Méditerranées

Méditerranées - Culture Expositions - Rétrospectives Artisanat Peinture Photographie Sculpture Sciences humaines et sociales Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Dix ans après l’ouverture du musée, cette exposition semi-permanente constituera un lieu de premier plan au Mucem : c’est là que le visiteur sera introduit à ce qu’est le musée et à sa singularité dans le paysage muséal, du point de vue de son objet, la Méditerranée, et de sa manière de l’aborder.

Les imaginaires de la Méditerranée sont multiples, et tous ne peuvent être montrés dans une unique exposition. Le parti pris de ce projet est de se concentrer sur les images que les musées et leurs collections ont fortement contribué à construire depuis le 18e siècle, en particulier à travers la médiation des artistes et des ethnologues.

Dans les musées de beaux-arts, dans le sillage du Grand Tour, ce sont les civilisations du passé, en particulier de l’Antiquité, qui sont mises en valeur les premières et qui construisent une Méditerranée fantasmée, de l’Odyssée aux temples grecs en passant par Rome et Palmyre.

Les musées d’ethnologie, qui apparaissent au moment où la colonisation du sud et de l’est de la Méditerranée par les Etats européens se met en place, s’intéressent pour leur part aux sociétés lointaines, que la distance soit géographique ou culturelle. La sincérité de l’intérêt scientifique et humain pour l’Autre y côtoie les intérêts et les entreprises des puissances coloniales.

La distinction entre musées de beaux-arts et musées d’ethnographie a eu tendance à créer des frontières entre les objets qu’ils conservent et les disciplines qui les étudient. Il s’agira donc aussi ici de dépasser ces limites, afin de montrer les ponts, les parallèles et les influences mutuelles qui existent entre eux, et la richesse d’une approche proposant de dé-hiérarchiser et décloisonner collections et méthodes.

Dans la scénographie, cette idée aboutit aux recours à des modèles muséographiques historiques, de l’accrochage dense des musées de beaux-arts de la fin du 18e et du 19e siècle, aux différentes mises en exposition utilisées au cours de l’histoire des musées d’ethnographie.

Le modèle antique
L’héritage de l’antiquité gréco-latine n’a cessé de hanter les rives de la Méditerranée et l’imaginaire de ceux (collectionneurs, artistes, ethnologues, historiens de l’art…) qui les ont arpentées et en ont très largement diffusé l’image. Cet héritage a parfois fait l’objet de réinterprétations identitaires et politiques, appelées à justifier la colonisation ou à nourrir des idéologies nationalistes. Cet héritage classique est particulièrement associé à la rive nord de la Méditerranée (Grèce, Italie, Provence…), soulignant la volonté des Européens de se présenter comme les héritiers directs de la civilisation gréco-latine classique. Il s’agit donc de nuancer cette image en montrant la présence de ces modèles en Méditerranée hors d’Europe – mais aussi les usages qui ont pu en être faits dans un contexte colonial. La section est conçue en trois ensembles réunis autour de techniques artistiques : l’architecture, la sculpture et le textile. Ils permettent de mettre en dialogue peintures et sculptures monumentales, mais aussi costumes, photographies, estampes, affiches et autres œuvres inspirées par l’Antiquité et ayant contribué à la diffusion de son image.

Une autre Méditerranée
Au 19e siècle, dans le contexte colonial, la Méditerranée n’est plus seulement comprise comme héritière de la culture Antique, mais aussi comme un espace d’altérité à représenter, à explorer ou encore à conquérir. Elle est toujours perçue comme le berceau des origines, mais cette fois en lien avec les sociétés dites traditionnelles d’un Orient fantasmé, dont les nouveaux musées d’ethnographie doivent collecter les témoignages et les savoir-faire. Mais bien loin d’opposer les rives de la Méditerranée, le regard des artistes comme des ethnologues permet au contraire de montrer ce qui rapproche les territoires ruraux qui la bordent, au Nord comme au Sud, autour du pastoralisme et des artisanats dont le tissage, l’orfèvrerie et la céramique. Une grande variété d’œuvres en témoigne, des peintures et sculptures des artistes aux photographies et aux films des ethnologues, en passant par les objets eux-mêmes, collectés sur le terrain.

Agora
Sous la forme d’une « agora », c’est-à-dire d’un espace d’échange, le musée et la collection seront au cœur de cette conclusion qui permettra de présenter et d’expliciter leur rôle aujourd’hui. Pour continuer à penser la Méditerranée du XXIème siècle, il s’agit de mettre en dialogue, au sein d’un dispositif sonore et audiovisuel, les acquisitions récentes avec l’expression des personnes les ayant construites : ethnologues, artistes et artisans, utilisateurs et collectionneurs, conservateurs d’autres institutions aux collections comparables.

Quelques chiffres et données clefs :
Près de 300 œuvres présentées, dont près de la moitié des collections du Mucem.
Dépôts d’institutions partenaires : musée du Quai Branly, musée d’Orsay, musée du Louvre, musée château de Versailles, musée des Beaux-Arts de Marseille, musée des Beaux-Arts de Valenciennes, musée des Beaux-Arts d’Angers, musée des Beaux-Arts de Bordeaux, …
Plusieurs œuvres d’artistes contemporains ont été choisies pour leur cohérence avec les œuvres du parcours, plaçant le projet dans la perspective de questions contemporaines environnementales, géopolitiques ou encore migratoires.
L’artiste Théo Mercier a reçu une invitation particulière et proposera plusieurs installations tout au long du parcours.

Commissaire générale : Marie-Charlotte Calafat, conservatrice du patrimoine, responsable du département des collections et des ressources documentaires du Mucem
Commissaires : Justine Bohbote, Raphaël Bories, Camille Faucourt, Enguerrand Lascols, Hélia Paukner, conservatrices et conservateurs du patrimoine au Mucem
Scénographe : Pascal Rodriguez
Graphiste : Nicolas Journé, CL Design
Avec la participationde théo Mercier, artiste plasticien.

• Portes ouvertes de l’exposition – Mardi 4 juin à 16h00
Mardi 4 juin, découvrez gratuitement et en avant-première la nouvelle exposition du Mucem « Images d’une Méditerranée », qui propose de montrer comment les musées ont mis en scène le sujet Méditerranée et la manière dont la Méditerranée a été construite comme un élément de patrimoine naturel, artistique et ethnologique.
Lors de ce vernissage, les commissaires de l’exposition présenteront l’exposition dans le hall du Mucem J4.

Des grains de poussière sur la mer

Des grains de poussière sur la mer - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Sculpture Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Sculpture contemporaine des Caraïbes françaises et d’Haïti
Commissariat : Arden Sherman
Dans le cadre de Un champ d’îles
Une proposition de Fræme

Conçue à partir du médium de la sculpture, cette exposition présente les œuvres de vingt-huit artistes issu·es de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane française et d’Haïti.

En 1964, effectuant un voyage d’État en Martinique, Guadeloupe et Guyane française, Charles de Gaulle survole en avion la mer des Caraïbes, et décrit les îles comme autant de « grains de poussière sur la mer ». Si cette citation du président de la République d’alors évoque l’effet mystérieux et presque surnaturel que peut susciter une vue aérienne de l’archipel des Caraïbes, elle est aussi révélatrice de la perspective surplombante depuis laquelle est perçue la région – une perspective dont les racines plongent dans l’histoire de la France comme puissance coloniale dans les Antilles. De Gaulle appuiera clairement la métaphore politique paternaliste, confiant lors de cette même visite et en présence de l’écrivain et homme politique d’Aimé Césaire « qu’on ne construit pas un État sur des poussières ».

En rassemblant les œuvres de vingt-six artistes issu·es de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane française et d’Haiti, l’exposition défie cette image coloniale en prenant le parti de présenter des travaux d’une densité et d’une matérialité fortes. Conçue à partir du medium de la sculpture, Des grains de poussière sur la mer met en scène plusieurs approches matérielles et conceptuelles qui témoignent des pratiques des artistes de cette région du monde tout en posant la question de savoir qui est au « centre » et qui est à la « périphérie ». Les œuvres, placées à proximité et en conversation directe les unes avec les autres, forment un réseau d’idées autour du patrimoine, de l’histoire, de l’identité, du corps social et de la politique.

Artistes invité·es : Raphaël Barontini, Sylvia Berté, Julie Bessard, Hervé Beuze, Jean-François Boclé, Ernest Breleur, Alex Burke, Vladimir Cybil Charlier, Gaëlle Choisne, Ronald Cyrille, Jean-Ulrick Désert, Kenny Dunkan, Edouard Duval-Carrié, Adler Guerrier, Jean-Marc Hunt, Nathalie Leroy Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Louisa Marajo, Ricardo Ozier-Lafontaine, Jérémie Paul, Marielle Plaisir, Michelle Lisa Polissaint et Najja Moon, Tabita Rezaire, Françoise Sémiramoth, Yoan Sorin, Jude Papaloko Thegenus, Kira Tippenhauer.

Visites de l’exposition
Visites Flash : Tous les samedis du 10 février au 2 juin à 15h, 16h et 17h, une médiatrice culturelle vous propose un format de 30 minutes pour échanger en toute simplicité autour d’une exposition.
La visite est sans réservation, gratuite pour les enfants et comprise dans le prix du billet d’entrée pour les adultes. Attention, le billet d’entrée aux expositions est indispensable, même si vous bénéficiez de la gratuité. Il est à retirer à l’accueil-billetterie, il donne accès à l’ensemble des expositions de la Tour et du Panorama.

Visites Toute petite expo :: Le mercredi 19 juin puis tous les mercredis de juillet de 10h à 11h, les médiatrices culturelles donnent rendez-vous aux petit·es visiteur·ices de 18 mois à 3 ans et à leurs accompagnant.es pour découvrir l’exposition Des grains de poussières sur la mer.
Ces balades contées au fil des œuvres éveillent les sens et le sensible des tout-petits. Elles invitent au voyage, de l’espace d’exposition vers les îles caribéennes, à la découverte des étonnantes sculptures qui y sont nées et ont voyagé jusqu’à nous…
La visite, sur inscription à mediation@lafriche.org, est gratuite pour les enfants et comprise dans le prix du billet d’entrée pour les adultes. Attention, le billet d’entrée est indispensable, même si vous bénéficiez de la gratuité. Rendez-vous à l’accueil-billetterie.

Visites Famille + goûter : Le dimanche 23 juin et tous les jeudis de juillet de 15h30-17h pour les enfants à partir de 6 ans et leurs accompagnant·es. Les médiatrices culturelles proposent une visite conviviale en famille pour découvrir l’exposition. Ce parcours ludique invite à ouvrir ses sens et aiguiser sa sensibilité tout en s’amusant à travers des jeux d’observation, des mini-ateliers ou des expérimentations sensibles.
La « visite famille » se conclut par un goûter aux saveurs ultramarines.

Week-end d’ouverture
Pour le lancement du temps fort Un champ d’îles, l’exposition
Vernissage vendredi 2 février de 18h à 22h

Collections permanentes du Musée des Beaux-Arts

Collections permanentes du Musée des Beaux-Arts - Culture Expositions - Rétrospectives Dessin Peinture Sculpture Exposition - Musée des Beaux-Arts - (MBA) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le Musée des Beaux-Arts de Marseille est un des quinze premiers musées créés en France par le Consulat en 1801. Il est installé depuis 1869 dans l’aile gauche du Palais Lonchamp et présente des œuvres du XVIe au XIXe siècles.

Le Musée des Beaux-Arts de Marseille présente des peintures et sculptures, italiennes, françaises, flamandes et hollandaises, du XVIe au XIXe siècles.

Les oeuvres de Lavinia Fontana, Guerchin, Lanfranco, Pannini et Tiepolo, illustrent l’évolution de la peinture en Italie de la fin de la renaissance au XVIIIe siècle.

Les écoles du Nord sont représentées par des tableaux de Jordaens, Stomer, et la Chasse au sanglier, chef-d’oeuvre de Rubens. Les tableaux de Champaigne, Vouet, Lesueur témoignent du renouveau de la peinture française pendant le règne de Louis XIII et ceux de Nattier, Vernet, Greuze, Hubert Robert ou David, du triomphe de l’école française au siècle des Lumières.

Une des caractéristiques de la collection du musée des Beaux-Arts est de témoigner du dynamisme des arts en Provence du XVIIe et XVIIIe siècles. Les oeuvres du peintre Louis Finson, ami de Caravage, de Jean Daret, Nicolas Mignard ou Michel Serre rappellent combien la Provence a su, durant deux siècles, attirer et retenir les artistes de l’Europe du Nord et du Sud.

Un exceptionnel ensemble de peintures, sculptures et dessins du plus grand artiste baroque français, Pierre Puget, né à Marseille en 1620 et mort dans cette même ville en 1694, après avoir mené une brillante carrière entre la France et l’Italie, est la parfaite illustration de cet heureux mélange des influences artistiques en Provence.

L’École française du XIXe siècle est également l’un des temps forts de la collection permanente. Aux côtés des plus grands maîtres, Courbet, Corot, Daubigny, Millet et Puvis de Chavannes, figurent les représentants de l’école de Marseille comme Loubon, Guigou, ou Ziem qui vont imposer leur vision originale des paysages lumineux du Midi.

La Voix intérieure, chef-d’oeuvre de Rodin, donné par le sculpteur au musée, les bustes des célébrités du Juste Milieu ou le Ratapoil de Daumier, sont les oeuvres les plus célèbres de la galerie de sculpture du XIXe siècle.

► Événement : Gustave Caillebotte, Partie de Bateau 

Un trésor national au Musée des Beaux-Arts de Marseille
Partie de bateau de Gustave Caillebotte

Du 15 décembre 2023 au 17 mars 2024

Partie de bateau, chef-d’œuvre de Gustave Caillebotte nouvellement entré dans les collections nationales, fait l’objet d’un prêt exceptionnel du Musée d’Orsay au Musée des Beaux-Arts de Marseille cet hiver.

Ce tableau, véritable icône de l’impressionnisme, est classé «trésor national» en janvier 2020, alors qu’il est encore en main privée. Acquise par l’État en 2022, grâce au mécénat exclusif de LVMH, l’œuvre a rejoint les collections du Musée d’Orsay.

Le Ministère de la Culture et le Musée d’Orsay ont souhaité partager avec le plus grand nombre ce trésor national en proposant pour la première fois une itinérance dans les plus importants musées en région. Après avoir été présentée au Musée des Beaux-Arts de Lyon à l’automne 2023, l’œuvre est aujourd’hui exposée dans le parcours permanent du Musée des Beaux-Arts de Marseille. Elle rejoindra au printemps, après son étape marseillaise, le Musée d’arts de Nantes.

Cet événement annonce deux autres prêts exceptionnels du musée d’Orsay au Musée des Beaux-Arts de Marseille en 2024. A l’occasion de l’exposition Peindre Marseille, une autre modernité, qui sera présentée du 24 mai au 8 septembre 2024 dans le cadre des 150 ans de l’impressionnisme, le musée accueillera en effet La Lavandière de
Paul Guigou (1860) et le Golfe de Marseille vu de l’Estaque de Paul Cézanne (1878).

Événement labellisé Olympiade culturelle Paris 2024

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Collections permanentes du Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens

Collections permanentes du Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Historique Peinture Sculpture Exposition - Musée d'Arts Africains, Océaniens et Amérindiens (MAAOA) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA) propose une importante collection d’objets d’arts extra-européens, à la fois témoins culturels et oeuvres à part entière. Né de collections remarquables, il contribue à une meilleure connaissance des cultures d’Afrique, d’Océanie et des Amériques.

Divers regards ont été successivement portés sur les collections extra-européennes. D’abord perçus comme objets de pure curiosité, elles participèrent dès le 18e siècle à une première appréhension de la diversité culturelle du monde. Le 20e siècle fut le cadre d’une double reconnaissance de ces objets, tant par les scientifiques qui les documentèrent, que par les artistes proclamant l’apport de ces arts dans leurs réflexions et expérimentations de nouvelles formes. Des collectionneurs éclairés se sont inscrits dans ces deux sillages. Ce début du 21e siècle s’ouvre sur la question de la provenance de ces oeuvres, celle de leur utilité dans le musée ou de leur restitution dans leur pays d’origine.

Le MAAOA est l’héritier de ces regards. Il l’est par la nature des collections qu’il présente (anciennes collections privées, dépôts, reliquats des musées coloniaux, collectes plus récentes), il l’est aussi de par sa mission : rendre intelligibles aujourd’hui ces objets, témoignages de l’histoire de la culture des hommes et des sociétés dont ils sont issus.

La spécificité et l’intérêt du MAAOA résident dans les trois salles qui composent sa collection permanente : chacune née d’une collection originale.

– La salle Afrique est constituée en partie d’une donation faite à la Ville par les héritiers de Pierre Guerre (1910-1978) grand collectionneur d’art africain, fasciné par ce continent depuis l’âge de 12 ans. Cette collection est composée d’une centaine de masques, statues… auxquels s’ajoutent des objets en dépôt de la CCIMP et autres acquisitions.
Parmi les pièces phares : un masque Marka (Mali), trois reliquaires bieri Fang exceptionnels (Gabon), ou encore un masque Nuna (Burkina Faso).

– La salle Océanie-Amériques : la Ville de Marseille fit l’acquisition en 1989 de la collection unique du neurologue marseillais Henri Gastaut (1915-1995) : une série de 80 crânes collectés dans le monde entier, des crânes humains sculptés, peints, surmodelés ou encore gravés, provenant essentiellement d’Océanie et des Amériques.

A cette collection exceptionnelle s’ajoutent également des oeuvres en dépôt de la CCIMP, des objets issus de collectes effectuées par le MAAOA au Vanuatu, ainsi que de magnifiques parures de plumes amérindiennes provenant du don de Marcel Heckenroth (1902-2008), médecin en Guyane, entre 1939 et 1942.

– La salle Mexique est consacrée à une collection d’art populaire mexicain tout à fait remarquable : composée de près de 3000 objets – masques, tableaux de laine, arbres de vie, sculptures – que le réalisateur François Reichenbach (1921-1993) a acquis au cours de ses nombreux voyages au Mexique et qu’il a légués en 1994 à la Ville de Marseille. En 2016, la collection de Bernard Meusnier, composée de remarquables tissu huipil, et de magnifiques sculptures alebrijes, ces fameux monstres de papier mâché, venait compléter l’ensemble.

« Se voir est une chose, se connaître en est une autre. » Proverbe africain

N’hésitez pas à contacter le musée avant votre venue pour préparer votre visite. Nous vous recommandons également de contacter le musée pour toute visite prévue autour des collections permanentes, les week-ends, afin d’éviter tout désagrément. Nous vous remercions de votre compréhension.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Muriel Moreau – En dormance

Muriel Moreau – En dormance - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Sculpture Vidéo Exposition - L'Autoportrait - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

À travers ses eaux-fortes, sculptures et vidéos, Muriel Moreau déploie un monde fantasmagorique, à la poésie étrange. Dans ses films Super 8, elle apparaît vêtue de coiffes végétales ou textiles, évoluant dans un sous-bois telle une créature hybride, mi-femme, mi-insecte. Disposés au milieu du salon de coiffure, ces curieux couvre-chefs se font frêles sculptures de fleurs et de graines, évocation d’une métamorphose organique en suspens, comme dans les gravures et céramiques qui les accompagnent. L’ensemble nous invite à une pause au milieu de l’hiver, au moment symbolique où la croissance végétale est en repos. En brouillant les frontières entre l’humain et la nature, la plasticienne nous rappelle ainsi les liens qui nous rattachent à la terre et au vivant.

Muriel Moreau est née à Paris en 1975 et vit actuellement dans la Drôme. Après une formation à l’Atelier Clouet à Paris et à l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg, elle étudie la gravure à l’Ecole des Beaux Arts de Berlin en 1999. Dans des réalisations minutieuses, Muriel Moreau explore sur ses plaques de cuivre les matières végétales, la nature. Des traits infimes blancs ancrés sur une surface noire, ou sanguines sur un support blanc, relient entre eux une végétation dense, des maisons, des huttes, parfois des êtres humains.
Muriel Moreau a été invitée en résidence dans la ville d’Ahmedabad en Inde ainsi qu’à Madrid à la Casa Velazquez, où elle a séjourné deux années. Elle a obtenu de nombreux Prix de gravure en France ainsi qu’en Espagne et Belgique dont le Prix Lacourière et le Prix Pierre Cardin, le Prix de la Gravure et de l’Image imprimée à La Louvière. Elle est exposée dans plusieurs galeries, notamment à Paris.

Elles ! Femmes artistes dans les collections des musées de Marseille

Elles ! Femmes artistes dans les collections des musées de Marseille - Culture Expositions - Rétrospectives Art moderne / contemporain Historique Peinture Sculpture Sciences humaines et sociales Exposition - Musée des Enfants - Préau des Accoules - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

« Femmes, ne serait-il pas grand temps qu’il se fît aussi parmi nous une révolution ?
Les femmes seront-elles toujours isolées les unes des autres, et ne feront-elles jamais corps avec la société, que pour médire de leur sexe et faire pitié à l’autre ? »
Olympe de Gouges (1791)

Après la Révolution française, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » mais semble oublier les femmes qui n’ont pas le droit de vote ni de monter à la tribune. Comme une réponse, en septembre 1791, Olympe de Gouges rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne avec l’intention de faire reconnaître l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette lutte est toujours d’actualité en Europe et, au-delà, dans le monde entier.

Comme un miroir de la société, l’art a longtemps refusé leur juste place aux femmes et aux créatrices. Jusqu’au XIXe siècle, celles-ci étaient écartées de l’apprentissage de l’art dans les ateliers de peinture et sculpture. Il ne leur était ainsi pas possible d’accéder aux classes de dessin où posaient des modèles nus, la morale de l’époque ne l’autorisant pas. Et si certaines femmes artistes sont parvenues à mener une carrière, bien souvent en lutte contre leur propre société, l’histoire de l’art les a souvent effacées. Célébrer leur empreinte dans l’histoire de la création, faire connaître leurs œuvres majeures, les reconnaître à l’égal des hommes est aujourd’hui un défi pour les musées dans le monde !

La nouvelle exposition du Préau des Accoules souhaite leur rendre hommage. Elle ambitionne, plus largement, d’interroger la question du droit des femmes, de la lutte pour les égalités de genre et la défense de la liberté d’accès à la création pour toutes et tous.

Le pouvoir des femmes dans les sociétés

Un premier volet du parcours qui sera proposé au jeune public abordera ainsi la question des droits dans une dimension sociologique, ethnologique et culturelle l’évolution des droits des femmes dans la société, à l’aide d’une frise chronologique. A l’opposé des traditions occidentales, seront ainsi valorisées les sociétés matrilinéaires existantes représentées par les collections Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens. Cette ouverture à la diversité des points de vue et des imaginaires sociaux sera un préambule à la découverte de certaines artistes majeures dans les collections des Musées de Marseille.

Le pouvoir des femmes dans la création artistique

La deuxième salle d’exposition mettra à l’honneur le travail des femmes dans la création artistique des XXe et XXIe siècles au travers de nombreuses techniques : sculptures, tableaux, photographies, céramiques, installations et vidéo. Des créations originales d’artistes du monde entier seront présentées : Laure Garcin, Louise Nevelson, Germaine Richier, Maria Helena Vieiria da Silva, Geneviève Asse, Niki de Saint Phalle, Fatima Haddad dit Baya, Atsuko Tanaka, Judith Bartolani, Ghada Amer et Marie Bovo.

Les œuvres présentées dans cette nouvelle exposition, proviennent des riches collections des Musées de Marseille et du Fonds Communal d’Art Contemporain. A travers elles se dessinent l’histoire d’une personnalité artistique singulière et celle de son époque, pour évoquer la question du féminisme, les coopérations entre créatrices, la place accordée au corps et à sa représentation. Des dispositifs ludiques seront proposés au jeune public pour mieux découvrir le sujet et s’approprier le patrimoine des Musées de Marseille.
Tarifs : entrée gratuite

Dans le cadre de l’Olympiade Culturelle.

Populaire ?

Populaire ? - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Historique Peinture Sculpture Sciences humaines et sociales Exposition - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Alors que le Mucem fête cette année ses dix ans, l’occasion est belle de revenir sur ce qui constitue son cœur et son histoire : sa collection. Cette exposition permanente souhaite présenter sa collection dans toute sa diversité. Elle réunit en effet les fonds historiques du Musée national des arts et traditions populaires, les collections européennes du Musée de l’Homme et celles acquises depuis le début des années 2000 dans une volonté d’ouverture vers la Méditerranée et le monde contemporain.

Au rez-de-chaussée du bâtiment, l’exposition permanente du Mucem est imaginée comme un espace de découverte visant à mettre en évidence le caractère profondément humain des objets et témoignages qui composent cette collection. Elle présente ce qui fait la « matière » du musée, elle témoigne du caractère à la fois sémiotique (ce que les objets disent de la société dans laquelle ils ont été produits) et esthétique de cette collection et permet de donner à lire toutes les histoires qui ont mené aux acquisitions, les parcours de vie des objets, ce qui a motivé leur entrée dans les réserves du musée, hier comme aujourd’hui.

Le parcours général propose un cheminement au gré de grandes catégories empruntées au vocabulaire de l’histoire des arts et des techniques (« peinture », « sculpture », « arts du métal », « céramique », etc.). Un parcours qui fait émerger les particularités de la collection du Mucem en rompant avec la hiérarchisation habituelle entre beaux-arts et arts populaires. On passe ainsi d’objets attendus dans un musée (par exemple des tableaux, des ex-voto, des icônes, etc.) à des éléments plus surprenants (comme des portes de ruche décorées), et d’objets familiers du grand public à des éléments plus inattendus voire mystérieux de prime abord.

À côté des 1 200 objets et documents issus des fonds historiques du Mucem ou plus récemment acquis par le musée, un dispositif de médiation numérique immersive permet d’évoquer, à travers une sélection d’objets, l’idée de « culture populaire » qui irrigue ses collections.
Le commissariat de cette exposition est assuré par la direction scientifique et l’ensemble du service de la conservation du Mucem.

Scénographie : Sylvie Jodar

Graphisme : Caroline Pauchant

Conception lumière : Thierry d’Oliveira Reis

L’Asie fantasmée. Histoires d’exotisme dans les arts décoratifs en Provence aux XVIIIe et XIXe siècles

L’Asie fantasmée. Histoires d’exotisme dans les arts décoratifs en Provence aux XVIIIe et XIXe siècles - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Décoration Peinture Sculpture Exposition - Musée Borély – Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Par sa position privilégiée, Marseille a toujours été le creuset d’échanges multiples. Si la fascination européenne pour l’Extrême-Orient, l’Inde ou l’Empire ottoman est bien connue dès le 18e siècle, ses manifestations en Provence le sont moins.

C’est ce grand attrait pour « l’exotisme » asiatique à Marseille et sa région que l’exposition se propose de mettre à l’honneur à travers plus de 400 œuvres d’art provenant ou s’inspirant d’une Asie rêvée, de la Turquie au Japon.

Entre pièces d’importation, pastiches et œuvres occidentales marquées par l’esthétique asiatique, l’exposition offre un éclairage à la fois inédit et spectaculaire sur cette thématique omniprésente dans les arts décoratifs des 18e et 19e siècles.

Meubles et décors muraux, estampes et peintures, éventails, statuettes en bronze, jade, ivoire, objets de curiosité, pièces d’orfèvrerie, textiles anciens et bien sûr faïences et porcelaines illustreront ces échanges entre l’Asie et la Provence et notamment le formidable engouement pour les Indiennes, tissus indissociables de la tradition vestimentaire provençale.

Exposition reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture – Direction générale des patrimoines et de l’architecture – service des musées de France.

► Dès lundi 11 décembre 2023, vous avez la possibilité de réserver en ligne votre visite pour cette exposition temporaire.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr