et rivalisons comment nous faisons l’amour et la guerre. Les photographes travaillent dans les banques, les ministères, les prisons, les écoles, les lieux de travail et dans la rue, chacun capturant l’un des fils qui composent l’étoffe de notre civilisation. Des commandes ont été réalisées, à l’occasion de l’exposition présentée au Mucem, sur les sites de NGE et d’Interxion.
L’exposition peut ainsi être perçue comme un projet sur la civilisation—ou sur la photographie—idéalement à travers ces deux prismes à la fois.

Bibliothèques bleues

Bibliothèques bleues - Culture Expositions - Rétrospectives Audiovisuel - photographie - numérique Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - Centre de Conservation et de Ressources du Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Les premiers livres édités pour les enfants apparaissent en France au XVIIIe siècle. Avant ces éditions, d’autres petits livrets sont déjà largement répandus dans toute la société française : la Bibliothèque bleue.

Ces petits livres sont imprimés à Troyes dès le XVIIe siècle, puis à Rouen, Caen, Lille et d’autres villes de France et d’Europe. Les livrets bleus – d’après la couverture, très simple, en papier coloré – étaient vendus partout, à petit prix : à Paris et en ville, en librairie, mais aussi dans les villages, par des colporteurs.

Du XVIIe au XIXe siècle, des milliers de textes pratiques, didactiques, religieux (recettes, remèdes, calendriers, almanachs, oraisons, catéchismes), mais aussi des romans, légendes, contes, chansons, histoires comiques, dialogues et petites pièces sont imprimés en bibliothèque bleue et diffusés par colportage. La lecture et l’écoute (lors de lectures à voix haute par un conteur) de ces livrets et des planches d’imagerie était très courante pour tous les Français, y compris pour les illettrés.

Et les enfants ? La plupart d’entre eux écoutaient ces histoires à la veillée et lisaient les livrets de bibliothèque bleue. Ils apprenaient parfois à lire grâce à ces romans, contes et légendes plutôt que dans les livrets scolaires. Certains titres étaient spécialement édités à leur intention : des manuels d’instruction comme les abrégés de catéchisme, les abécédaires et les livrets de civilité…

A côté des livrets, les planches d’images étaient aussi présentes dans l’environnement quotidien des enfants. Une grande gravure, souvent coloriée à la main ou au pochoir, entre deux colonnes de texte, racontait une histoire : la vie d’une sainte héroïne, comme Geneviève de Brabant, ou un conte, comme Barbe bleue. Quand l’imprimeur Pellerin à Epinal adopte la lithographie au XIXe siècle, des planches d’images sont éditées spécialement pour les jeunes lecteurs, ce sont les ancêtres de la bande dessinée.

L’instruction primaire est désormais devenue obligatoire, l’alphabétisation progresse et la technologie permet d’imprimer des livrets illustrés qui ne coûtent pas cher : les impressions populaires se transforment et se renouvellent. Des almanachs pour enfants sont imprimés, les contes sont illustrés en couleurs, des romans plus récents sont adaptés pour les enfants (comme Robinson Crusoé), les planches illustrées peuvent devenir des jouets en papier.

Cette exposition présente une petite partie du très riche fonds d’  » impressions populaires  » du Mucem (une centaine de pièces sur les 5000 que contient le fonds), et donne un aperçu des lectures des enfants des siècles passés. On y découvrira des histoires aujourd’hui oubliées qui étaient autrefois connues par l’ensemble de la population. On retrouvera aussi des contes très anciens, lus et appréciés encore aujourd’hui par les enfants de France, d’Europe et du monde entier…