Savoir-faire textiles en Méditerranée

Savoir-faire textiles en Méditerranée - Culture Expositions - Rétrospectives Artisanat Divers arts Sciences humaines et sociales Exposition - Centre de Conservation et de Ressources du Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

La révolution industrielle, dont l’avènement a profondément bouleversé nos modes de vie, a commencé par le textile. La production artisanale, ses gestes et ses savoir-faire ont progressivement cédé la place à la mécanisation et à la standardisation. À cet éloignement technique s’est ajouté l’éloignement géographique causé par la mondialisation ; les vêtements que nous portons étant de plus en plus souvent confectionnés à l’autre bout du monde.

Comme d’autres phénomènes émanant des sociétés préindustrielles, les savoir-faire textiles traditionnels et leurs témoignages matériels ont été minutieusement étudiés, documentés, photographiés et collectés par des ethnologues dont le travail est aujourd’hui conservé au sein de musées comme le Mucem. Ces savoir-faire sont également au cœur de la démarche de l’association Itinérance Méditerranée qui a pour objectif de préserver ce patrimoine immatériel en participant à sa transmission dans une logique locale et environnementale.

L’exposition « Savoir-faire textiles en Méditerranée », conçue par le Mucem et Itinérance, met en évidence ce que le patrimoine, matériel comme immatériel, peut apporter à la création contemporaine.

Pour ce projet, des jeunes créateurs de l’École nationale supérieure des arts décoratifs se sont confrontés aux collections d’ex-voto méditerranéens du Mucem afin de réaliser une collection textile dans le cadre de leur formation ; tandis que des élèves de l’école Casa Moda de Casablanca (Maroc) se sont inspirés d’objets et de rituels liés aux cérémonies de mariage traditionnelles.

L’exposition poursuit son voyage en Méditerranée par la Tunisie et la Grèce, sur les traces des ethnologues ayant étudié ces savoir-faire textiles et à la rencontre des artisanes qui les pratiquent encore aujourd’hui, s’efforçant de les faire vivre et de les transmettre.

Commissaires :

Raphaël Bories, conservateur du patrimoine, responsable du pôle croyances et religions au Mucem
Caroline Perdrix, directrice artistique d’Itinérance

Trésors coupables – Pillages archéologiques en France et dans le bassin méditerranéen

Trésors coupables – Pillages archéologiques en France et dans le bassin méditerranéen - Culture Expositions - Rétrospectives Archéologie Sciences humaines et sociales Exposition - Musée d'Histoire de Marseille - (MHM) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition « Trésors coupables. Pillages archéologiques en France et dans le bassin méditerranéen » est labellisée Exposition d’intérêt national par le ministère de la Culture, elle est co-organisée par les Musées de Marseille et la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) (Service Régional de l’Archéologie).

Si aujourd’hui l’archéologie génère des découvertes largement médiatisées et renouvelle constamment nos connaissances historiques, elle est aussi victime de la fascination qu’elle suscite. Tous les ans, enfreignant le Code du Patrimoine qui régit la pratique de l’archéologie en France, des trafiquants et « collectionneurs » captent plusieurs millions de biens culturels – de la préhistoire à l’époque contemporaine – au détriment de la connaissance et du partage avec le plus grand nombre de notre patrimoine commun.

Ces recherches et commerces d’objets extraits du sol et sous les eaux sont des délits et sont tout l’inverse de ce qu’est l’archéologie. Car cette dernière, « science du passé », n’est pas, en effet, la recherche des objets enterrés ou sous les eaux mais celle du savoir enseveli pour le partager de manière désintéressée au plus grand nombre. Le pillage est, quant à lui, la prédation illégale des objets, dans un but de confiscation mercantile ou de jouissance individuelle, au détriment du savoir collectif.

Les musées se sont emparés du sujet afin de sensibiliser les publics à ce fléau (exposition-dossier « Sculptures antiques de Libye et de Syrie. Lutter contre le trafic illicite de biens culturels », au Louvre en 2021 ; « Passé volé » au Musée d’Archéologie nationale qui s’est achevée le 29 août 2022 et « Trésors du fond des mers, un patrimoine archéologique en danger » présentée actuellement au musée départemental Arles antique).

Plus qu’un projet de délectation, cette exposition ambitionne de sensibiliser le public le plus large quant à l’ampleur de ce phénomène. Dans ce but, elle bénéficie d’un très fort concours du ministère de la Culture notamment par le biais de ses services régionaux archéologiques et du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines, ainsi que, chose plus inhabituelle, de la coopération de services de douanes, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. Le département des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Forte de cet objectif et de ce riche réseau partenarial, cette exposition d’ambition citoyenne durera onze mois afin de pouvoir être inscrite dans la programmation annuelle des publics scolaires, étudiants et professionnels. Car le pillage archéologique ne concerne pas que le trafic organisé international des « antiquités de sang ». Il débute le plus souvent par un geste anodin de la part de tout un chacun : le ramassage d’un objet au sol ou sous les eaux. L’exposition s’adressera donc à toute la population et délivrera les bonnes pratiques à adopter.

Durant l’année de l’exposition, de nombreux rendez-vous seront au programme, et seront annoncés sur le site des Musées de Marseille. Conférences, projections, visites commentées, visites coup de cœur, ateliers pour les familles… viendront compléter les thématiques abordées dans l’exposition.

Les commissaires
Xavier Delestre – David Lavergne – Xavier Corré

Rue des Musées / Musée de la Rue : « Prendre place, acte I »

Rue des Musées / Musée de la Rue : « Prendre place, acte I » - Culture Expositions - Rétrospectives Sciences humaines et sociales Exposition - Musée d'Histoire de Marseille / Voie historique - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

C’est l’histoire d’une place à prendre dans la ville. C’est une proposition participative et évolutive basée sur la réparation et la valorisation de la mémoire. C’est un processus qui vise à inscrire cette place dans l’Histoire collective. Ce sont des habitant.es qui interpellent l’institution muséale sur la nécessité de faire une place à leurs mémoires.

Une exposition participative et évolutive avec les habitants du quartier de Noailles, conçue en partenariat avec l’association Noailles Debout ! et la complicité de la coopérative Hôtel du Nord

Entrée libre en séquence 13.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Marseille, la belle re-belle !

Marseille la belle re-belle ! - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Historique Sciences humaines et sociales Exposition - Préau des Accoules - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Les artistes marseillais donnent à travers leurs œuvres, une dimension documentaire de la ville. Des créations artistiques qui sont un témoignage des lieux et de la vie des marseillais. Des artistes de renom qui de par leur talent et leur implication, en ont fait une ville de mouvements d’arts reconnus.

« Nous sommes à Marseille, en ce bouillonnant, étourdissant, éblouissant et tant aimable Marseille qui me grise et que je ne me consolerai jamais d’avoir découvert si tard… » Nadar

Marseille, terre de lumière, empire du soleil!
Le soleil, la mer azur, la lumière implacable, les couleurs éclatantes, les chemins caillouteux, les garrigues, les oliviers, les cyprès… De cette diversité naît une image typique, celle d’une ville aux multiples facettes, solaire, dominée par l’omniprésence de la lumière. Cette nature à la caractéristique si singulière qui inspire tant les artistes.

Marseille ville populaire !
En immortalisant des scènes de vie quotidienne, des rencontres aux cafés, des marchés aux poissons, des marchés aux fleurs, des vieux quartiers de la ville… les artistes marseillais sont les témoins d’une ville populaire et colorée. Ces scènes humanistes rejettent l’image des grandes villes dans ce qu’elles comportent d’anonymat, d’indifférence, et d’invisibilité. Marseille c’est aussi le commerce maritime, un port de transit d’hommes aux destins variés, où se croisent marins en escale, voyageurs et immigrés. Marseille porte de l’Orient, dynamique, cosmopolite, et hétéroclite où se mêlent senteurs exotiques, histoires de marins et mythes en tout genre.

Marseille esprit rebelle !
Des artistes marseillais affirment leur côté rebelle, dans leur manière de concevoir l’art. Choisissant une technique de non-intervention, des artistes se mettent en position de rupture complète avec la sculpture traditionnelle.

Dans cet espace de grande qualité architecturale qu’est le Préau des Accoules, nous invitons les petits et les grands à venir découvrir cette nouvelle exposition. Grâce à notre pédagogie spécifique et ludique les enfants pourront comprendre l’histoire de leur ville à travers des œuvres issues des collections des Musées de Marseille.

Pour enfants à partir de 5 ans

Pour les individuels : accueil les mercredis et samedis à 14h.
Pendant les vacances scolaires, accueil les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis à 14h.
Sur réservation, dans la limite des places disponibles, par téléphone.

Centres de loisirs : accueil les mercredis matin à 10h.
Pendant les vacances scolaires, accueil les mardis, mercredis, jeudis, vendredis matin à 10h.
Sur réservation, par téléphone.

Contact :
Tél : 04 13 94 83 85
Mail : resa-preaudesaccoules@marseille.fr

La Cité : une anthropologie photographique

La Cité : une anthropologie photographique - Culture Expositions - Rétrospectives Photographie Sciences humaines et sociales Exposition - Maison de l'Architecture et de la Ville - PACA - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Du 11 octobre au 16 décembre la Maison de l’Architecture et de la Ville PACA accueille une exposition du photographe et anthropologue franco-colombien Camilo Leon-Quijano. Docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, le photographe explore la construction sociale de ce qu’il nomme une communauté imagée dans l’une des villes symboles des banlieues françaises.

La série nommée La Cité : une anthropologie photographique est le résultat d’une immersion ethnographique et photographique qui a eu lieu entre 2015 et 2018 à Sarcelles. La démarche sensible qu’il mobilise s’intéresse au quotidien de celles et ceux qui habitent la ville. Mêlant textes, sons, photographies et archives, l’exposition explore les formes de voir, de penser et de représenter la cité.

Camilo Leon-Quijano est un photographe et chercheur postdoctoral en anthropologie visuelle au CNRS (Centre Norbert Elias / La Fabrique). Docteur de l’EHESS, il explore les liens entre la photographie et l’ethnographie visuelle en milieu urbain en suivant une démarche d’enquête réflexive, critique et participative. Son travail a été récompensé par plusieurs prix et ses photographies ont fait l’objet de publications dans plusieurs médias nationaux et internationaux.

Livre ouvert, école ouverte

Livre ouvert, école ouverte - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Littérature Sciences humaines et sociales Exposition - Bibliothèque Alcazar BMVR - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Artiste, enfants et enseignants, qu’est-ce qu’on fait ensemble ?

> Alcazar, sur la paroi vitrée de l’espace d’exposition au 1er étage et dans les coursives qui mènent au département jeunesse

Noémie Privat expérimente depuis de nombreuses années différents processus de création associés aux livres jeunesse, dans le but d’inscrire le dessin et la lecture au coeur de l’école. Elle s’intéresse aux inventions pédagogiques, à l’émancipation des enfants par la pratique et l’expérience.

Elle est autant artiste qu’artisane, elle a cofondé en 2017 à Marseille l’atelier Altiplano*, dédié à l’imprimerie et à l’estampe. Altiplano* est aussi une association d’artistes, qui accueille chaque année un auteur illustrateur pour la création d’un livre dédié à la jeunesse.
Enfin, Altiplano est situé à la Belle de mai et fait parti d’un réseau
militant dédié à l’accès au livre et à la lecture. C’est par l’intermédiaire du dispositif des Cités éducatives, que Noémie Privat a écrit un projet adressé à l ‘école Saint Charles.2, un projet d’apprentissages indisciplinés pour débattre avec des enfants à partir des images et des idées.

L’exposition « livre ouvert, école ouverte » rendra compte de cette expérience, questionnera la relation de l’artiste à l’institution scolaire, Noémie Privat tient à partager son expérience en matière d’éducation artistique,
L’exposition mélangera une copieuse iconographie dédiée au dessin d’enfants et au dessin d’artistes. Un projet imaginé par Noémie Privat avec la collaboration de Sophie Decoux pour le design graphique, et la participation de Nina
Medioni pour un ensemble de photographies sur l’école.

Rue des Musées / Musée de la Rue : « Place à prendre, acte II »

Rue des Musées / Musée de la Rue : « Place à prendre, acte II » - Culture Expositions - Rétrospectives Sciences humaines et sociales Exposition - Musée d'Histoire de Marseille / Voie historique - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le projet « Rue du Musée // Musée de la rue » est né du traumatisme lié à l’effondrement des immeubles 63 et 65 de la rue d’Aubagne et de la crise humanitaire provoquée par les nombreux arrêtés de péril subis par la population du quartier de Noailles et ailleurs dans la ville, après le 5 novembre 2018.

L’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne a constitué un bouleversement majeur et une rupture historique et biographique brutale de l’histoire collective et de milliers d’histoires individuelles.

Après l’acte I « Prendre place » présenté au musée d’Histoire de Marseille depuis le 5 novembre 2021, l’acte II « Place à Prendre » marque le démarrage d’une collecte participative d’objets, de récits et d’œuvres d’habitants, voisins, délogés, enfants, collectifs, associations qui entreront au fonds patrimonial et citoyen constitué par Noailles Debout. Ce fonds sera valorisé et entretenu en partenariat avec le Musée d’Histoire de Marseille pour que l’Histoire se rappelle de l’histoire pour qu’elle ne se répète plus.

Vous avez été touché, mobilisé, concerné par l’effondrement des 63-65 de la rue d’Aubagne ? Vous avez des documents, traces, souvenirs et archives personnelles, familiales et/ou de voisinage ? Vous connaissez des personnes dont l’histoire mérite d’être partagée ? Vous avez été délogé et voudriez témoigner de votre expérience ? Vous avez pris part à l’élan de solidarité ou aux luttes liées au drame du 5 novembre et des délogements ?

Venez déposer, venez partager vos objets, vos souvenirs, vos enregistrements audio, vos photos, vos vidéos, vos témoignages, vos textes, vos rêves et même vos angoisses… tout ce que vous estimez important à verser au fonds patrimonial que Noailles Debout! constitue.

L’ensemble de ces preuves historiques et singulières sera présenté à partir du 5 novembre 2022 durant l’exposition évolutive « Place à prendre » (acte 2).

L’inauguration de cette exposition prend place dans le programme de la journée d’hommage du 5 novembre, constituée de plusieurs moments forts :

9h05 : hommage citoyen rendu aux victimes du 5 novembre (rue d’Aubagne), avec accueil autour d’un petit déjeuner à partager et début de la collecte participative.

10h30 : départ en cortège vers le Musée d’Histoire de Marseille
11h : Ouverture officielle de l’Acte II du projet « Rue des Musées, Musée de la rue » : « Place à Prendre »

Exposition des objets et des récits collectés d’habitants, délogés, enfants, collectifs, associations et collecte participative dans le Musée d’Histoire. Venez déposer vos objet, audio, vidéo, dessins, récits…jusqu’à 17h !
Lecture par l’auteur Michel Couartou d’un extrait de sa pièce « Maire Ubu ou La complainte des délogés ».

12h : Oniroscope (AJOURNÉ) dans l’Auditorium du Musée d’Histoire de Marseille : Tuia et Arianna de l’Arbre des Yeux recueillent nos expériences du sommeil, nos rêves et les mettent en scène en direct grâce à la technique du cinéma d’objets ! .
18h : Table-ronde « 4 ans après : où en est la lutte pour le logement digne ? » organisée par le Collectif du 5 Novembre, à la cantine de Coco Velten, suivie d’un apéro-concert.
Ressources pédagogiques

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Ghada Amer

Ghada Amer - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Peinture Sculpture Sciences humaines et sociales Exposition - Au Mucem (fort Saint-Jean) -  Au FRAC Paca - À la chapelle de la Vieille Charité - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Née au Caire en 1963, Ghada Amer emménage à Nice en 1974 avec ses parents. Quelques dix ans plus tard, elle s’y forme à la Villa Arson, avant de rejoindre l’Institut des hautes études en arts plastiques à Paris.

Révoltée par la difficulté de s’affirmer comme peintre dans les années 1980, et a fortiori comme femme peintre, Ghada Amer élabore une œuvre de toiles et d’installations brodées ainsi que de sculptures et de jardins, à travers lesquels la peinture s’affirme progressivement. En 1999, elle est invitée par Harald Szeemann à exposer à la Biennale de Venise, où elle reçoit le prix UNESCO. Depuis 1996, elle vit et travaille à New York.

L’exposition Ghada Amer est la première rétrospective de l’artiste en France.
Dans trois lieux marseillais, elle réunit les différents modes d’expression plastique de l’artiste franco-égyptienne, depuis ses débuts jusqu’à ses créations les plus récentes.

– Au Mucem – Fort Saint-Jean, bâtiment Georges Henri Rivière et jardin des migrations :
Du 2 décembre au 16 avril 2023 (320 m²)
« Ghada Amer, Orient – الشرق – الغرب – Occident »

Au Mucem, le parcours transculturel et international de l’artiste est mis en lumière : l’Orient, sa perception par l’Occident, la traductibilité d’une culture dans une autre, la religion et la condition féminine constituent autant de thèmes dont Ghada Amer livre une vision personnelle, engagée et nuancée, s’affirmant comme une des grandes voix des débats actuels sur les enjeux post-coloniaux de la création.
En regard, la première sculpture-jardin de Ghada Amer en langue arabe, A Woman’s Voice Is Revolution [La voix de la femme est révolution] est présentée sur l’aire de battage dans les jardins du fort (depuis le 17 septembre 2022 jusqu’au 16 avril 2023).

– Au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur :
Du 2 décembre 2022 jusqu’au 26 février 2023 (plateau du 1er étage – 280 m²)
« Ghada Amer, Witches and Bitches »

Pour Ghada Amer, la question de la femme transcende celle de l’appartenance culturelle ou religieuse. Résolument féministe, elle s’est emparée en peintre du médium traditionnellement féminin de la broderie. Entre hommage et revendication, ses toiles entrent en dialogue avec les « maîtres » d’une histoire de l’art trop longtemps dominée par les hommes. Elles se développent sous le signe d’une puissance créatrice jubilatoire et d’un intérêt nouveau pour le portrait.

– À la chapelle du Centre de la Vieille Charité :
Du 2 décembre 2022 au 16 avril 2023
« Ghada Amer, Sculpteure »

Par de passionnants transferts d’une technique à l’autre, les expérimentations picturales de Ghada Amer investissent le champ de la sculpture à travers installations et sculptures paysagères, mais aussi à travers des œuvres en céramique et en bronze récemment poussées dans le sens de la monumentalité.

Commissaires :
Hélia Paukner, conservatrice responsable du pôle Art contemporain, Mucem
Philippe Dagen, historien de l’art des XXe et XXIe siècles, professeur à l’Université
Paris 1 Panthéon-Sorbonne, critique pour le quotidien Le Monde et commissaire indépendant.

– Portes ouvertes
Jeudi 1er décembre, dès 16h, découvrez en avant-première l’exposition « Ghada Amer » au Mucem

Amitiés et créativité collective

Amitiés en art – Œuvres collectives - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

En 1871, à l’Hôtel des Étrangers, au Quartier Latin, pratiquement en même temps que ou juste après La Commune de Paris – à laquelle plusieurs d’entre eux ont pris part – une dizaine des plus grands poètes rebelles, dont Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Charles Cros, Germain Nouveau, André Gill se sont réunis autour d’un projet commun, co-écrit et dessiné, hors gabarit et, à plus d’un égard, subversif : l’Album Zutique. Ce fut une des premières et plus importantes œuvres collectives annonciatrices de l’esprit moderne en Europe.

Au cours du XXe siècle, certains artistes et poètes se sont consacrés plus loin encore que les autres à l’expérimentation intersubjective et aux méthodes de travail coopératives. Pour commencer, les dadaïstes et les surréalistes. Les Cadavres Exquis d’abord écrits puis dessinés collectivement par les surréalistes, à partir de 1925, selon le principe de collaboration intuitive ou « automatique », en constitue le plus éclatant exemple. C’est ce mélange explosif des inventions d’artistes et d’écrivains professionnels avec ceux des « citoyens ou citoyennes venus d’ailleurs » qui a fourni un des apports les plus disruptifs et libérateurs de « l’éros de groupe ».

Au regard de la production artistique des XXe et XXIe siècles, il apparaît que de nombreuses collaborations entre artistes sont le fruit d’amitiés, de rencontres fortuites ou délibérées (comme l’Œil Cacodylate de Picabia et ses proches , en 1921), ou comme le Grand Tableau Antifasciste Collectif, cri de révolte chorale contre le colonialisme et la torture de 1960). Ici c’est le mode de production spontané, permettant de démultiplier les énergies créatrices, qui importe plus que toute autre préoccupation technique ou formelle.

De Picasso à Picabia, de Calder à Miró, de Gabrielle Buffet à Arp, de Hains à Bryen ou Villeglé, de Matta à Brauner, de Brecht à Filliou, de Beuys à Paik, de Germaine Richier à Hartung, de Salomé à Fetting, de Camilla Adami à Peter Saul, de Klein à Tinguely, de Spoerri à Kaprow, de Warhol à Basquiat, de McCarthy à Rhoades, de Roth à Rainer, de Burroughs à Gysin, de Pommereulle à Fleischer – sans oublier les différentes formes d’art-action, dont le Happening – une centaine d’œuvres seront réunies proposant – pour la première fois – différents types d’œuvres collaboratives provenant de collections publiques et privées.

Cette exposition apportera la preuve que des philosophes, des écrivains, des musiciens, des cinéastes - tous genres confondus – ont également produit des œuvres collectives expérimentales qui, par leur singularité même, mettent en jeu et en question l’échelle des « valeurs marchandes » et les codes esthétiques dominants.

Un catalogue illustré comprendra des essais faisant un historique de ces productions, précisant les choix retenus ainsi que celui des œuvres écartées, ouvrant des pistes de réflexion sur le passage du JE au NOUS. On verra que certains artistes ont accompli un saut qualitatif collégial et intersubjectif auquel les historiens académiques, à ce jour, sont restés obstinément aveugles.

Commissariat :
Jean-Jacques Lebel, artiste plasticien, écrivain, créateur de manifestations artistiques
Blandine Chavanne, conservatrice générale du patrimoine

Exposition conçue et réalisée par le Mucem en coproduction avec le Kunstmuseum Wolfsburg

••• Portes ouvertes
Mardi 18 octobre 2022, découvrez gratuitement et en avant-première la nouvelle exposition du Mucem « Amitiés, créativité collective ».

Terres de A à Z

Terres de A à Z - Culture Expositions - Rétrospectives Artisanat Sciences humaines et sociales Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

« A » comme « argile », « B » comme « barbotine », « C » comme « carreaux », « D » comme « Delft »… L’exposition « Terre de A à Z » déploie son abécédaire en 26 lettres, composé à partir des collections du Mucem.

La terre est à la fois l’un des premiers et l’un des plus anciens matériaux mis à la disposition de l’homme : la céramique, dont le nom vient du grec ancien kéramos (signifiant « terre à potier » ou « argile »), fut le premier art du feu, bien avant le travail du verre ou du métal.

C’est avant tout la terre qui est au fondement du travail de la céramique ! Ensuite, à l’aide de l’eau, les mains de l’artisan la travaillent afin de la rendre plus malléable, de la modeler et de la mettre en forme. Puis l’air intervient et enveloppe les pièces lors du séchage. Enfin, le feu vient révéler les couleurs et les transparences, et apporte la touche finale aux céramiques, un résultat parfois surprenant…
Parce qu’elle associe les quatre éléments, l’eau et la terre, le feu et l’air, la céramique s’est très tôt chargée d’une dimension symbolique.

Sur le principe de la vitrine « De la terre au pot » (autrefois présentée dans la galerie culturelle de l’ancien musée national des Arts et Traditions populaires), cette exposition explore les formes et leur permanence, les gestes et techniques, ainsi que la virtuosité des artisans qui provoquent ces métamorphoses et élaborent ces créations.

—Commissaire :
Françoise Dallemagne, chargée de collections et de recherches, Mucem
Avec le soutien des amis du Mucem