Voyage chimérique – Maryse Voisin

Voyage chimérique – Maryse Voisin - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Exposition - Pôle ChezAnne - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Les couleurs vous chavirent, le regard s’arrête, l’esprit s’évade : Le voyage commence.
Laissez s’égarer votre imaginaire dans les méandres de l’abstrait. On y fait parfois de surprenantes rencontres.

Maryse travaille dans la discrétion. Les couleurs sont sa passion.
Elle est autodidacte, passionnée, instinctive (et indisciplinée).
Son univers est, comme une évidence, celui de l’abstrait. Alors, place aux images mentales, qui sont le fruit d’une lente intégration de tout notre environnement.

La couleur sort du tube et ne perd jamais de sa vivacité. Maryse la pose sur la toile à grands à-plats vigoureux de matière brute et compose au fur et à mesure, en respect de l’équilibre des forces, sans idée préalable. Et enfin, le sujet sort de l’ombre.

Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives et aujourd’hui, le Pôle Chezanne a le plaisir de l’accueillir avec quelques toiles originales résolument modernes, à découvrir du 23 octobre au 13 novembre inclus.

DC Narok – Exposition déconseillée aux -12 ans et personnes sensibles

DC Narok – Exposition déconseillée aux -12 ans et personnes sensibles - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Photographie Sculpture Vidéo Dessin Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

AVERTISSEMENT : Le contenu de l’exposition peut heurter la sensibilité des publics sensibles. Déconseillée aux moins de 16 ans.

Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques.
Le Dernier Cri, éditeur sérigraphe résident de la Friche, présente pour la première fois en France une sélection d’œuvres d’une cinquantaine d’artistes internationaux sur la thématique des Enfers bouddhistes.

Les visions de l’Enfer bouddhiste, et l’interprétation populaire qui en est faite en Thaïlande, peu avare d’imageries en la matière, sont le point de départ de l’exposition DC Narok. Elle plonge les visiteurs dans une semi-obscurité où dessins, peintures, photographies et sculptures sont présentées selon un parcours rappelant les vieux trains fantômes, les murs habillés par des projections d’images d’authentiques sites thaïlandais.

À travers cette exposition, le « Dernier Cri » rend hommage, à sa manière bien reconnaissable, au culte mortuaire et au manga d’horreur Thaïlandais. En Thaïlande en effet, l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles, populaires ou savantes. Dans la philosophie bouddhiste, les Enfers sont un purgatoire où les morts sont soumis à des supplices pour expier leurs fautes avant d’être réincarnés. Ils reviennent parfois hanter les vivants. Enfers et Paradis font l’objet d’une monumentale iconographie. Peintures murales, bas-reliefs, affiches, parcs de loisirs ou jardins des temples donnent une représentation souvent morbide de ces Enfers, effrayante de réalisme.

Les supplices sont mis en scène de manières parfois très gore en sculptures et peintures réalisées par les moines. Nous y voyons, reproduisant avec une inventivité fertile, les châtiments que Bouddha réserve à ceux qui transgressent ses enseignements. Les Thaïlandais de tous les coins du pays visitent ces jardins infernaux en famille, une manière efficace de visualiser où nous mènent nos mauvaises actions.

Publié en 2019 par les éditions Timeless, Narok (« enfer » en thaï) est un catalogue de photos de Stephen Bessac qui donnent à voir les sculptures infernales de différents sites. Recensant une partie de ces « parcs infernaux thaïlandais », ce sont ces images religieuses souvent dantesques qui se marient ici avec l’imaginaire du Dernier Cri. Les artistes du Dernier Cri se sont emparés de cette iconographie photographiée par Stephen Bessac pour la réinterpréter. L’exposition propose ainsi une esthétique encore peu explorée, qui rappelle les visions les plus sombres d’un Jérôme Bosch, de gravures médiévales ou mises en scène grand-guignolesques.

Vernissage vendredi 12 novembre à 15h.

« Rolf 2021 » – Rolf Hirschland

« Rolf 2021 » – Rolf Hirschland - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Peinture Exposition - L'Espace Carte Blanche - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’œuvre de Rolf Hirschland témoigne de l’influence des grands courants artistiques du XXe siècle et porte la marque d’une identité sculpturale forte.
Après avoir débuté sa carrière à Paris en 1930, la guerre amène l’artiste à se réfugier à Marseille. Il vit dans le quartier de Saint-Marcel et expose de 1940 à 1942 à la Galerie Giraudo, rue Paradis.

Amoureux de la Provence, il s’installe à Joucas en 1963 où il fait construire la maison de ses rêves, avec un grand atelier. Travailleur acharné et passionné, Rolf a séduit de son vivant à la fois le Musée du Jeu de Paume (Paris), le MOMA (New-York) et de nombreux collectionneurs, lors de ses multiples expositions en France et à l’étranger.

Après plus de 50 ans d’absence des cimaises marseillaises, Rolf est de retour.

Vernissage mercredi 13 octobre à 18h30.

Une proposition de l »Association Les Amis de Rolf Hirschland.

Esquisses de Jazz en Rouge – Ilan Cohen

Esquisses de Jazz en Rouge – Ilan Cohen - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Exposition - Rouge Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Sa technique est mixte. Il utilise du carton marouflé sur toile. Les œuvres sont un hommage aux musiciens de jazz. Les thèmes interprétés sont libérés de toute contrainte et mêlent à la fois des pigments à l’huile, de l’acrylique et autres médiums, pour décrire l’univers musical si particulier du Jazz.

Longtemps admirateur des grands maîtres comme Alfred Duffy ou Matisse, Ilan Cohen s’est d’abord attelé aux sujets traditionnels comme les paysages, les natures mortes ou les nus académiques.

Grand amateur de jazz et musicien lui-même, il a voulu exprimer cette musique au travers de sa peinture. Exercice difficile, s’il en est, de représenter un chorus de jazz tout en touches de couleur. Telle une mise en scène dans laquelle il s’efforce de nous livrer un travail proche de son imagination.

Ilan Cohen est né en 1948. Très tôt dans son enfance, son entourage l’encourage lorsqu’il représente sur ses cahiers d’écolier, des dessins illustrant les poèmes et les récitations. A l’âge de 20 ans, il fréquente les cours du soir du Conservatoire d’Art de la place Carli à Marseille. C’est à 30 ans qu’il commence à exposer et à recueillir les fruits de son travail. Après un temps de pause de quelques années durant lesquelles il se consacre à la musique… de jazz, en tant que guitariste, il reprend l’an dernier ses pinceaux, avec toujours la même passion.

Vernissage vendredi 15 octobre à 18h.

Collections permanentes du Musée des Beaux-Arts

Collections permanentes du Musée des Beaux-Arts - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Sculpture Dessin Exposition - Musée des Beaux-Arts - (MBA) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le Musée des Beaux-Arts de Marseille est un des quinze premiers musées créés en France par le Consulat en 1801. Il est installé depuis 1869 dans l’aile gauche du Palais Lonchamp et présente des œuvres du XVIe au XIXe siècles.

Le Musée des Beaux-Arts de Marseille présente des peintures et sculptures, italiennes, françaises, flamandes et hollandaises, du XVIe au XIXe siècles.

Les oeuvres de Lavinia Fontana, Guerchin, Lanfranco, Pannini et Tiepolo, illustrent l’évolution de la peinture en Italie de la fin de la renaissance au XVIIIe siècle.

Les écoles du Nord sont représentées par des tableaux de Jordaens, Stomer, et la Chasse au sanglier, chef-d’oeuvre de Rubens. Les tableaux de Champaigne, Vouet, Lesueur témoignent du renouveau de la peinture française pendant le règne de Louis XIII et ceux de Nattier, Vernet, Greuze, Hubert Robert ou David, du triomphe de l’école française au siècle des Lumières.

Une des caractéristiques de la collection du musée des Beaux-Arts est de témoigner du dynamisme des arts en Provence du XVIIe et XVIIIe siècles. Les oeuvres du peintre Louis Finson, ami de Caravage, de Jean Daret, Nicolas Mignard ou Michel Serre rappellent combien la Provence a su, durant deux siècles, attirer et retenir les artistes de l’Europe du Nord et du Sud.

Un exceptionnel ensemble de peintures, sculptures et dessins du plus grand artiste baroque français, Pierre Puget, né à Marseille en 1620 et mort dans cette même ville en 1694, après avoir mené une brillante carrière entre la France et l’Italie, est la parfaite illustration de cet heureux mélange des influences artistiques en Provence.

L’École française du XIXe siècle est également l’un des temps forts de la collection permanente. Aux côtés des plus grands maîtres, Courbet, Corot, Daubigny, Millet et Puvis de Chavannes, figurent les représentants de l’école de Marseille comme Loubon, Guigou, ou Ziem qui vont imposer leur vision originale des paysages lumineux du Midi.

La Voix intérieure, chef-d’oeuvre de Rodin, donné par le sculpteur au musée, les bustes des célébrités du Juste Milieu ou le Ratapoil de Daumier, sont les oeuvres les plus célèbres de la galerie de sculpture du XIXe siècle.

► La Peste dans les collections permanentes du musée des Beaux-Arts
Du 28 octobre 2021 au 28 février 2022

A l’occasion de la restauration exceptionnelle du chef d’œuvre de Jean-François de Troy, Le chevalier Roze à la Tourette, le Musée des Beaux-Arts réunit un ensemble d’œuvres évoquant la Peste de 1720 à Marseille et dans sa proche région.
Sorties des réserves, restaurées et désormais partagées avec le public, celles-ci présentent – autour des fameuses Vues du Cours et de l’Hôtel de Ville pendant la Peste de Michel Serre – un formidable recueil d’images de la tragédie ainsi qu’une étonnante célébration des deux figures héroïques qui se sont illustrés au secours des Marseillais : Monseigneur de Belsunce et le Chevalier Roze.

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Marseille, de port en ports

Marseille, de port en ports - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Exposition - Musée Regards de Provence - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Du 12 décembre 2021 au 2 mai 2022, le Musée Regards de Provence met à l’honneur les ports, criques et calanques de la cité Phocéenne et les visions d’artistes, du XIXe siècle à nos jours, qui y ont résidé ou séjourné un moment de leur vie, pour y poser leurs regards propres et singuliers, telles des vues traduites « à travers un tempérament », comme dirait Cézanne.

Plurielle, Marseille est une mosaïque à plusieurs facettes. Marseille n’est pas seulement un lieu historique et contemporain, cette ville est un creuset, une « animation », donc une « âme ». Ce que retiendra l’artiste de tel ou tel aspect de la ville, de son port, de ses habitants fera l’œuvre ; l’identité du tableau n’est pas la photo d’identité du lieu, un même identique, mais un même autrement.

Marseillais de sang ou de cœur, nul ne peut rester insensible devant le regard singulier que ces peintres ont posé sur cette ville singulière. Si les éléments formels, bâtiments, bateaux, monuments sont soumis au désir de l’artiste, à sa « fantaisie », le tableau reste cependant à l’évidence un témoignage du lieu.

Le port au XIXe est gorgé de bateaux, une forêt de mâts rythme l’espace du port, et on peut encore y poser sa barque sur de petites avancées de sable. Plus tard, le pont transbordeur signalera son éphémère présence, les habits des poissonnières, des soldats en goguette, des élégantes sur la plage nous parlent d’un temps passé qui n’est pas si lointain.

Marseille est parfois perçue comme sage et poétique, d’autre fois elle est terne et grise sous la menace des orages, ou alors elle est exubérante, ludique, festive, joyeuse dans le soleil, irradiante dans sa sérénité.

Salammbô

Salammbô - Culture Expositions - Rétrospectives Littérature Peinture Sculpture Dessin Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar ». La première phrase du roman de Flaubert publié en 1862, Salammbô, a été pour des générations de lecteurs l’élément déclencheur d’une expérience unique où les émotions étaient portées à leur paroxysme. L’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit et Mathô, chef des mercenaires révoltés, l’opulente Carthage et ses invincibles murailles, les éléphants incendiés et les lions crucifiés, tout dans ce roman stupéfiant était propice à enflammer les imaginaires. Pour la première fois une exposition s’empare de ce chef-d’œuvre de la littérature moderne pour nous plonger au coeur d’un tourbillon d’images et de sensations qui révèle sa portée considérable sur les arts et les représentations, mais aussi son héritage dans l’histoire de la Méditerranée.

Portée par la RMM (Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie) et le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), l’exposition « Salammbô » sera en 2021 l’élément majeur des célébrations du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821, Rouen – 1880, Croisset). En convoquant littérature, peinture, sculpture, photographie, arts de la scène, cinéma, bande dessinée et archéologie, « Salammbô » explore l’actualité d’un ouvrage hors normes où se bousculent les grandes préoccupations d’aujourd’hui. Déterminisme de classe, assignation de genre, violence politique, légitimité du pouvoir, guerre de masse, altérité et diversité, tout ce qui va bouleverser le monde moderne se trouve en germe dans cette fantasmagorie historique qui continue d’ébranler les sensibilités contemporaines.

L’exposition présente 250 œuvres issues des collections publiques et privées françaises et européennes, dont le musée du Louvre, la Bibliothèque nationale de France, le Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille, le Cabinet des Médailles (Archives municipales) de Marseille, les musées de Rouen, Munich et Berlin… Grâce à l’Institut national du Patrimoine de Tunisie, avec lequel le Mucem entretient depuis cinq ans une étroite politique de coopération, des prêts majeurs ont été consentis par les musées du Bardo et de Carthage, permettant au public français de découvrir les trésors archéologiques de l’époque punique.

Commissaire général : Sylvain Amic, conservateur en chef honoraire du patrimoine, directeur de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie
Commissaire associée : Myriame Morel-Deledalle, conservatrice en chef du patrimoine, Mucem

Exposition coproduite par la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie et le Mucem, avec le concours de l’Institut national du patrimoine de Tunisie.

Rouen, Musée des Beaux-arts, 30 avril- 20 septembre 2021
Tunisie, Musée national du Bardo, printemps-été 2022

EUROPA, Oxalá

EUROPA, Oxalá - Culture Expositions - Rétrospectives Cinéma Peinture Photographie Sculpture Vidéo Divers arts Dessin Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’Exposition « EUROPA, Oxalá » s’articule autour des études mémorielles et postcoloniales, deux domaines interdisciplinaires en eux-mêmes, et offre la possibilité de découvrir un ensemble d’artistes et d’intellectuels européens, dont les parents sont majoritairement issus des anciennes colonies des empires d’outre-mer.

« EUROPA, Oxalá » a lieu dans trois pays européens – France (Marseille) / Belgique (Bruxelles) / Portugal (Lisbonne), et présente non seulement une exposition d’arts visuels, mais aussi une série de débats. L’exposition produira un catalogue et un livre d’essais, avec des textes d’auteurs de référence.
Les oeuvres exposées ont été réalisées par des « Enfants d’empires », à savoir des artistes des deuxième et troisième générations, nés et élevés dans un contexte postcolonial, et dont la production artistique, pour la plupart réalisée en Europe, apporte une réflexion sur l’héritage colonial, d’où le nom d’artistes de « post mémoire ». En tant que récepteurs de mémoires transmises par les parents et grands-parents, qui sont nés et ont vécu dans les territoires colonisés, tels que le Congo, Angola, Guinée, Bénin, Algérie ou Madagascar, ces artistes ont accueilli et hérité non seulement des voix, des sons, des gestes, mais aussi des documents visuels et des souvenirs, point de départ pour un important travail de recherche dans des archives historiques. Leurs productions artistiques, la réflexion qu’elles apportent dans le sens de la lutte contre le racisme, la décolonisation des arts, la déconstruction de la pensée coloniale, l’apport de nouvelles réalités et la façon singulière dont ces artistes conjuguent langages contemporains et processus traditionnels, constituent un apport essentiel pour l’Europe contemporaine. Le caractère novateur et transnational de leurs oeuvres a d’ailleurs profondément marqué la scène artistique et culturelle ces deux dernières décennies.

L’Exposition « EUROPA, Oxalá » au Mucem présente environ soixante oeuvres – peintures, dessins, sculptures, films, photos, installations – de vingt-deux artistes Abel Abdessemed, Aimé Mpane, Aimé Ntakiyica, Carlos Bunga, Délio Jasse, Djamel Kokene, Fayçal Baghriche, Francisco Vidal, John K. Cobra, Katia Kameli, Kader Attia, Mohamed Bourouissa, Josèfa Ntjam, Malala Andrialavidrazana, Márcio de Carvalho, Mónica de Miranda, Nú Barreto, Pauliana Valente Pimentel, Pedro A. H. Paixão, Sabrina Belouaar, Sammy Baloji, Sandra Mujinga.

« EUROPA, Oxalá » apporte une nouvelle visibilité envers un univers artistique qui témoigne de la puissance créatrice de la diversité culturelle européenne contemporaine, ouvrant des voies vers un nouveau sens à la notion d’Europe.

Le Mauvais Œil 56 : Nicomix

Le Mauvais Œil 56 : Nicomix - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Peinture Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

A l’instar d’un Moolinex ou d’un Winshluss, Nicomix adorait remixer la culture populaire à la moulinette ou au hachoir. Adepte des hachures soignées et des trames suranées, il avait autant exploré les frontières du trait surchargé d’un Pascal Doury ou d’un Pakito Bolino que celles de la ligne claire d’un Charles Burns ou d’un El Rotringo.
En passionné des undergrounds graphiques, il avait expérimenté différents styles : télescopage d’images par collage, dessin figuratif ou abstrait ; la surenchère de détails ayant, au fil des ans, laissé place à un trait plus épuré. La technique de la sérigraphie restant toujours son médium favori .

NICOMIX, Nicolas Rodriguez (1976-2021)
Après une enfance passée dans les alpes, Nico commence au début des années 90 des études à l’École des Arts Décoratifs de Genève, et collabore également, dès ses 16 ans, au journal satirique suisse « Le Zombie libéré ». Il découvre en parallèle à ses études les undergrounds graphiques et musicaux via le milieu squatt alors en plein effervescence à Genève ; Il forme avec son comparse le dessinateur danois Zven (1), un éphémère groupe de musique bruyante, « Acid bath case » ; « on répétait dans le sous-sol du commissariat (de Genève), où le père du batteur travaillait ! » (Zven)
Il fréquente également assidument la fameuse librairie genevoise « Papiers Gras », où il dévore tous les comix indés américains, les mangas déjantés et les graphzines qu’il peut y trouver.

Une grande curiosité pour les marges artistiques, l’art déviant et inclassable.

Son implication dans les scènes underground le voit également participer à divers évènements graphiques toulousains (festival star, festival indélébile, festival electric artyland…), à des émissions de radio (douche froide…), et officier régulièrement comme DJ à la fin de concerts.
Grand amateur de musiques obscures avec une prédilection pour la coldwave, l’indus, l’e.b.m. ou le postpunk (mais aussi le death rock et les musiques psychédéliques), il signa également des pochettes de disques de musiques synthétiques (Douche Froide, Gabriel Hibert…) ou bruyantes (Artemisia Absentum, Hypoptalasias, Fatal Nunchaku…), et faisait parmi les noctambules les plus assidus des soirées de lieux emblématiques de l’undergound toulousain comme Mixart Myrys ou les Pavillons Sauvages.

Une proposition de Le Dernier Cri.