Un Royaume – Claude Schmitz

Un Royaume – Claude Schmitz - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - La Criée - Théâtre National de Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Dans Un Royaume, Claude Schmitz fait entrer le théâtre en rébellion, invente une fantaisie médiévale où jeux et références définissent un imaginaire très libre. Le sacrifice d’une autorité superflue.

Que se passe-t-il lorsque les salles de spectacle se vident, laissant le plateau sombrer dans la nuit ?
Claude Schmitz imagine cette vie intime du théâtre et ouvre la porte vers son inconscient : Un Royaume. Espace et machines y imposent leur loi propre. Un casting nocturne qui tourne mal, un chaos baroque de réminiscences de pièces passées, une tragédie shakespearienne, théâtre de cabaret et errances chevaleresques. En somme, Un Royaume couronne le théâtre dans sa capacité libératrice, jubilatoire et

Mise en scène : Claude Schmitz
Scénographie : Clément Losson
Avec Marc Barbé, Hélène Bressiant, Lucie Debay, Pierre Sartenaer, Francis Soetens, Judith Williquet, Olivier Zanotti

En coréalisation avec Actoral, Festival International des Arts et des Écritures contemporaines.

Création à La Criée
Durée : 1h30

Farm Fatale – Philippe Quesne

Farm Fatale – Philippe Quesne - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - La Criée - Théâtre National de Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Avec Farm Fatale, Philippe Quesne signe une fable poétique et écologiste et réussit le pari de porter sur l’avenir de la planète un diagnostic lucide, sans jamais perdre de vue l’humour et la légèreté.

Climat de fin du monde.
Philippe Quesne invente avec Farm Fatale la naissance de nouvelles utopies. Sur une scène minimaliste et immaculée, quelques bottes de foin, une poignée d’êtres mi-humains mi-épouvantails veulent résister au capitalisme ambiant et au sacrifice annoncé de la nature sur l’autel du progrès. Attentifs aux bruits du monde, ces archivistes de la nature à la fois expérimentateurs radio, poètes philosophes et rockeurs en herbe, habitant une ZAD burlesque et agricole, tentent de sauver ce qui peut l’être. Farm Fatale célèbre l’humour et les solidarités (humaine et non-humaine) en offrant un antidote poétique détonant aux discours normatifs ambiants.

Conception, scénographie et mise en scène : Philippe Quesne

En coréalisation avec Actoral, Festival International des Arts et des Écritures contemporaines.

Durée : 1h30 – En anglais surtitré en français

Violences – Léa Drouet

Violences – Léa Drouet - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - La Criée - Théâtre National de Marseille - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Dans « Violences », Léa Drouet s’attache à nous faire passer de l’autre côté des histoires de violence telles qu’elles nous sont racontées pour nous choquer et, nous sidérant, nous empêcher d’agir.

Seule en scène, Léa Drouet agit sur un espace de sable pour nous faire cheminer entre des terres traversées, des territoires fracturés, séparés par des frontières ou abimés par des tours, mais aussi un paysage commun.
Celui-ci n’a pas la forme d’une utopie parfaite, mais il se forme, justement, à partir des mémoires de violences vécues, des traces que ce monde fracturé laisse sur nos corps et nos récits. C’est sur les bas-côtés, là où les gros titres, les grands media et les grands hommes qui font des grands discours ne regardent jamais, que se trouvent peut être les premiers grains fragiles d’un monde capable d’assumer ses conflits autrement que sous la forme du champ de bataille et de l’État de guerre généralisé.

Conception, écriture et interprétation : Léa Drouet

En coréalisation avec Actoral, Festival International des Arts et des Écritures contemporaines.

Création à La Criée
Durée : 1h10

Clôture de l’amour – Pascal Rambert

Clôture de l’amour – Pascal Rambert - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - Théâtre Joliette - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Une femme et un homme. Deux comédiens virtuoses – Audrey Bonnet et Stanislas Nordey – réunis par l’auteur et metteur en scène Pascal Rambert pour un face à face furieux, une rupture amoureuse dévastatrice, dont personne ne ressort indemne.

C’est lui qui enclenche le sujet. Il veut que ça s’arrête. Et il balance les mots, les uns après les autres, sans répit. Elle écoute, son corps encaisse et se courbe sous cette longue pluie de mots crachée. On se dit qu’elle ne s’en relèvera pas. Mais elle se redresse, blessée, hérissée dans la douleur, prête à attaquer, à rendre mot pour mot. Et elle prend la parole à son tour, dans une rage convulsive, amour et haine mélangés.

Ces deux monologues se répondent. Chacun parle à son tour, comme si déjà, plus aucun dialogue n’était possible. Une parole organique qui suit les méandres de la pensée, avec ses bifurcations, ses pertes et ses expressions obsédantes. Des mots simples et violents pour magnifier et étirer cette séparation. Un combat où les mots sont des armes qui anéantissent l’autre tout autant que soi-même. Une performance aussi éblouissante que bouleversante.

Texte, conception et réalisation : Pascal Rambert
Avec Audrey Bonnet, Stanislas Nordey

Musique arrangement d’Alexandre Meyer de la chanson Happe (Alain Bashung – Jean Fauque), avec l’aimable autorisation des éditions Barclay/Universal©, interprétée par un choeur d’enfants en partenariat avec la Cité de la musique de Marseille.

(durée 2h)

+ LECTURE
samedi 10 octobre à 17h, en amont du spectacle, découvrez la lecture Le début de l’A. de Pascal Rambert

Reconstitution – Pascal Rambert

Reconstitution – Pascal Rambert - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - Théâtre Joliette - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Véronique et Guy se sont aimés, follement. De longues années après leur séparation, ils se retrouvent pour tenter de reconstituer le moment de leur rencontre, de leur coup de foudre. Ce moment qui a fait basculer leur vie. Une mise à nu pudique et brûlante pour dire la perte du sentiment amoureux et son souvenir persistant.

Sur le plateau froid à la lumière blafarde, les corps vieillissants se font face. Il l’a quittée, il y a longtemps. Elle ne s’en est pas remise. La douleur est restée vive. Entre mystères et non-dits, chagrins ravalés et violence des mots, ils vont faire resurgir les cendres de leur amour passé. Une reconstitution belle et désespérée pour fouiller les entrailles du sentiment amoureux. Et pouvoir peut-être finalement se réconcilier et se quitter apaisés…

Pascal Rambert écrit ce texte bouleversant sur mesure pour Véro Dahuron et Guy Delamotte, fondateurs du Panta-théâtre, lieu dédié aux écritures contemporaines à Caen. Dans une troublante mise en abîme, cette pièce qui résonne comme un rituel, questionne l’amour au sein du couple et la place du théâtre dans l’intime.

Texte, mise en scène, scénographie et lumière : Pascal Rambert
Avec Véro Dahuron, Guy Delamotte

(durée 1h40)

+ BORD PLATEAU
mercredi 07 octobre, à l’issue de la représentation, rencontre avec les comédiens

Le Syndrome du banc de touche – Léa Girardet

Le Syndrome du banc de touche – Léa Girardet - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - Théâtre Les Bernardines - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Il y a vingt ans, Aimé Jacquet gagnait la coupe du monde. Le mal-aimé du football français devenait une idole nationale. Léa Girardet a dix ans et se rêve alors grande comédienne.

Plus de vingt ans plus tard, en proie à une crise de légitimité, le football agit comme une catharsis pour la jeune comédienne au chômage. Face à la réalité obscène et humiliante dans laquelle sa psychanalyse ou sa conseillère Pôle emploi tentent de l’enfermer, Léa Girardet tente alors un subtil une-deux entre sa vie et l’épopée du Mondial 1998. « Quand j’étais au chômage, je me suis sentie comme un footballeur remplaçant. » En comparant le désir d’un metteur en scène à celui d’un entraîneur de foot, elle décide de « s’autotitulariser » et se met à écrire un seule-en-scène à l’énergie contagieuse.

Une ode à la ténacité à toute épreuve.

Texte : Léa Girardet
Mise en scène : Julie Bertin
Avec Léa Girardet

D’autres – Tiphanie Bovey-Klameth

D’autres – Tiphanie Bovey-Klameth - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - Théâtre Les Bernardines - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Un drame frappe la petite communauté villageoise de Borbigny, un village dans les nuages alpins animé par la rage folle de se « tenir vivant » !

La soirée de gym annuelle de Borbigny – de la création des costumes à la chorégraphie finale en passant par la mise en place de la salle et le réglage des saluts – devient le théâtre d’une galerie de personnages investissant une énergie considérable dans de petites choses, où les rapports sociaux, les obsessions et les passions triviales, s’emmêlent.

Face au drame qui les touche, tous se démènent pour « se tenir vivants », avec application et maladresse. D’une manière à la fois savoureuse et dramatique, ils affrontent les petites tragédies et les grands tracas, révélant la puissance et l’absurde des situations quotidiennes. Seule en scène, Tiphanie Bovay-Klameth érige avec bravoure et piquant des figures familières ou des inconnus qui l’animent. Et fait de ceux qui la touchent des héros tragiques, des figures comiques dont la bizarrerie, l’humanité, les névroses et les luttes singulières se font l’écho universel de toutes les communautés locales et régionales.

Texte, mise en scène : Tiphanie Bovey-Klameth
Avec Tiphanie Bovey-Klameth

Exécuteur 14 – Tatiana Vialle, Swann Arlaud

Exécuteur 14 – Tatiana Vialle, Swann Arlaud - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - Théâtre Les Bernardines - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Il n’aura fallu que quelques années à Swann Arlaud pour devenir un acteur incontournable. Il fait son retour au théâtre avec un texte qui le hante depuis ses quinze ans.

Au soir de sa vie, le dernier survivant d’une guerre civile se remémore les blessures du passé : de la paix de son enfance à la naissance de la haine, puis la vie rythmée par les bombardements, la mort des proches, les victimes devenues exécuteurs… une certaine idée du néant. Adel Hakim a écrit Exécuteur 14 en 1990 à la fin de la guerre du Liban comme une prémonition à tous les conflits de la fin du XXe siècle. Reconnu et récompensé de deux César pour ses rôles au cinéma dans Petit Paysan et Grâce à Dieu, Swann Arlaud a découvert ce texte avec sa mère Tatiana Vialle il y a vingt-cinq ans. « Quand je l’ai vu joué au théâtre, j’ai été bouleversé », convaincu combien il devenait nécessaire de faire entendre ce texte essentiel.

Texte : Adel Hakim
Mise en scène : Tatiana Vialle
Avec Swann Arlaud, Mahut

Maelström – Fabrice Melquiot, Marie Vauzelle

Maelström – Fabrice Melquiot, Marie Vauzelle - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - Théâtre Les Bernardines - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Née sourde, Véra, 14 ans, est éconduite par son amoureux, car « on ne sort pas avec une handicapée ». Peut-on exister par sa différence, en faire une force ?

Le texte de Fabrice Melquiot interroge avec poésie l’adolescence d’aujourd’hui. Au coin d’une rue, au coeur d’une grande ville indifférente, la jeune fille laisse éclater sa tristesse, sa colère et son désir de vivre. Projections vidéo, jeux de lumière et dispositif sonore plongent les spectateurs dans une expérience sensorielle. Ils voyagent dans un espace mental, entre réalité, souvenirs et imaginaire. Incarnée par de jeunes interprètes, cette parole fulgurante exprime les tourments et les espoirs d’adolescents qui voudraient pouvoir vivre ensemble et rester singuliers.

Texte : Fabrice Melquiot
Mise en scène : Marie Vauzelle
Comédienne : Louise Arcangioli
Musicien : Léopold Pélagie
Création sonore : Josef Amerveil
Création lumières : Yann Loric
Création vidéo : Raphaël Dupont

En Tribu dès 12 ans.
Création le 19 janvier 2021 aux Bernardines.

L’oiseau migrateur – Delphine Lanza, Dorian Rossel

L’oiseau migrateur – Delphine Lanza, Dorian Rossel - Culture Théâtre - Café-théâtre Théâtre Pièce de théâtre - Théâtre Les Bernardines - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Au collège, Hervé Walbecq se sentait différent. Et pour cause : lié d’amitié avec un verdier, joli passereau au plumage vert olive, il avait des crottes d’oiseau sur ses rédactions !

Sept années durant, le volatile s’épanouit dans l’espace-temps de la chambre du petit garçon lequel apprend à domestiquer un nouveau langage, une autre temporalité. Pour nous narrer cette poétique relation défiant les idées préconçues, la clownesse musicienne Marie-Aude Thiel accompagne en mots et en gestes les dessins d’Hervé, dont la ligne claire s’esquisse en direct sur grand écran. Parabole de la migration, de la rencontre avec l’altérité, de la richesse qui découle d’un apprivoisement réciproque, ce spectacle est l’une des plus récentes révélations de la création dédiée au jeune public.

Texte : Delphine Lanza, Dorian Rossel, Marie-Aude Thiel, Hervé Walbecq
Mise en scène : Delphine Lanza, Dorian Rossel
Avec Hervé Walbecq, Marie-Aude Thiel

En Tribu dès 6 ans.