Jok’Air

Jok’Air - Culture Concerts - Opéras - Soirées Hip-Hop - Rap Nouvelles tendances Concert - Dock des Suds - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Après avoir vécu un premier chapitre collectif incarné par la Mafia Zeutrei dont il partage les rangs et les charts avec des comparses du XIIIème arrondissement de Paris, le charismatique Jok’air aussi bon en rap qu’en chant, a su s’imposer dans un environnement où les codes sont longtemps restés fermés.

Nourri aux films de John Travolta qui brillait sous les traits de Dany Zouko dans Grease ou Tony Maneiro dans La fièvre du samedi soir, Jok’air a toujours rêvé de culture américaine et de fusion musicale. C’est bel et bien cet univers qui ressurgit dans le deuxième opus de cet enfant élevé à Michael Jackson, Police ou les Bee Gees. Un virage résolument lover et dansant, inspire des années 70, quand la musique passait doucement du rock au disco. Une progression similaire à celle présente sur Jok’Travolta dont les orchestrations live se mettent au service d’un rap toujours plus brut et plus pur. Accompagné d’un escadron de featurings aussi éclectique que prestigieux (Sadek, Alonzo, Yseult, Chilla…), Jok’Air prouve une fois de plus sa place unique dans le paysage rap français.

Tsew The Kid

Tsew The Kid - Culture Concerts - Opéras - Soirées Nouvelles tendances Hip-Hop - Rap Concert - Espace Julien - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’histoire de Tsew The Kid est d’abord celle de quelques couleurs. Il y a le jaune de cette brousse qui semble onduler partout à la manière d’un océan, il y a le vert de ces hauts arbres bons à caresser, ça et là, la couenne du ciel et puis le rose aussi, celui de ce jardin parfumé que l’on peut apercevoir depuis le balcon de la maison familiale. S’il est né en France, Tsew The Kid a passé son enfance tout en bas du monde, sur l’immense île de Madagascar d’où sont originaires ses parents. L’histoire du jeune chanteur débute aussi par le bruit rythmé d’une mélodie. C’est le père qui joue au piano et, tout autour, la mère, la soeur et lui, le benjamin, qui chantent, comme une chorale du coeur, des standards des Eagles au groove de Gnarls Barkley.

Ces souvenirs-là n’ont jamais cessé de flotter dans la mémoire de Tsew the Kid. “L’émotion de mes premières années me stimule en permanence. J’ai toujours envisagé ma musique en me basant sur mes souvenirs”, dit-il. Du temps de son adolescence quelque part en bordure de Paris, Tsew the Kid joue de la guitare et du piano. Il écrit, compose et chante, et voudrait être un peu Bruno Mars, un peu The Weeknd. De ces garçons, il aime les manières polyvalentes, le grain profond de leurs voix au micro et les envolés de leurs corps sur scène. “Ils me rappellent Michael Jackson, ils ont cette capacité à happer l’auditeur tout entier dans un univers. C’est ce qui m’anime aussi”, explique-t-il.

Alors qu’il est un étudiant comme les autres, bûchant de manière distraite dans les grands amphithéâtres de banlieue, Tsew The Kid choisit de faire de la musique sa vie. La décision est soudaine, comme la découverte d’une évidence. La première étape de sa carrière naissante consiste à rejoindre le petit studio d’enregistrement de son cousin, à Paris. Puis voici bientôt ses freestyles repérés par les comptes les plus influents sur les réseaux “Je me suis lancé dans le rap en gardant ma touche chantée. En fin de compte, c’était quelque chose qui me ressemblait, et les gens l’ont compris.” Au vrai, il y a dans la musique de Tsew The Kid une nouvelle façon d’être un crooner à fleur de peau mais tout en nerfs.

Tsew The Kid s’inscrit dans la lignée de cette nouvelle génération de rappeurs qui s’inspirent de mille choses, aux côtés d’Hamza et d’Ateyaba. Aussi, avec le temps, et sans même bénéficier encore du soutien d’une maison de disque, le jeune homme a réussi à fédérer autour de sa musique une importante communauté de fidèles. Ses premiers titres cumulent aujourd’hui 30 millions de streams tandis que ses clips comptabilisent 16 millions de vues.

Suite à sa signature chez Panenka Music, c’est une nouvelle aventure qui s’est mise en branle: la conception d’une mixtape (qui pourrait sonner comme un album). En studio, ce dernier a fait bourgeonner ses idées au piano et à la guitare, et les a ciselé aux côtés de plusieurs beatmakers. Le résultat se déploie en quinze titres qui font tourbillonner l’auditeur dans un cosmos de rap et de mélodies. Il y a là les sillons d’une série de petites aventures, ce sont des morceaux tout en virages, où le rythme fonce et s’évanouit, fait voir de jolies hauteurs et de drôles d’abysses. Pour Tsew The Kid, cette mixtape, baptisée DIAVOLANA, ou “Rayon de lune” en malgache, n’est rien d’autre qu’une mise à nue. “Il y a des vides dans ma vie et j’essaye de les combler comme je peux avec ma musique. Je suis d’humeur mélancolique et au travers cette mixtape, j’aimerais savoir si les gens pensent comme moi”, souffle-t-il.

Le morceau “Partir Loin” raconte cet étrange sentiment de ne pas totalement appartenir au monde de la fête où l’on vient d’arriver. Quant à “Loin de Moi”, c’est l’histoire d’une volée de pensées pour la même fille, toujours, qui viennent dans la solitude de l’aube.

De La Crau – Les Z’inouis

De La Crau – Les Z’inouis - Culture Concerts - Opéras - Soirées Pop - Rock - Folk Nouvelles tendances Concert - Leda Atomica Musique - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

De la Crau un univers sobre, à la puissance contenue, des mélodies traversées de poésies aux mille visages .

Sam Karpienia chante un rugueux hors sol provençal distordu par des riffs en boucle de guitares électriques. Thomas Lippens aux percussions tribales des bois ferraillés martelant la transe. Manu Reymond à la contrebasse fait grincer et mordre de graves ostinatos à l’archet.

De La Crau est la nouvelle formation de Sam Karpienia, une des grandes voix qui s’est révélée à Marseille au cours des deux dernières décennies : d’abord avec Gacha Empega et ses polyphonies puis au sein du groupe-culte Dupain en fusionnant trad occitan, rock et musiques actuelles.

Sam Karpienia n’en finit pas de renaître et nous fait vivre une véritable expérience à chacune de ses prestations scéniques, l’artiste et poète est toujours au plus près de ses émotions, livrant des concerts d’une rare intensité.

La Nose – Concert AME

La Nose – Concert AME - Culture Concerts - Opéras - Soirées Nouvelles tendances Concert - La Meson - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Un groupe en pleine éclosion, entre poésie surnaturelle, improvisation gourmande et vivacité de l’instinct.

Deux femmes aux voix dénudées, plus sorcières que rosières. Elles chantent ensemble un français qui détone, tantôt gorgé de l’héritage crémeux d’un Brel ou d’une Fontaine, tantôt tapé du sceau des forges phonique de Minvielle ou Novarina. l’une d’elle détourne la gadulka de ses rhizomes bulgares pour l’unir à la cadence puissante de la guitare électrique et de la batterie.

Danseuse populaire, tisserande méticuleuse d’un rock orchestré autant que pèlerine des terrains libertaires de l’improvisation, La Nose joue la curieuse.

Pauline Willerval, voix
Gadulka, violoncelle
Lisa Langlois, voix
Aurélien Arnoux, guitare électrique
François Rossi, batterie

L’Impératrice + Suzanne + Les Louanges

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► L’Impératrice

C’est une seule couronne, mais mille visages. Pas de hasard alors si le premier album s’intitule « Matahari », personnage insaisissable par excellence. Ainsi cette pochette signée du londonien Mat Maitland, où L’Impératrice n’a pas dévoilé son visage. Aventurière discrète mais majestueuse, la démarche altière et les gestes cinématographiques – le gun smoke s’échappant de la bouche.
L’Impératrice, à la fois paravent et avatar mystérieux autorisant à susciter le fantasme, n’est que le nom matérialisé de ce que le groupe parisien à six têtes couronnées exprime musicalement : une certaine sensibilité, de féminité et d’élégance.
La Wonder Woman du sentiment, qu’elle soit installée à bord d’un Boeing 777 côté hublot ou tirée par un attelage éreinté sous la neige, voyage depuis 2012 d’une contrée spatiale à l’autre sans sembler saisir les frontières entre french touch des nineties, variété moderne ou disco galactique, et devenue depuis l’un des piliers du renouveau pop à la française.

► Suzane

Depuis son passage l’année dernière sur le festival Avec Le Temps, on n’a pas arrété d’entendre parler d’elle. Électron libre de la nouvelle scène électro/chanson, elle se définit elle-même comme une « conteuse d’histoires vraies sur fond d’électro » et ne cesse de surprendre avec ses textes ciselés, ses mélodies imparables et ses lives chorégraphiés.

► Les Louanges

C’est à l’artiste québécois Vincent Roberge qu’on doit les Louanges. Auteur-compositeur-interprète, Les Louanges a créé un son à sa mesure : une pop jazzée-groovy, portée par des textes poétiques, mais toujours accessibles. Une révélation au Québec, qui s’exporte désormais de l’autre côté de l’Atlantique avec son EP « Expansion Pack » sorti en septembre 2019.

Smile – Anna Farrow

Smile – Anna Farrow - Culture Concerts - Opéras - Soirées Jazz - swing - blues Nouvelles tendances Concert - Cité de la Musique de Marseille - L'Auditorium, Médiathèque - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Smile est un album intime et joyeux, teinté d’ironie et de légèreté.

Anna Farrow, chanteuse franco-anglaise y évoque la recherche du bonheur, les désirs de changement, les choix parfois ardus qui nourrissent les histoires d’amour. Un opus qui invite à la danse, à la fête, où parfois au rêve avec une pointe de mélancolie, mais toujours avec optimisme. Anna est en constante recherche autour de l’écriture, des harmonies et des mélodies.

Une voix captivante et sans fard.

Anna Farrow [chant, écriture et composition] et Lucas Derrez [guitare]

Aloïse Sauvage + Lonepsi

Aloïse Sauvage + Lonepsi - Culture Concerts - Opéras - Soirées Hip-Hop - Rap Electro Nouvelles tendances Concert - Espace Julien - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

► Aloïse Sauvage

Véritable vent de fraicheur de cette année 2019, Aloïse Sauvage nous transporte dans son univers indomptable influencé par le hip-hop, l’électronique et la chanson française. Fidèle à elle-même, Aloïse essaie dans ses chansons de délivrer une parole qui fait sens et explore des thématiques générationnelles qui lui sont chères comme l’amour, l’acceptation de soi et la liberté. Elle scande ses mots et ses émotions de manière spontanée à travers des mélodies accrochantes co-composées avec Abraham Diallo. L’artiste comédienne-chanteuse-danseuse-circassienne manie aussi bien le corps que le verbe et nous propose un show physique, poétique et singulier.

► Lonepsi

On ne sait pas bien si Lonepsi parle, s’il rappe, s’il chante ou si l’un est une déformation de l’autre. Et pour cause : pendant longtemps, le rap a été pour Lonepsi un pur amusement, un vivifiant jeu de rimes et de vannes qui se joue entre potes, en battle ou dans la rue. Pendant longtemps aussi, il a écrit dans son coin, pour la seule beauté du geste, et sans que cette activité ne vienne troubler son rap – et vice-versa.
C’est de la rencontre de ces deux passions qu’est né un rap à texte pointu, exigeant, lourd de sens, libérant en cascade des charges émotionnelles extrêmes.

Enraciné dans un rap classique, en termes de flow comme de production, Lonepsi cite Akhenaton plutôt que les héros de la trap music moderne, mais il n’en insuffle pas moins des ingrédients inédits dans ses potions hypnotiques.

Sa finesse dans l’expression trahit un verbe référencé bien au-delà du rap – chez Charles Baudelaire par exemple, dont il détourne brillamment le poème  » Le Chien et le flacon  » en guise d’introduction. Le reste du temps, il questionne l’absence, l’amour ou l’ivresse avec la même acuité.
Chez Lonepsi, il y a un texte et un sous-texte, qui occupent avec brio tous les recoins de cet espace nébuleux pour faire de ce premier tir un coup de maître, un sac de mots à décoder soi-même en marchant le long de la voie ferrée, une pépite qu’on garde au fond de la poche en souriant.