Südwall, Marseille, 2017-2019 – Margret Hoppe

Südwall, Marseille, 2017-2019 – Margret Hoppe - Culture Expositions - Rétrospectives Audiovisuel - photographie - numérique Exposition temporaire - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

S’étirant sur la côte autour de Marseille, de la frontière italienne jusqu’en Espagne, le « Südwall » (Mur de la Méditerranée) a été construit pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il servait à la Wehrmacht allemande, qui occupait le territoire depuis 1943, de poste de défense contre les forces alliées. Aujourd’hui encore, on trouve des restes de bunkers, de fortifications et de stands de tir dans la ville de Marseille, le long des Calanques et de ses falaises blanches et sur les îles du Frioul.

Pour cette série, Margret Hoppe photographie ces bunkers qui, par leur matérialité et la couleur du ciment, semblent presque s’intégrer dans le paysage rocheux du littoral. Mais la série de photos du Südwall géographique et de ses traces architecturales dans le paysage se trouve complétée par une autre recherche portant sur les traces de l’histoire des exilés à Marseille.

 » J’ai suivi les traces de Varian Fry et j’ai photographié les maisons à Sanary-sur-Mer où de nombreux exilés logeaient. Ici se fait le lien avec le Camp Les Milles, lieu d’internement de Lion Feuchtwanger et d’artistes plasticiens comme Karl Bodek qui ont peint les murs du réfectoire pendant leur détention. Ainsi, la série de photos sur les lieux d’exil fait écho à celle sur le Südwall la période et le thème correspondent – mais c’est l’Histoire franco-allemande, et par là même l’Histoire conflictuelle de l’Europe, qui fait le lien. « 

Margret Hoppe

Commissaire de l’exposition : Laura Serani
Avec le soutien du Parc national des Calanques

Une proposition du Goethe Institut et le Garage Photographique.

Street Trash

Street Trash - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition réunit des oeuvres et des artistes qui partagent l’univers esthétique de la culture gore, grotesque et post apocalyptique, à l’image du film éponyme : Street Trash, de Jim Muro (1987).

La poubelle de rue, la récupération, les rebuts, les lieux abandonnés et délaissés sont depuis plusieurs générations d’artistes une source inépuisable d’idées pour la création plastique. Les dadas, les nouveaux réalistes et depuis les années 1980 des artistes américains comme Mike Kelley, Paul Mc Carthy, Paul Thek, Jimmy Durham ou John Bock ont fait émerger cette violence issue des cultures urbaines, underground et péri-urbaine avec humour et brutalité.

L’exposition tente ici de cerner le genre horrifique dans la sculpture et l’art contemporain. Elle a pour but de rassembler, dans une scénographie sombre et inquiétante, une quarantaine d’oeuvres d’artistes contemporains qui, par leurs formes, leurs matériaux, leurs esthétiques, partagent cette fascination jouissive pour ce qui fait peur, répugne ou traumatise mais qui, pourtant, sublime les matières pauvres et délaissées.

Une proposition de Tank Art Space.

Signal – Espace(s) réciproque(s)

Signal – Espace(s) réciproque(s) - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire - La Tour - Panorama de la Friche de la Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Suite à l’annonce gouvernementale interdisant les rassemblements de plus de 100 personnes, la Friche la Belle de Mai est fermée au public jusqu’à nouvel ordre à partir de ce jour 18h.

Nous vous tiendrons bien entendu informé·e·s
et espérons vous retrouver bientôt !

Exposition collective.
SIGNAL est une exposition « dé-sanctuarisante », sous le commissariat d’Aurélie Faure et de Lola Meotti, dédiée à la scène contemporaine bruxelloise. SIGNAL se compose d’une sélection d’artistes internationale et hybride dans le but de réunir et de connecter les identités polyphasées d’une capitale irréductible à un dénominateur commun.

L’espace d’exposition deviendra l’observatoire des manifestations du vivant et de ses codes où le signal – un mot, un geste, une action, un son, une lumière-forme un langage destiné à informer, avertir, indiquer, déclencher, provoquer, annoncer, et révèle le fonctionnement de notre société.

Dans le cadre de « Instant T »
Le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris – archétype de l’anti-musée – soutient et défend les territoires de la création contemporaine et annonce le lancement de la 1ère édition de sa saison Parallèle, qui se déroulera à Marseille de mars à octobre 2020, intitulée « Instant T ».
En écho à la biennale européenne Manifesta 13 et avec la complicité de la Friche la Belle de Mai, Le Centre Wallonie Bruxelles Paris commencera par investir le Panorama de la Friche avant de poursuivre sa programmation avec Montévidéo, le FRAC PACA, le CIPM,…
Cette saison délibérément syncrétique donnera à prendre le pouls de la scène contemporaine belge francophone et de facto internationale – de l’underground au consacré.

Vernissage vendredi 13 mars à 18h.

Une proposition du Centre Wallonie-Bruxelles/Paris avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le Hublot – Venez découvrir la mer et le littoral de Marseille

La ville de Marseille propose un nouveau lieu unique d’informations, de prévention et de découverte des milieux marins et du littoral, ouvert à tous : le Hublot, situé dans l’ancien poste de secours n°7, au 138 avenue Pierre Mendès France, 13008 Marseille, entre l’escale Borély et l’aire de jeux en bois.

Il se compose de trois espaces : la « coursive » dédiée aux expositions photos, le « Bocal », espace d’information générale et le « Nautilius », lieu d’immersion dans le milieu marin.

Réalisé avec la participation du mécène Ponant (armateur de croisières et d’expéditions en mer basé à Marseille), le Hublot a pour vocation :

– d’informer sur les gestes respectueux du milieu marin sur les plages et en mer, au quotidien, sur les espèces emblématiques telles que la Posidonie, sur les récifs artificiels du Prado.
– de promouvoir les projets portés par la Ville et ses partenaires dans le domaine de la préservation du milieu marin, ainsi que les comportements individuels et collectifs.
– de responsabiliser les citoyens pour adopter de nouveaux gestes, penser aux conséquences de ses actions, se mobiliser au quotidien afin de préserver la mer et les espaces naturels littoraux.

Les 3 espaces proposés dans le Hublot, ont apporté chacun leur spécificité :

– la coursive, lieu semi-extérieur, a présenté cet été, une exposition de photos sur les récifs artificiels du Prado.

– le Bocal a permis de diffuser des messages de préservation du milieu marin, avec un fort impact dû à sa situation au bord de la plage.

– le Nautilus, salle sensorielle de découverte de la mer, est un lieu de découverte et d’animation pour une immersion dans le milieu marin, ponctuée de sons, d’images et de spécimens, qui a conquis petits et grands.

Notre « fameuse » plongée à 25 m de profondeur, dans un de nos Récifs artificiel du Prado, y a été proposée également, via nos casques 3D de réalité virtuelle.

Pendant la saison balnéaire 2019, le Hublot a accueilli 1181 visiteurs, sensibilisés à la protection de l’environnement marin et du littoral marseillais.

Pour la saison balnéaire 2020, le site sera ouvert gratuitement au public du 17 juin au 31 août, du mercredi au dimanche, de 10h à 18h, avec la présence d’un animateur spécialisé sur l’environnement marin.
Des animations autour de la Mer seront proposées régulièrement tout l’été. Celles ci débuteront par le thème du Climat, les vendredis matins, jusqu’au 10 juillet, en partenariat avec des associations locales.

Le grand dépotoir – Julien Blaine

Le grand dépotoir – Julien Blaine - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire - La Tour - Panorama de la Friche de la Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Bon débarras / Fin d’un artiste. Après toute une carrière passée à contre-courant du marché de l’art, Julien Blaine, poète, performeur, plasticien, initiateur de formes, de revues, de festivals, de centres d’art, pilier de la scène poétique de ces cinquante dernières années, a décidé de liquider sa vie d’artiste. De son vrai nom Christian Poitevin, l’ « anartiste » marseillais expose tous ses travaux revenus des musées et des galeries : sculptures, peintures, collages, dessins, affiches, photos… À l’encontre du format traditionnel des expositions rétrospectives, le public est invité à choisir 1 à 3 oeuvres qu’il désire emporter gratuitement.

Évidemment ce serait plus pertinent, plus exemplaire, si j’étais Christofer Wool, Peter Doig, Damien Hirst, Richard Prince, Anselm Kiefer, Adrian Ghenie, Marc Grotjhan, Rudolf Stingel, Zeng Fanzhi, Yoshitomo Nara, Jeff Koons, Ai Weiwei…
Si j’étais un artiste issu de l’impérialisme américain made in United State of America ou asiatique made in République Populaire de Chine !
Je ne suis que Blaine, Julien Blaine, et je ne suis pas dans le marché de l’art à part quelques rares collections italiennes, suisses, floridiennes et françaises que je puis compter sur les doigts de mes 2 pieds.
Le but de cette exposition : Le Grand Dépotoir est donc le suivant : Montrer tout ce qui me reste dans mes ateliers : Absolument tout !
Les choses seront déposées dans les pièces et sur les cimaises de l’expo de-ci, de-là à l’emporte-pièce (le mot composé est doublement juste).
L’exposition durera un mois, durant ce mois le public pourra venir choisir les oeuvres qu’il désire emporter gratuitement et qu’il emmènera aussitôt après son choix.
Et à la fin, le mois étant écoulé, ce qui reste de l’expo composera un beau feu de joie à moins que tel musée les récupère dans ses réserves… !
Et je ne produirai plus que du texte dans des livres ou des revues.
Plus aucune toile, dessin, sculpture, installation, plus rien pour les collectionneurs, les galeries et les musées.
Et pas loin de passer au stade octogénaire, je cesserai aussi de me produire en chair et en os et en public.
Julien Blaine, avril 2019

Vernissage vendredi 13 mars à partir de 18h

Cette exposition s’articule autour de trois temps forts :
• 13 mars : Vernissage à partir de 18h
• 17 avril : Tout doit disparaître
• 10 mai : Liquidation avant fermeture

Mystik Esthetik Kommando de Georges AUTARD

Mystik Esthetik Kommando de Georges AUTARD - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Exposition temporaire - Galerie Patrick Bartoli - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Georges Autard, dans son enfance, vit au milieu des montagnes de Haute-Provence, à Digne là même où demeure Alexandra David-Neel, l’intrépide
aventurière, passionnée par le bouddhisme tibétain (Elle meurt à Digne en 1969). Il la découvrira un peu plus tard lorsqu’il commencera ses propres
voyages au coeur du bouddhisme, en Inde, au Japon et en Himalaya dans les années 90.
Inspiré aussi par la musique pop-rock (anglaise et américaine), la mouvance psychédélique, les fêtes et les rituels chamaniques et bouddhiques des
années 70, the Living Theater, Led Zeppelin et Magma.
L’oeuvre de Georges Autard est sans fioritures, pas de variations, pas de virtuosités académiques, nulle rhétorique, aucun formalisme, ni aucune
description scolaire: des instants, des intuitions immédiates.
Par ses toiles, par ses tableaux, par ses dessins, par ses inscriptions, il manifeste un parcours spirituel vers un autre monde, loin des bruits et du
vacarme illusoire d’une société planétaire aveuglée dans sa course technologique. C’est le Mystik Esthetik Kommando.

Extraits de Mystik Esthetik Kommando
Michel GIROUD
In Alpina, Janvier 2018
Exposition au CAIRN (Digne) – 2018

Terre ! Escales mythiques en Méditerranée. Trésors de la BnF et les collections marseillaises

Terre ! Escales mythiques en Méditerranée. Trésors de la BnF et les collections marseillaises - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire - Musée d'Histoire de Marseille - (MHM) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le musée d’Histoire de Marseille présente la fabuleuse collection de vases grecs du département des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France et revient ainsi sur les travaux des érudits provençaux des XVIe au XIXe siècles, et ceux, plus récents, des archéologues Marseillais.

Que Marseille accueille une telle concentration de vases grecs relève presque d’une allégorie. Le port de Massalia, « cité-monde » de la Méditerranée antique a pleinement contribué au commerce de ces objets et à la diffusion en Occident de leurs décors imagés. Cette vaisselle offre une imagerie faite de mythes et de récits héroïques, repères d’une civilisation dont Marseille se réclame encore aujourd’hui, 2600 ans après sa fondation. Situées à quelques pas des remparts hellénistiques qui dominent le site du port antique, les salles d’exposition du musée d’Histoire de Marseille constituent ainsi un cadre hautement symbolique pour cet événement.

Tandis qu’en 2017 le musée d’Archéologie Méditerranéenne présentait au Centre de la Vieille Charité « Le Banquet de Marseille à Rome : plaisirs et jeux de pouvoirs », Il faut se souvenir qu’en 1983, à l’ouverture du musée d’Histoire de Marseille, les vases grecs figurés présentés dans le parcours permanent étaient pour beaucoup des dépôts consentis par le musée du Louvre. Vingt ans plus tard, ces objets étaient rendus à Paris et pouvaient être remplacés par les découvertes faites à Marseille par les archéologues de la Ville, d’Aix-Marseille Université, du CNRS et de l’AFAN-INRAP !

Autre symbole : durant l’exposition, quelques fragments isolés issus des fouilles Marseillaises (collège du Vieux Port, place des Pistoles, cathédrale de la Major, rue Leca, centre Bourse, …) ont retrouvé leurs jumeaux, complets ceux-ci et issus des mêmes ateliers, peints par les mêmes artistes mais ayant emprunté des trajectoires si différentes ! C’est dire la richesse des collections du Cabinet des médailles et la pertinence de ce partenariat qui autorise ces belles rencontres patrimoniales.

Le titre de l’exposition, s’il évoque le thème de l’exploration maritime si présent à Marseille, dit également l’exclusivité du matériau céramique dans l’exposition : comme les banqueteurs, le visiteur se confronte à l’ailleurs poétique que lui présentent les flancs des vases, après avoir découvert l’image poétique de la navigation sur la mer vineuse. Offrant dans l’Antiquité aux regards des convives qui les manipulent lors du banquet une riche imagerie maritime, les vases deviennent également, sous le pinceau de céramistes inventifs, un support privilégié de l’évasion métaphorique des buveurs au gré d’une mer « vineuse ».

Ainsi, avec Marseille pour point de départ et d’arrivée, le parcours de l’exposition est traversé par une forte ambition pédagogique qui offre à ces objets toute la valeur culturelle, artistique et documentaire de la céramique grecque. Il s’agit d’une part de  » décoder  » de très nombreuses images (la représentation des voyages des Dieux et des Héros grecs sur les vases à figures noires et à figures rouges) et d’autre part de « suivre » des itinéraires culturels ponctués de rencontres : Hercule, Thésée, Jason, Ulysse … sans oublier bien sûr les fondateurs de la cité Gyptis et Protis dont une simple coupe résume à elle seul l’union et la destinée hors du commun de Marseille. Ce prestigieux projet s’inscrit ainsi dans la continuité de l’exposition On a rien inventé ! Présenté l’année précédente en partenariat avec le musée départemental de l’Arles antique.

Le catalogue publié pour cette exposition offre la possibilité, dans un sommaire particulièrement riche, d’aborder des moments fondamentaux de l’histoire marseillaise. L’ouvrage permet tout d’abord de retracer la place qu’occupent les vases grecs dans l’histoire des collections des Musées de Marseille (dont le Cabinet des Médailles et antiques de Marseille – aujourd’hui situé au sein des Archives municipales – fondé au début du XIXe siècle par le docteur Achard où sont conservés quelques rares vases avant l’impulsion majeure donnée à partir de 1861 par l’ouverture du musée des Antiques au sien du musée Borely). Autre objectif important de cette publication : mettre en lumière les travaux des collectionneurs et antiquaires à Marseille sous l’Ancien Régime. Ce catalogue propose également – sous la plume de Lucien François Gantes – une très précieuse synthèse des découvertes archéologiques marseillaises de vases figurés.

Ce travail colossal n’aurait pu voir le jour sans l’investissement de quelques uns dans le projet à commencer par Xavier Corré pour le musée d’Histoire et Louise Detrez pour la Bibliothèque nationale de France qui ont su partager leur érudition sans jamais renoncer au désir de s’adresser au plus grand nombre. Qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés. Nous souhaitons également exprimer ici toute notre reconnaissance à la Bibliothèque nationale de France qui, plus que jamais, fait en oeuvre en mettant en exposition les chefs-d’oeuvre de la nation à Marseille.

Xavier Rey et Fabrice Denise

Le Rocher

Le Rocher - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition temporaire - La Vitrine du Sentier152 la Canebière, 1er - Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19

Afin de ralentir la propagation du virus Covid-19, les établissements accueillant du public sont fermés jusqu’au 15 avril,
– au titre de la catégorie L : Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple
– au titre de la catégorie S : Bibliothèques, centres de documentation
– au titre de la catégorie T : Salles d’expositions

En conséquence toutes les activités du Bureau des Guides – GR 2013 sont malheureusement annulées.

Le Bureau des Guides – GR 2013 propose depuis 2018 un programme de constructions nommé « Les Hospitalités du GR2013 ».

Une invitation est lancée à des équipes artistiques pour concevoir ces aménagements, telle une halte pour marcheurs, aux abords du chemin.

Fruit de la rencontre entre des artistes marcheurs : SAFI, un groupe d’architectes : ETC et un projet photographique : l’OPP GR2013, le Rocher est la première construction de ce programme dans les différents parcs départementaux.

Structure à habiter, halte sur le chemin du Badaïre, le Rocher est un abri singulier dans le paysage provençal, une construction de bois, un signal étonnant que les curieux viennent visiter. Il permet une halte, un moment de contemplation de plusieurs éléments remarquables : ici le canal et son tunnel, là le vallon et sa « mange », ou encore le thym et la mangeoire, un morceau de ciel.

Le Bureau des guides vous propose à travers cette exposition, une rencontre avec cet étrange objet afin que la curiosité vous pousse à aller le rencontrer « en personne », sur le plateau de l’Arbois.

Pour l’occasion, le groupe MPL nous fera l’honneur de jouer quelques chansons pour conter en musique les paysages qui entourent cette étrange habitacle posé au milieu de l’Arbois.

Avec le collectif SAFI, le collectif ETC, Geoffroy Mathieu et Loïc Magnant.

Vernissage jeudi 20 février à 18h.

L’été de la forêt – François Stahly

L’été de la forêt – François Stahly - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Exposition - Friche de l'Escalette - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

En fonction des autorisations gouvernementales pour cause Covid 19.
Visites sur réservation obligatoire sur friche-escalette.com (4 visites guidées par jour).

Pour la cinquième saison estivale consécutive, les oeuvres de trois artistes couvrant soixante ans de création, de 1960 à nos jours.

Les visiteurs pourront admirer L’été de la forêt de François Stahly, un vaste ensemble sculptural composé d’une trentaine de totems de bois sculpté de différentes tailles, Reliefs, « chiffonnages » d’acier Corten de Pierre Tual dotés d’une grâce aérienne, Rakus et Savons, deux installations poétiques de Myriam Mihindou.

Certains les imaginaient ainsi – Maximilien Pellet

Certains les imaginaient ainsi – Maximilien Pellet - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques - graphiques Exposition temporaire - Double V Gallery - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition est visible à partir du 26 mai, en petit comité et dans le respect des gestes « barrières ».

____________________________________

Ces figures, en étandard du premier solo show de Maximilien Pellet à la Double V Gallery, aux traits grossièrement humains, ceux d’un primitivisme enfantin où le « bonhomme » règne, sont de part leur tentative de représentation une passerelle dans l’histoire, de l’art pariétal aux avant-gardes : « Certains les imaginaient ainsi ».
La figure de l’artiste, passionné d’art mais aussi collectionneur, s’exprime à travers chacune des pièces aux références non dissimulées : sûrement cette gourmandise de l’emprunt, de l’observation, de l’imitation. Dès lors, chaque carreau de céramique façonné à la main par l’artiste agrège et absorbe autant les effets de styles que les corps extérieurs, telle une grammaire nouvelle que l’artiste déploie au rythme d’un parcours ludique.
Autant de gestes parfois primitifs, instinctifs, sûrement innés qui posent les prémices d’une initiation par sédimentation et oubli volontaire. Un apprentissage autant intuitif que cultivé, par imitation et anachronisme qui participe d’un double mouvement la connaissance d’effets inconnus et la redécouverte d’effets connus. Cherchant à produire l’image inédite, non sans didactisme, Maximilien Pellet, usant d’une esthétique faussement surannée, éprouve la modernité par l’inscription dans la tradition : celle du céramiste devenu décorateur.
Comme par la volonté d’inscrire une filiation, d’éclairer son cheminement de jeune artiste diplômé en 2014 des Arts Décoratifs de Paris et finaliste de la Design Parade en 2019, Maximilien Pellet aime à convoquer des figures tutélaires. Après avoir rendu hommage à Roger Toulouse, lors de son exposition Les Géants au POCTB en 2018 (hommage sans formalisme, non dans l’exhaustivité du catalogue raisonné — que pourtant l’artiste affectionne tant — mais dans l’empirisme joyeux, prétexte à l’expérimentation formelle chère au peintre orléanais dans sa transition de l’expressionnisme à l’abstraction), Maximilien Pellet souhaite saisir l’opportunité de cette exposition personnelle à la Double V Gallery pour y inviter la tradition moderne de la céramique des années 60, sous le soleil Méditerranée de l’école de Vallauris.
Construire par assemblage, en grand et en céramique. Ce plaisir de la composition déjà présent dans les carnets de croquis quadrillés de l’artiste s’exprime à l’échelle de l’espace de monstration où chaque châssis au format similaire pourrait être dispersé et recomposé à loisir par sens du spectaculaire. À ce jeu de taquin résonne le récit rocambolesque de l’art et de ses grandes tribulations : fragments volés, toiles découpées, fresques démantelées… bien que la fresque ait depuis l’origine des temps, de l’art rupestre à la renaissance, l’honneur de la persistance dans le temps par une ambition double, spatiale et historiciste.
Chaque pan invite alors la grande comme la petite histoire et façonne une narration elliptique qui,  » rejointée « , s’inscrit dans la grande tradition picturale par delà les avant-gardes. In fine, ce grand récit de la représentation affirme la permanence d’une chronologie stylistique méconnue des historiens modernes qui pourtant traverse les civilisations humaines.
Thomas Havet