C’est parce que les mots… – Michèle Métail – Gigantextes

C’est parce que les mots… – Michèle Métail – Gigantextes - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Littérature et poésie Exposition temporaire - Art-Cade / Grands Bains Douches de la Plaine - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Sous le commissariat de Sally Bonn.

Le langage. La voix. Le texte. Michèle Métail poursuit depuis les années soixante-dix un singulier travail de poésie. Singulier mais aussi inclassable parce qu’il croise mots, voix, images, textes, se déploie dans l’espace et dans l’air ou se dépose et s’inscrit sous diverses formes.

Poésie en voix, en acte et en action. Si elle a longtemps privilégié l’oralité, l’aspect visuel de sa poésie a pris une part de plus en plus importante. Les rouleaux manuscrits ou dactylographiés de son poème infini Compléments de noms, s’ils sont le support du texte écrit font aussi partie intégrante de la « publication » du poème lors de sa lecture en public. Elle montre ainsi le texte, le déroule sous les yeux des auditeurs devenus également spectateurs. Michèle Métail inscrit son texte, en grand, en petit, sur des rouleaux et dans des boîtes, sur les murs et dans sa voix. La poète déjoue les genres littéraires et artistiques par des formes poétiques « hors du livre » et par une attention particulière à la matérialité textuelle, graphique et acoustique du langage et à l’aspect visuel du texte écrit. Elle circule dans les mots, les langues (les quatre qu’elle parle), dans les paysages, dans les images qu’elle récolte ou assemble, découpe ou dessine pour donner à voir autant que faire entendre la rumeur du monde, son flux. Son oeuvre est ouverte à tous les chemins, aux rencontres, aux intersections, aux coïncidences verbales et visuelles.

L’exposition présentée à la galerie des Grands bains douches de la Plaine rassemble une partie de son travail de poésie visuelle pour faire apparaître ces gestes d’écriture qui sont les siens et la scription à l’oeuvre.

Vernissage le 21 février à 18h30.
Finissage vendredi 20 mars à 18h, avec une lecture de Michèle Métail.

L’oeuvre de Michèle Métail à Marseille en février : à art-cade, galerie des grands bains douches et au Cipm (du 29 février au 11 avril) .

Jean-Claude Izzo, poète, militant

Jean-Claude Izzo, poète, militant - Culture Expositions - Rétrospectives Littérature et poésie Exposition temporaire - Centre International de Poésie Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Organisée dans le cadre du cycle « Les diagonales du catalogue » du CIPM, cette exposition présentera l’univers poétique d’Izzo à partir de manuscrits, d’éditions illustrées de ses poèmes.
Elle insistera sur la dimension poétique de son engagement politique et la dimension politique de son oeuvre poétique.

Vernissage vendredi 17 janvier à 18h
La soirée d’ouverture de l’exposition sera marquée par la lecture de poèmes de J.-C. Izzo et par une présentation de son oeuvre par Michéa Jacobi.

Finissage samedi 15 février à 16h
En clôture de l’exposition, sera proposé un parcours dans l’oeuvre poétique d’Izzo lecture de ses poèmes par Pierre Ascaride, propos sur Izzo poète politique par Martin Rueff.

Le Marseille d’Izzo

Le Marseille d’Izzo - Culture Expositions - Rétrospectives Audiovisuel - photographie - numérique Littérature et poésie Exposition temporaire - Bibliothèque Alcazar BMVR - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Marseille est le personnage principal de Jean-Claude Izzo.

Un Marseille méconnu, secret, tapi dans l’ombre des ruelles du Panier et de sa Vieille Charité, embusqué sur les terrasses des modestes cabanons du port des Goudes ou alangui au bout de la digue du large, tout contre les pierres chaudes du phare Sainte Marie…

Loin des clichés traditionnellement servis pré-emballés aux touristes, le Marseille d’Izzo est celui du coeur. Il doit se vivre, il se mérite. Lié d’amitié avec le photographe argentin Daniel Mordzinski, Jean-Claude Izzo l’a entraîné dans son Univers, sur les lieux de ces romans, le théâtre de sa vie.

Avec Jean-Claude Izzo pour guide, Daniel Mordzinski a pu capter l’âme de cette ville, restituer l’amour de l’auteur pour un Marseille ou accueil et tolérance, fraternité et fidélité se conjuguent jusqu’à former un composite unique, le creuset de l’hospitalité, un précipité d’odeurs et de saveurs d’ailleurs, une poche de résistance à la xénophobie, la métaphore vibrante de l’ouverture du monde.

Exposition réalisée dans le cadre de Izzo, ItinéraireS, produite par le COBIAC.

« Dans le cadre des 20 ans de la disparition de mon père, j’ai décidé de donner à la Ville de Marseille des manuscrits et tapuscrits en ma possession qui ont été très importants dans son parcours d’écrivain. Ces manuscrits représentent tout le travail qu’il a fait entre les années 1970 et 1978 sur le livre Clovis Hugues, un rouge du midi, Des manuscrits de poésie écrits dans les années 70 et des chapitres tapuscrits de Total Khéops qu’il m’avait envoyé pour avoir mon avis avant publication. Ces manuscrits seront ainsi assurés d’être bien conservés tout en restant accessibles. »

Sébastien Izzo

AUTOUR DE L’EXPOSITION

• Livre du mois, du 3 au 31 décembre
Rez-de-chaussée
Jean-Claude Izzo itinéraires

Ce mois-ci, le public marseillais pourra découvrir une sélection faite parmi les manuscrits généreusement offerts par la famille de Jean-Claude Izzo à la bibliothèque. De la poésie au polar, on entre dans l’intimité créative d’un auteur amoureux de Marseille.

• Vendredi 10 janvier à 16h
Salle de conférence
Total Kheops
Film d’Alain Beverini, France, 2002, 1h26.
Avec Richard Bohringer, Marie Trintignant, Robin Renucci.
D’après le roman de Jean-Claude Izzo.

Lucien Jacques, le sourcier de Giono

Lucien Jacques, le sourcier de Giono - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Littérature et poésie Exposition temporaire - Musée Regards de Provence - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le Musée Regards de Provence coproduit avec le Mucem l’exposition monographique consacrée à « Lucien Jacques, le sourcier de Giono », concomitante de l’exposition « Giono » au Mucem, dévoilant les multiples facettes d’un artiste pluridisciplinaire, souvent évoqué en tant que découvreur de Jean Giono.

On a souvent lu et vu Lucien Jacques (1891-1961) à travers l’amitié singulière de Jean Giono. Cette exposition ne peut échapper totalement à ce regard, elle entend pourtant montrer une autonomie de l’oeuvre de Lucien Jacques. Il ne s’agit pas d’une rétrospective, mais de proposer des thèmes permettant de rendre justice à la force et au talent de Lucien Jacques et à son oeuvre foisonnante.

Graveur, peintre, poète, tisseur à ses heures perdues et prolifique éditeur, sont autant d’étiquettes employées pour décrire l’activité de Lucien Jacques. Si ce fervent pacifiste est souvent associé à travers les textes de Giono dont il a publié à partir des années 1920, cette exposition permet de rendre compte de la densité de production de cet amoureux des lettres. De son activité d’aquarelliste encensée par Jacques Prévert, à sa position de directeur de revues, en passant par ses écrits poétiques et gravures sur bois, Lucien Jacques est en effet l’auteur d’une oeuvre protéiforme, enrichie de l’emploi continu de diverses techniques. Lettres inédites de sa correspondance avec Giono, dessins, photographies et documents d’archives constituent la trame de cette exposition, à l’image de cette personnalité volatile et persévérante tout à la fois.

28e Carré des Ecrivains

28e Carré des Ecrivains - Culture Foires, salons, marchés Et sinon… Foires et salons Expositions - Rétrospectives Littérature et poésie Foire et salon Exposition temporaire - Centre Bourse - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le Comité du Vieux-Marseille sera présent au Centre Bourse : l’occasion de venir à la rencontre de ces amoureux et de ces spécialistes de l’histoire de Marseille et de mieux connaître les multiples activités de cette association. 114 auteurs ayant tous écrit sur Marseille rencontreront le public .

En préfiguration de la commémoration du tricentenaire de la peste de
1720 à Marseille le Comité du Vieux-Marseille propose une exposition intitulée « La santé à Marseille, histoire des lieux et des hommes », du 4 au 16 novembre dans le hall. Inauguration le mardi 5 novembre à 17h suivie à 18h d’une conférence dans l’auditorium du musée d’histoire de Marseille.

Biennale des écritures du réel

Biennale des écritures du réel - Culture Conférences - Débats Festivals - Fêtes Expositions - Rétrospectives Théâtre Littérature et poésie Cinéma - documentaire Festival Exposition Conférence - Cinéma Le Gyptis, Théâtre La Cité, Théâtre Joliette - Minoterie, Théâtre de Lenche, Friche la Belle de Mai, Théâtre National La Criée, Théâtre du Merlan - Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

À l’initiative du Théâtre La Cité à Marseille, en collaboration avec de nombreux partenaires à Marseille, Aix-en-Provence, Avignon et Cavaillon.

Du théâtre, du cinéma, de la musique, de la danse, des lectures, des conférences et des tables rondes.

EDITO

 » À cet instant, j’entends la terre tourner  » dit le voyageur.  » Et qu’entends-tu, dis-moi ? « .
À cet instant le voyageur franchissait l’équateur et se retrouvait tête en bas, vu d’ici…

Fidèles à notre désir de vous inviter à faire un pas de côté, la Biennale des écritures du réel #5 vous emmène en voyage slowly tout au long du printemps 2020. Tellement de territoires oubliés, de maisons où nous ne sommes pas entrés, de personnes que nous n’avons pas rencontrées. Alors, prendre le temps de sortir de nos sillons et cheminer dans l’inconnu.

On lèvera l’ancre en mars au Théâtre Joliette avec Scènes de violences conjugales de Gérard Watkins et A land full of heroes de La Conquesta del Pol Sud qui nous conduira en Europe de l’Est entre Bucarest et Berlin, entre deux époques aussi. Puis, nous ferons escale chez nous au Théâtre La Cité pour un programme de lectures avec des auteurs d’aujourd’hui imaginé en complicité avec La Chartreuse où l’on pourra découvrir l’écriture de Nadège Prugnard, Guillaume Cayet, Carole Thibaut, Julien Mabiala Bissila, Julie Villeneuve. Nous finirons cette première escapade au Mucem avec Final cut, récit théâtral en forme d’enquête libératrice de Myriam Saduis.

En mai, nous vous inviterons à franchir les portes d’un lycée professionnel de Marseille, le lycée Ampère, pour un périple poétique et politique à l’intérieur même de l’école, ce qu’elle est, ce qu’elle représente, ce qu’elle pourrait être avec L’école rêveries, une installation vidéo de Florence Lloret. Nous découvrirons un premier work in progress de Grandir, nouvelle création de Karine Fourcy avec la troupe Le(s) pas comme un(s), et la collaboration de l’écrivaine Valérie Manteau.

Avant de mettre le cap à l’est au rythme de la marche avec le Bureau des guides du GR®2013. Et l’on se posera dans le parc du Centre hospitalier Valvert pour assister à Bandits, performance de Robin Decourcy & Co et Amitié, spectacle d’Irène Bonnaud d’après un scénario inachevé de Pier Paolo Pasolini.

Fin du voyage en juin au Zef avec Un toit et des étoiles, deux journées pour s’interroger sur les liens entre migrations et réchauffement climatique, orchestrées par le géopolitologue François Gemenne et le metteur en scène Michel André.

– L’équipe du Théâtre La Cité