SOS MEDITERRANEE – Tous sauveteurs

SOS MEDITERRANEE – Tous sauveteurs - Culture Conférences - Débats Projections Expositions - Rétrospectives Histoire et sciences humaines Audiovisuel - photographie - numérique Cinéma - documentaire Table ronde - rencontres - débat Projection Exposition - La Criée - Théâtre National de Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Tous sauveteurs, Journée de solidarité et soirée de soutien.

Depuis 5 ans, la mobilisation citoyenne à terre sauve des vies en mer !
« Il y a 5 ans, nous n’étions qu’une poignée de citoyens, désormais nous sommes des milliers. Cette mobilisation nous a permis de sauver, d’abord avec l’Aquarius, puis avec l’Ocean Viking, plus de 31 000 vies en Méditerranée centrale. » Sophie Beau co-fondatrice de SOS MEDITERRANEE.

À l’occasion des 5 ans de l’association, SOS MEDITERRANEE vous donne RDV samedi 26 septembre 2020 dès 14h pour une grande journée de solidarité, en entrée libre, autour de projections, table ronde, exposition de photos réalisées à bord de l’Aquarius et de l’Ocean Viking durant les opérations de sauvetage, animations pour les jeunes.

Puis à 20h30, pour une grande soirée de soutien en présence de nombreuses personnalités. Soirée tarif unique 20 EUR, l’intégralité des bénéfices sera reversée à SOS MEDITERRANEE.

+++ After Party au BAOU de 21h à 2h : Afro-party avec les DJ Maraboutage et en présence des meilleurs ambassadeurs des danses afrocaribéennes : coupé-décalé, dancehall, koudouro, afrovibe, n’dombolo.
Tarif : 10 EUR (au profit de SOS MEDITERRANEE).

Parcours permanents à la Buzine – La Cité du cinéma

Parcours permanents à la Buzine – La Cité du cinéma - Culture Expositions - Rétrospectives Cinéma - documentaire Histoire Expostion permanente - La Buzine Maison des Cinématographies de la Méditerranée - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’espace exposition permanente présente une palette plus large et plus variée d’animations.

# LE PARCOURS SCÉNOGRAPHIQUE
Maison des cinématographies de la Méditerranée, le Château de la Buzine présente « La Cité du cinéma ». Ce parcours scénographique invite à un voyage en neuf étapes dans le temps depuis l’origine du VIIe art jusqu’au triomphe du numérique. La porte des étoiles… du cinéma s’ouvre et l’on avance au fil des évolutions techniques, des différents genres de film, des auteurs et des acteurs, dans des ambiances sonores et visuelles différentes pour atteindre le Hall of fame, boulevard mythique des stars.

• L’hologramme
Quoi de plus magique que le cinéma qui donne à voir et fait même parler, grâce à l’hologramme, une image virtuelle en relief pour embarquer le visiteur dans le voyage ? Rien n’existe et tout semble réel.

• La genèse du cinéma
1895, les frères Lumière présentent le cinématographe. Effrayés, les premiers spectateurs croiront que le train entrant en gare de La Ciotat va leur rouler dessus. Tout de suite, la magie de l’image animée était visible à l’écran. La suite ne fut qu’une suite sans fin d’améliorations.

• Trucages
Les pionniers du cinéma avaient déjà tout inventé pour abuser les sens du spectateur en lui faisant croire à des situations périlleuses qui ne l’étaient pas du tout sur le plateau de tournage. Art du trucage, le cinéma juxtapose les images différentes, filme à l’horizontale des actions qui paraîtront se dérouler à la verticale. Il nous trompe, on le sait mais on en redemande !

• Suspense
D’abord stupéfiant, puisqu’il faisait bouger des images depuis toujours inanimées, le cinéma a tout de suite compris quel pouvoir il exerçait sur les salles obscures en faisant rire, pleurer, frémir ou tenir en haleine le public. Tout peut donc arriver, et même qu’un monstre surgisse du miroir !

• Science-Fiction
Méliès, déjà, avait filmé le voyage dans la Lune. Ses successeurs ont développé, perfectionné et magnifié la technologie pour soulager le spectateur de la pesanteur et l’emmener très loin dans les étoiles ou dans le temps, ou l’exposer à des invasions d’extra-terrestres.

• Western
C’était l’histoire de l’Amérique, c’est devenu celle du monde avec ses grands espaces, ses épopées et sa mythologie. Le western contient et raconte toutes les aventures humaines possibles.

• L’animation
Le dessin animé accompagne et entretient l’enfance. Art à part entière, il réussit grâce au talent des créateurs à toucher tous les publics à des niveaux d’émotion et de compréhension différents et complémentaires.

•L’amour au cinéma
Amour au cinéma, amour du cinéma : les deux se mêlent dans la scène culte de  » Cinéma Paradiso  » pour des baisers sans fin. On peut verser une larme dans le noir, c’est permis et ça fait du bien…

• Hollywood boulevard
Pour service rendu au rêve, à l’émotion, au rire et au plaisir des spectateurs, le cinéma célèbre et récompense avec des trophées très convoités, ses créateurs et ses acteurs, jusqu’à les faire entrer dans la légende en écrivant leurs noms sur le trottoir.

• Full immersion 360°
Un voyage immersif extraordinaire…
Plongez à 20 000 lieux sous les mers, promenez-vous en forêts parmi les avatars dans le Jurassic park, envolez-vous dans la galaxie et le cosmos à travers la guerre des étoiles, explorez les capitales du monde : Paris, Tokyo, Shanghai, New York, Dubaï, version futuriste…
Une expérience hors du commun…
(En soirée, réveillez vos sens pour y mêler le goût avec des « diners du futur » … Un voyage gastronomique au gré des différents univers. *)
*Sur réservation uniquement.

# LA BIBLIOTHÈQUE/ MÉDIATHÈQUE
La partie bibliothèque/médiathèque, au 1er étage, va elle aussi être repensée de manière à disposer d’un accueil du public, d’un espace multimédia intéractif, de modules de travail couplés aux rayonnages, et d’un espace dédié aux plus jeunes.

# DE L’AUTRE CÔTÉ DU TEMPS… LA BUZINE DE 1901 À 1920
Au 1er étage, retour dans l’histoire du début du siècle dernier, avec une exposition de photographies sur le Château de La Buzine tel qu’il était à l’époque ou les Pagnol traversaient le parc…
Un travail de mémoire réalisé avec la famille Bedel-Pallez.

# AUTOUR DE MARCEL PAGNOL
Au 2e étage, la partie consacrée à la vie et à l’oeuvre de Marcel Pagnol changera d’aspect et d’usage. Une reconstitution d’une salle de classe d’époque, avec pupitres en bois, estrade, tableau noir et cartes murales accueillera scolaires et groupes pour se mesurer aux textes de Pagnol.

Le visiteur sera ainsi plongé dans le souvenir et l’oeuvre du maitre des lieux !

La Nuit Européenne des Musées à Marseille

La Nuit Européenne des Musées à Marseille - Culture Conférences - Débats Projections Et sinon… Expositions - Rétrospectives Concerts - Opéras - Soirées Arts et Beaux-arts Musique Histoire et sciences humaines La Nuit des Musées Exposition Table ronde - rencontres - débat Projection Lecture - café littéraire Concert - Musées marseillais - Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Report de la Nuit.européenne des musées.

Compte tenu de la situation sanitaire mondiale, du fait du Covid-19, il a été décidé du report de la Nuit européenne des musées.

Pour permettre aux musées de s’organiser et aux classes de participer à l’opération  » La classe, l’oeuvre ! « , la nouvelle date de la Nuit européenne des musées a été fixée à l’automne, au samedi 14 novembre 2020.

D’ici là, toute l’équipe de la Nuit européenne des musées se joint aux recommandations du gouvernement afin que chacun respecte le confinement général et fasse preuve de solidarité en ces temps difficiles.

Pour continuer à bénéficier d’une offre culturelle riche et diversifiée durant cette période de confinement, nous vous invitons à consulter gratuitement les contenus numériques de nos partenaires culturels et artistiques grâce au dispositif #Culturecheznous.

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Prochainement, une 16e édition pleine de surprises !

À l’occasion de la nuit européenne des musées, de nombreux musées ouvriront gratuitement leurs portes partout en France et en Europe de la tombée de la nuit jusqu’à minuit. Visites commentées et éclairées, parcours ludiques, ateliers, projections, dégustations, spectacles vivants, animations exceptionnelles donneront à vivre à un large public une expérience du musée à la fois conviviale et ludique.

En 2019, l’événement avait mobilisé plus de 3200 musées dans trente pays européens, dont 1200 en France qui ont accueilli plus de 2 millions de visiteurs. Depuis son lancement en 2005, la Nuit européenne des musées attire, chaque année, un public nombreux dans un nombre croissant de musées. Le succès auprès du jeune public s’est confirmé.

L’opération  » La classe, l’oeuvre ! « , en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, est renouvelée cette année. En 2019, elle avait permis à près de 805 classes et 360 musées de France d’élaborer des projets qui, lors de la Nuit des musées, ont favorisé la venue d’un public scolaire et familial. Consultez les projets « La classe, l’oeuvre ! » sur la plate-forme élaborée en partenariat avec Réseau Canopé et le ministère de l’Éducation nationale.

La Nuit européenne des musées est organisée par le ministère de la Culture. Elle bénéficie du patronage de l’Unesco, du Conseil de l’Europe et de l’ICOM et de nombreux partenariats institutionnels et médias.

Mémorial de la Marseillaise – Réouverture prochainement

Mémorial de la Marseillaise – Réouverture prochainement - Culture Expositions - Rétrospectives Histoire et sciences humaines Expostion permanente - Mémorial de la Marseillaise - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Musées de Marseille : réouverture progressive.
Nous vous informerons rapidement des dates précises pour chaque musée.

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Le Mémorial de la Marseillaise est un centre d’interprétation autour de l’histoire de l’hymne national.

Il ouvre ses portes au public en 2011 dans la rue Thubaneau où le Chant de Guerre pour l’armée du Rhin, écrit par Rouget de Lisle le 25 avril 1792 à Strasbourg, fut chanté pour la première fois à Marseille le 22 juin de la même année.

Le public découvre un parcours de visite dynamique, ludique et éducatif autour de l’histoire d’un des plus prestigieux symboles de la République française. Sur un parcours scénographique de 45 minutes, le Mémorial retrace quelques-uns des événements majeurs de la Révolution jusqu’au début de l’année 1793, restituant ainsi le contexte de la naissance de La Marseillaise. Il rend également hommage au rôle actif des marseillais dans la Révolution française.

Le « parcours-spectacle » offre une découverte culturelle originale dédiée à tous les publics, qui s’appuie sur de nombreux outils multimédia : bornes interactives, films, productions sonores …

Le visiteur progresse ainsi au fil du temps et des lieux comme le témoin privilégié de la Révolution française.

La visite s’organise autour de 3 espaces thématiques proposés l’un à la suite de l’autre.

1> Salle des Marseillaises

– Multiples versions et interprétations de la Marseillaise
– Kiosque de la presse révolutionnaire (journaux, affiches et documents marseillais de 1789 à 1792)

2> Salle des Doléances

– Dialogue de neuf sculptures animées. Personnages historiques ou fictifs, ils racontent et commentent la Révolution à Marseille.
– Caricatures, objets, archives et jeu de l’oie révolutionnaires.

3> Salle du Jeu de Paume
– Le combats des sans-culottes et la marche des Marseillais vers Paris au rythme du nouveau chant révolutionnaire, en vidéos, en sons et en images.

La visite du Mémorial de la Marseillaise est l’occasion de découvrir l’ancienne salle du Jeu de paume qui fut le siège, dès 1790, du Club des Jacobins de Marseille. Le mur oriental, dit  » mur de bricole « , utilisé pour le rebond de la balle, est le seul élément d’origine encore visible aujourd’hui. Il est parementé de pierres taillées en calcaire de la Couronne, ville proche de Marseille, tout comme les murs du Fort Saint-Jean, à l’entrée Ouest du Vieux Port, construit la même année. Identique par son plan et ses dimensions aux salles de jeu de paume d’Aix-en-Provence et de Toulon, toutes deux disparues, le site constitue donc le dernier vestige de ce jeu en Provence.

Mémorial des déportations

Mémorial des déportations - Culture Expositions - Rétrospectives Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - Mémorial des déportations - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Situé au pied du Fort Saint-Jean, le Mémorial des camps de la mort a été inauguré en 1995 à l’occasion du 50e anniversaire de la libération des camps. Reconfiguré en 2019 dans un concept élargi de Mémorial des déportations, il est installé dans un blockhaus de la Seconde Guerre mondiale construit par l’armée allemande dans un ensemble du verrou défensif, devant prévenir un débarquement des Alliés en Provence.

Ce Mémorial rend désormais compte de la singularité de Marseille durant la Seconde Guerre mondiale : principale ville-refuge de la zone non occupée, ville transit, ville détruite, ville portuaire stratégique. Mais surtout, il contextualise au moyen de films, de témoignages ou récits de victimes parce que nés Juifs ou réprimées en tant que politiques, résistants ou otages, et de cartes, les politiques de déportation génocidaire et de répression organisées à Marseille et sa région.

Dans l’exposition de préfiguration proposée depuis le mois de décembre 2019, les événements tragiques de l’année 1943 menés par les Nazis avec la collaboration du régime de Vichy seront longuement évoqués : rafles, déportations et destruction des vieux quartiers de la rive nord du Vieux-Port.

Entrée gratuite dans la limite des capacités d’accueil
Site rattaché au musée d’Histoire de Marseille

Les Bandes dessinées de A à Z

Les Bandes dessinées de A à Z - Culture Expositions - Rétrospectives Bande dessinée Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

La BD, un loisir vraiment pas sérieux réservé à la jeunesse ? Non, bien entendu !

Les collections du Mucem mettent en évidence comment, bien avant d’être reconnue comme 9e art, la bande-dessinée a su acquérir un rôle clé dans des domaines aussi variés de notre quotidien que l’industrie du jouet, les festivités populaires, la publicité et le marketing… A cette diversité des usages répond une diversité des formes et des affinités que la BD entretient avec les autres arts – littérature, peinture, cinéma, musique…. Rien d’étonnant à ce qu’elle apparaisse ainsi comme une puissante source d’inspiration !

Par cette exposition, le Mucem prend part aux manifestations qui célèbreront le 9e art sur l’ensemble du territoire français tout au long de « BD 2020 », année de la bande-dessinée lancée par le Ministère de la culture.

Commissariat : Hélia Paukner, conservatrice en charge du secteur Art contemporain au Mucem Anaïs Avossa, archiviste au Mucem
Salle des collections – Fort Saint-Jean

Déflagrations – Dessins d’enfants, guerres d’adultes

Déflagrations – Dessins d’enfants, guerres d’adultes - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques - graphiques Histoire et sciences humaines Exposition temporaire - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Portée par le langage à la fois universel et infiniment personnel qu’est l’expression graphique des enfants, « Déflagrations » est une traversée des guerres et crimes de masse de la Première Guerre mondiale à aujourd’hui. Les enfants ont dessiné dans des camps de déplacés et réfugiés, dans des villes toujours bombardées, des camps de concentration, dans des écoles, des centres de soins, des ateliers. Après le voisinage ou le vis-à-vis avec la mort, ils ont repris le langage, celui de tracer, de dessiner, de se dessiner.

L’exposition est un hommage à ce geste de création des enfants, de mise en récits, de jeu et de lien. C’est aussi un chemin de connaissance et de reconnaissance de leur expérience totale des violences de masse, de leurs mémoires et expressions, à part entière. Pour que place leur soit donnée, et qu’elles participent à la construction et à la transmission des mémoires des sociétés tout comme à la documentation sur les violations des droits humains. Quand les peurs et les passions funestes n’en finissent pas de ressurgir dans nos sociétés, les tracés personnels des enfants semblent nous enseigner et nous alerter.

L’exposition au Mucem présente plus de 160 dessins (reproductions et originaux) provenant de musées, bibliothèques nationales et universitaires, institutions internationales (UNHCR, UNICEF), ONG, éditions, d’archives d’artistes, de psychiatres/psychologues, correspondants de guerre.

Invités, des artistes, chercheurs et écrivains accompagnent les dessins et les éclairent. Enki Bilal, artiste parrain du projet Déflagrations, est étroitement associé à cette nouvelle création. Françoise Héritier y est présente dans une séquence filmée (elle a accompagné les recherches de Zérane S.Girardeau depuis 2013, jusqu’à son décès).

Commissariat : Zérane S.Girardeau, fondatrice du projet de recherche Déflagrations, productrice culturelle
Avec la participation de l’artiste Enki Bilal
Scénographie : Renaud Perrin
Graphisme : Géraldine Fohr
Bâtiment Georges Henri Rivière – Fort Saint-Jean

Folklore

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En apparence à l’opposé de l’idée d’avant-garde, l’univers du folklore infiltre pourtant des pans entiers de la modernité et de la création contemporaine. Loin des clichés d’un passéisme suranné, les artistes ont pu y trouver une source d’inspiration tout autant qu’un objet d’analyse critique. L’exposition « Folklore », conçue par le Centre Pompidou-Metz, en partenariat avec le Mucem, retrace les relations que les artistes ont pu entretenir avec cette notion. Elle se concentre sur une définition et une histoire européennes du terme. Grâce aux fonds du Mucem, héritier du musée national des Arts et Traditions populaires, elle dévoile en parallèle l’invention d’une discipline et permet des face à face inattendus.

S’ouvrant sur une quête des origines et d’un « exotisme de l’intérieur », l’exposition montre comment des territoires comme la Bretagne pour Paul Sérusier ou Paul Gauguin, la Vologda (Russie) et la Bavière pour Vassili Kandinsky ou Gabrielle Münter ou l’Olténie (Roumanie) pour Constantin Brancusi, servent de terreau à la modernité ou à l’abstraction. Elle aborde aussi les paradoxes d’un folklore se voulant authentique, fréquemment associé à des revendications identitaires et nationalistes. Vivier de formes, répertoire inépuisable de motifs, le folklore contribue au renouvellement du vocabulaire artistique, du simple emprunt formel à une dimension plus subversive et politique. Avec les musiques et les danses, les rites et les croyances, les superstitions, ou les créatures fantastiques, le folklore, fondamentalement lié à l’immatériel et à la tradition orale, prend une teneur plus conceptuelle que matérielle chez nombre d’artistes d’après-guerre comme Constant, Susan Hiller ou Joseph Beuys.
L’exposition dresse le portrait d’un « artiste en folkloriste », qui, influencé par la dimension anthropologique de l’art et une nouvelle muséographie du quotidien dans les années 1970, emprunte aux ethnologues, méthodes d’enquête et de collecte, puis de classement ou de reconstitution.

À l’ère d’une uniformisation mondialisée et de folklores créés pour l’industrie touristique, l’exposition explore également leur circulation et leur transformation vues par les artistes contemporains (Endri Dani, Jimmie Durham, Mélanie Manchot, Julius Koller, Pierre Huygue, Slavs and Tatars…) : revisités, voire réinventés, mobiles, et non plus ancrés à un territoire, les folklores continuent, à l’instar des populations, de se déplacer avec elles et d’être l’objet de critiques autant que de fascination.
Plus de 360 oeuvres et objets seront présentés dans l’exposition, dont 190 objets des collections du Mucem et 170 prêts d’art moderne et contemporain, une grande partie conservée au musée national d’Art moderne, Centre Pompidou.

Parallèlement à l’exposition « Folklore » présentée au Mucem J4, un artiste exposé sera invité par les commissaires, sous forme de carte blanche, à investir la salle d’exposition du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem pour une relecture de pièces des collections (Exposition du 18 septembre 2020 au 8 janvier 2021).

Commissariat : Jean-Marie Gallais, responsable du pôle programmation, Centre Pompidou-Metz,
Marie-Charlotte Calafat, adjointe du département des collections et des ressources documentaires, conservatrice du patrimoine, responsable du secteur histoire, Mucem
Chargé de recherche et d’exposition : Arnaud Dejeammes, Centre Pompidou-Metz
Scénographie : Pascal Rodriguez
L’exposition a été conçue et organisée par le Centre Pompidou-Metz (du 21 mars au 21 septembre 2020) en partenariat avec le Mucem.

L’Orient sonore – Musiques oubliées, Musiques vivantes

L’Orient sonore – Musiques oubliées, Musiques vivantes - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Histoire et sciences humaines Musique Exposition temporaire - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

À partir de la richesse exceptionnelle des collections de la Fondation AMAR, l’exposition « L’Orient sonore » donne à voir – et à entendre – l’histoire des traditions musicales arabes menacées et de leur sauvegarde.

Maisons de disques d’hier : premier récit de sauvetage
La première partie de l’exposition présente la première « sauvegarde » du patrimoine sonore arabe du début du XXe siècle au travers de la découverte de maisons de disques occidentales qui, à partir de 1903, date du premier enregistrement de musique arabe, avaient étendu leurs marchés au monde arabe, rapidement suivies par des sociétés levantines. On y découvrira une sélection de 60 disques rares (78 tours) couvrant une grande variété de genres musicaux. À partir de 1930, la forme de la musique arabe commence à changer radicalement et ces disques, avec la musique qu’ils transportent, tombent dans l’oubli. La numérisation entreprise par la Fondation Amar à partir de 2009 permet aujourd’hui de redécouvrir ces enregistrements.

Vidéos d’aujourd’hui : deuxième récit de sauvetage
La deuxième partie de l’exposition présente, sous forme d’installations vidéo, douze traditions musicales orales menacées de disparition, pour lesquelles un travail inédit de recherche, de documentation et de captation a été mené sur le terrain entre 2016 et 2019.
De l’Irak à l’Afrique du Nord, en passant par le Golfe, ce sont autant de traditions musicales qui témoignent de la diversité des sons, des chants et de rythmes des musiques arabes, qu’elles soient profanes ou sacrées, d’origines populaires ou savantes.
L’exposition  » L’Orient sonore  » interroge ces musiques de tradition orale menacées du fait des guerres et des bouleversements politiques, de la persécution de minorités ethniques ou religieuses, ou du fait de la mondialisation et de l’évolution des moeurs. Soulevant par là-même, une réflexion sur la préservation d’un patrimoine culturel multiséculaire mis en péril et sur le rôle que les nouvelles technologies offrent pour préserver cet héritage.
L’exposition se présentera tel un salon d’écoute et de regards : « Plongé au milieu des voix et des instruments, de la musique et des images en mouvement, chacun s’immergera dans un ailleurs musical sensuel et profond, pour découvrir l’expérience vive des traditions musicales du monde arabe. »
Pierre Giner

Des événements culturels alimentent cette proposition : concerts, conférences, débats et projections.
Une publication, complémentaire à l’exposition, sera proposée avec des regards croisés sur la diversité des musiques arabes, leur évolution et l’état actuel de leurs existences.

Commissariat : Kamal Kassar, Amar foundation, commissaire général Fadi Yeni Turk, réalisateur des films
Direction artistique : Pierre Giner

Vêtements modèles

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Réouverture du Mucem

Le Mucem a rouvert au public le lundi 29 juin 2020, tous les jours, sauf les mardis de 10h à 20h. Ces horaires d’été seront valables jusqu’au dimanche 4 octobre inclus.

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L’exposition « Vêtements modèles » propose de suivre le parcours de ces cinq pièces qui ont traversé le temps et les modes. Comment le débardeur ou le bleu de travail, conçus pour habiller des métiers, se sont-ils imposés comme des sources d’inspiration ou comme des « basiques » selon l’industrie de la mode ? Pourquoi le kilt et l’espadrille, associés à des géographies bien précises, ont-ils connu une diffusion mondiale jusqu’à être adoptés dans le vestiaire courant ? Quels chemins le jogging emprunte-t-il pour s’affranchir de l’usage sportif et devenir une des images de la culture urbaine ?

À rebours de l’image d’une mode appuyée sur le cyclique et l’éphémère, ces itinéraires s’inscrivent toujours dans un temps long de plusieurs siècles riches de leur épaisseur historique et symbolique, ces ‘vêtements modèles’ sont au coeur d’une grammaire vestimentaire qui préfère le style à la tendance. A l’heure où l’on s’interroge sur la notion de durabilité, ils permettent également de mettre en lumière les notions d’artisanat et de patrimoine vivant dans leurs interactions avec les sociétés, et d’évoquer les enjeux de conservation et de sauvegarde qui les accompagnent.

Si l’exposition porte sur l’histoire du vêtement, elle entend l’étudier du point de vue sociétal. Le textile sera évidemment au coeur de l’exposition, du prêt-à-porter à la haute couture, en passant par le sous-vêtement ou encore par une sélection de matériaux à toucher les ensembles textiles seront présentés en dialogue avec des dessins, estampes, photographies, films, clips, archives, soit avec une iconographie variée et riche permettant de parler du vêtement comme d’un véritable phénomène de société.

Dans cette perspective résolument pluridisciplinaire, l’exposition présentera environ 200 objets ou ensembles d’objets. Plusieurs ensembles seront issus des collections du Mucem (des vêtements de travail, mais aussi des fonds d’archives et de cartes postales portant sur des sujets divers comme la fabrication de l’espadrille, le costume régional, le port du débardeur, etc.). Ces ensembles viendront dialoguer avec des prêts extérieurs, d’institutions publiques et de collections privées.

Commissariat : Isabelle Crampes, commissaire générale, fondatrice de deTOUJOURS Coline Zellal, commissaire associée, conservatrice du patrimoine au Mucem
Scénographie : Renaud Perrin
Graphisme : Géraldine Fohr
Bâtiment Georges Henri Rivière – Fort Saint-Jean