Concerti grossi à l’envi

Engagé depuis le début dans les Dimanches de la Canebière, Mars en Baroque présente cette année un événement exceptionnel, initié au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon.

Une cinquantaine de jeunes musiciens, « baroques » et « modernes », sont réunis pour restituer tout l’éclat des soirées romaines lors desquelles étaient joués des concertos composés par les plus grands musiciens de l’époque. Soirées mémorables tant par le nombre des interprètes réunis que par la qualité des musiques que l’on pouvait entendre. C’est dans l’Église Saint-Théodore, futur haut lieu de la musique baroque en Provence que se déroulera ce concert unique.

Programme :

• Arcangelo Corelli (1653-1713)
Concerto n°1 op. VI en ré majeur, Concerto n°3 op. VI en do mineur

• Francesco Geminiani (1687-1762)
Concerto n°2 (1726) d’après l’op. V de Corelli, en mi mineur, Concerto n°2 op. VII en ré mineur

• Georg Friedrich Haendel (1685-1759)
Concerto n°11 op. VI en la majeur

Un programme réunissant plus de cinquante élèves du CNSMD de Lyon, sous la direction d’Odile Edouard et Marianne Piketty, pour clôturer le festival dans la joie et la bonne humeur !

Les Mystères du Contrepoint

Les 5 chanteurs de l’ensemble Coclico vous révèlent les secrets du contrepoint à la Renaissance.

Alternant explications et pièces musicales, ils vous dévoilent les recettes de la musique improvisée sur le vif : comment ajouter des voix à une mélodie de base, comment lire les notes sur la main, comment improviser des canons…

Tous ces savoir-faire servent tour à tour à créer des polyphonies de 2 à 5 voix, hymnes, motets, chansons françaises ou espagnoles, fable, chant de supporter. Le public est appelé à participer aux réjouissances, en jetant le gros dé à 8 faces, pour tirer au sort un mode, un chanteur, une page de l’Antiphonaire ou un intervalle de canon.

Un spectacle pour ouvrir en même temps l’esprit, les yeux et les oreilles.

Mise en scène : Victor Rossi
Lumières : Sandra Jaskiewicz

Ensemble Coclico
Barnabé Janin, ténor
Benjamin Ingrao, ténor
Lise Viricel, soprano
Eric Chopin, basse
Josquin Gest, contre-ténor

Magnificat ! Vivaldi

Le Magnificat, hommage à la Vierge, est un véritable chant de louanges laissant exprimer tout le talent musical du compositeur. Ce chef d’oeuvre spectaculaire a fait la renommée de Vivaldi de son vivant. Caldara est l’une des grandes figures du baroque. Sa Missa Dolorosa, malgré la couleur sombre du titre ajouté a posteriori, est une messe festive, lyrique qui invite à la méditation par son intensité.

Joël Suhubiette, direction
María Cristina Kiehr, soprano

Concerto Soave
Alessandro Ciccolini et Patrizio Focardi, violons
Emanuele Marcante, alto
Cécile Verolles, violoncelle
Jean-Marc Aymes, clavecin et orgue

Choeur de chambre Les éléments
15 chanteurs

Programme :

• Antonio Vivaldi (1678-1741)
Magnificat (RV.611)
Concerto pour 2 violons et violoncelle (RV. 514, extrait de l’Estro Armonico)
Sinfonia al Santo Sepolcro (RV. 169)

• Antonio Caldara (1670-1736) Crucifixuse
Maddalena ai piedi di Cristo (extraits) : Sinfonia
Per il mar del pianto mio
(Peccaverunt, motet à voix d’hommes)
In lagrime stemprato
Missa Dolorosa

Bach Remixed

Et si l’on trouvait six nouvelles sonates pour flûte à bec de Jean-Sébastien Bach ? Ce serait une découverte sensationnelle, non ? Il nous en a laissé si peu.

Avec cette fantaisie en tête, le flûtiste Michael Form et le claveciniste Dirk Börner ont arrangé six « nouvelles » sonates pour flûte à partir d’autres pièces du grand Bach : mouvements de suites pour violoncelle, sonates et partitas pour violon seul, petit livre d’Anna-Magdalena, suites françaises et anglaises, pièces pour orgue…

Le disque issu de ce projet osé par deux excellents musiciens à été récompensé d’un Diapason d’Or ! Et les nombreux concerts qu’ils ont donnés soulèvent l’enthousiasme.

Michael Form, flûtes à bec
Dirk Börner, clavecin

Concerti italiani

Jean-Sébastien Bach fut tout autant « transcrit » que « transcripteur »: on connaît bien son Concerto en la mineur BWV 1065 qui n’est autre que le Concerto pour 4 violons en si mineur de Vivaldi (opus 3 RV580), ainsi que son Psaume 51, (« Tilge, Höchster meine Sünden »), qui provient du « Stabat Mater » de Pergolèse…

En fait, nous conservons des messes complètes de Palestrina, des toccatas de Frescobaldi, des concertos de Corelli, etc, tous copiés minutieusement de la main de Bach !

Et l’on possède également de nombreuses transcriptions pour orgue ou clavecin de plusieurs concertos de Vivaldi et Corelli, très connus et apprèciés en Allemagne à son époque. Il est intéressant d’observer que dans ses transcriptions, il ne ménageait guère l’idée initiale de l’auteur : souvent même, après quelques mesures “transposées”, il s’engageait sur sa propre voie, indéniablement…

Des étudiants du CNSMD de Lyon nous offrent ici un programme centré autour des transcriptions que Bach réalisa de concertos italiens. En prime, certains étudiants présenteront des transcriptions d’oeuvres du grand maître qu’ils ont eux-mêmes réalisées, reprenant la tradition des instrumentistes baroques.

Un « atelier » plein de surprises.

Elèves du Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Sandrine Piau, concert de restitution Masterclasse

A l’issue de la Masterclasse d’excellence dirigée par Sandrine Piau durant deux jours, vous pourrez découvrir le travail des élèves lors de ce concert ouvert à tous !

Pour la première fois, Mars en Baroque organise des masterclasses.
« A tout seigneur, tout honneur », c’est au chant qu’elles sont dédiées. Chacune dans leur spécialité, deux immenses chanteuses et artistes, María Cristina Kiehr et Sandrine Piau, viendront dispenser leurs conseils à de jeunes artistes lyriques et des ensembles de musique ancienne venus du monde entier.

María Cristina Kieh, concert de restitution Masterclasse

A l’issue de la Masterclasse d’excellence dirigée par Maria Cristina Kiehr durant deux jours, vous pourrez découvrir le travail des élèves lors de ce concert ouvert à tous !

Pour la première fois, Mars en Baroque organise des masterclasses.
« A tout seigneur, tout honneur », c’est au chant qu’elles sont dédiées. Chacune dans leur spécialité, deux immenses chanteuses et artistes, María Cristina Kiehr et Sandrine Piau, viendront dispenser leurs conseils à de jeunes artistes lyriques et des ensembles de musique ancienne venus du monde entier.

Au fil des saisons

De la naissance à la vieillesse, les musiques de ce programme illustrent les différents âges de la vie, gouvernés par les Heures, les déesses des saisons.

De pièces vocales en airs de danse, passacailles, gigues ou chaconnes, nous sommes invités à goûter ce que la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles, a de plus subtil, de plus poétique, faisant la part belle à Charpentier, Jacquet de la Guerre, Campra, Philidor, Bodin de Boismortier…

Un voyage en humeurs, en quelque sorte.

Hasnaa Bennani, soprano

Amarillis
Héloïse Gaillard, direction artistique, flûtes et hautbois baroque
Alice Piérot, violon
Marianne Muller, viole de gambe
Violaine Cochard, chef de chant, clavecin

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Un art de la fugue – Jean-Luc Ho et Jean-Marc Aymes

La fugue ressemble à une écriture en canon. Bach en écrit toute sa vie et en est devenu le maître absolu avec son Art de la Fugue.

Cependant Johann Sebastian Bach n’a pas été le seul à s’épanouir dans ce style de composition. D’autres l’ont précédé et parfois inspiré comme Antonio de Cabezon (1510-1566), Girolamo Frescobaldi (1583-1643), Dietrich Buxtehude (1637-1707).

Jean-Luc Ho qui s’est frotté en 2014-2015 à toute l’oeuvre pour clavecin de Bach et Jean-Marc Aymes, reconnu pour son intégrale Frescobaldi font revivre ici pour notre plus grand plaisir une magnifique lignée de  » fugueurs « .

Le jeune français Jean-Luc Ho, souple, exact et subtil, est avec Jean Rondeau l’un des représentants de la jeune et brillante génération de clavecinistes français. Le grand pianiste américain Murray Perahia a confié l’admirer.

Jean-Luc Ho et Jean-Marc Aymes, clavecins

Bach Show

Les premières mesures de la célèbre Chaconne retentissent et le grand Jean Sébastien revient en personne pour nous raconter sa vie et révéler quelques secrets de composition.

Nicolas Lafitte, connu pour ses émissions sur France Musique et ses publications chez Bayard (Musique pas bête, Chantons pas bête) se prête au jeu d’incarner le grand Jean Sébastien.

La guitariste Gaëlle Solal, soliste internationale et pédagogue, interprète au fil du spectacle de nombreuses compositions de Bach d’un choral composé pendant son passage en prison en passant par une partita pour violon ou les préludes et fugues. Mêlant épisodes musicaux, récits de vie, interactions avec le public pour comprendre le contrepoint, partage de l’amour des chiffres, Bach Show est un spectacle pour se familiariser avec l’oeuvre du plus grand compositeur de tous les temps.

Sur une idée originale de Nicolas Lafitte
Ecriture : Nicolas Lafitte et Gaëlle Solal
Arrangements musicaux : Gaëlle Solal
Avec Nicolas Lafitte
(durée 50 min)