Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants

Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Photographie Sculpture Vidéo Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

En 2020, nous accueillions pour la première fois le dynamique Centre Wallonie-Bruxelles avec l’exposition « Signal – Espace(s) réciproque(s) », dédiée à la scène contemporaine wallonne et bruxelloise. Il revient cette année avec une exposition collective qui rassemble onze plasticien·n·es : sur proposition curatoriale de Michel François, iels ont été invité·e·s à produire des œuvres originales témoignant de leur vision du corps, physique et social, souvent fragile et instable.

L’exposition agrège des bas-reliefs, des sculptures, installations, vidéos, photos et performances. Les œuvres témoignent chacune à leur façon d’une certaine incommodité du corps : non séducteur, fantomatique, aveugle, emberlificoté, trafiqué…

Les artistes : Carlotta Bailly-Borg – Feiko Beckers – Nicolas Bourthoumieux – Sarah Caillard – Douglas Eynon – Gaillard & Claude – Selçuk Mutlu – Ria Pacquée – Olivier Stévenart – Charlotte vander Borght – Loïc Vanderstichelen

Commissariat : Michel François
Une proposition de Centre Wallonie-Bruxelles.

Vernissage vendredi 12 novembre à 15h.

Les Instants Vidéo : « Avis de passage »

Les Instants Vidéo : « Avis de passage » - Culture Expositions - Rétrospectives Poésie Vidéo Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Pour sa 34e édition, le festival les Instants Vidéo présente une exposition collective d’installations vidéos inspirée par l’œuvre et la vie du poète philosophe Walter Benjamin.

21 installations vidéo et poèmes affichés d’artistes internationaux pour vivre l’expérience du passage. D’autres installations seront aussi présentées salle de la Cartonnerie pendant les Rencontres Internationales du 10 au 13 novembre.

« Les avis de passage que l’on retrouve parfois punaisés à notre porte signalent qu’un rendez-vous fut manqué tout en offrant une nouvelle possibilité. C’est la revanche du futur sur le passé. L’art n’est au bout du compte que cela, des avis de passage sur la terre, des traces laissées derrière nous bien plus que des significations, des messages.

Pour concevoir cette exposition, nous avons dans un premier temps emboîté le pas au poète philosophe Walter Benjamin et à son Livre des passages. C’est après avoir passé clandestinement la frontière espagnole pour fuir l’horreur des camps en septembre 1940, qu’il perdit ses derniers manuscrits et sa vie. Chemin d’un chassé-croisé d’exils d’hier et d’aujourd’hui.

L’hypothèse qui a servi de feuille de route à cette exposition, c’est que les clés qui ouvrent les passages, ce sont les passions amoureuses, poétiques et révolutionnaires. C’est ainsi que nous vous invitons à flâner parmi ces œuvres de passage, sans intention, disponibles à tous les imprévus. Tous les passages contiennent des fausses pistes. Il faut se méfier des balisages. N’entrez pas dans ce dédale sans désir. »
Marc Mercier

Avec les œuvres vidéo :
« Ralph Rumney » de Joseph Marendo (France)
« Désir » (2016) de Richard Skryzak (France)
« Iskra, et bientôt l’étincelle embrasera la prairie » (2017) de Pascale Pilloni (France)
« Il tempo consuma » (1978-2021) de Michele Sambin (Italie)
« Wasser » (2021) de Marie-Pierre Bonniol (France – Allemagne)
« Haschich à Marseille » (2021) de Renaud Vercey (France)
« Pasos (Frontières) » (2009) de Olivier Moulaï (France)
« Camille » (2021) de Brigitte Valobra (France – Espagne) & Wald (Tunisie – Espagne)
« The Crossing » (2021) d’Andrew Johnson (USA)
« The door » (8’ – 2020) / d’Hasan Daraghmeh (Palestine)
« Timeline » (2021) d’Hamza Kırbaş (Turquie)
« Play it again Nam (Un portrait de Nam June Paik) » (30’ – 1990) de Jean-Paul Fargier (France)
« La traversée du rail » (2014) de Robert Cahen (France)
« Sign » (10’35 – 2021) de Robert Cahen (France)
« Haïku With Suspended Time » de Eleonora Manca (Italie)
« En attendant que le vent tourne » (2019) d’Esmeralda da Costa (Portugal – France)
« Kalopsia » (10’03 loop – 2016) de Laura Cionci & Alessandro Zangirolami (Italie)

Et les poèmes affichés :
– « Amour Poésie Révolution » (2021) de Julien Blaine (France)
Poème affiché.
– « L’amour fou / La Poésie / La révolution » (2021) de Pierre Mérejkowski (France)
Poème éparpillé.
– « Pas à pas’sage (miroirs) » de Louis Michel de Vaulchier (France)
Poème accompagné de dessins au feutre de couleur inspirés par « Alice dans le miroir de Balthus.
– « The White Swan And Its Undeniable Influence On Our Culture » de Colin James (USA)
Poème à entendre.

Vernissage vendredi 12 novembre à 15h.

DC Narok – Exposition déconseillée aux -12 ans et personnes sensibles

DC Narok – Exposition déconseillée aux -12 ans et personnes sensibles - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Photographie Sculpture Vidéo Dessin Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

AVERTISSEMENT : Le contenu de l’exposition peut heurter la sensibilité des publics sensibles. Déconseillée aux moins de 16 ans.

Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques.
Le Dernier Cri, éditeur sérigraphe résident de la Friche, présente pour la première fois en France une sélection d’œuvres d’une cinquantaine d’artistes internationaux sur la thématique des Enfers bouddhistes.

Les visions de l’Enfer bouddhiste, et l’interprétation populaire qui en est faite en Thaïlande, peu avare d’imageries en la matière, sont le point de départ de l’exposition DC Narok. Elle plonge les visiteurs dans une semi-obscurité où dessins, peintures, photographies et sculptures sont présentées selon un parcours rappelant les vieux trains fantômes, les murs habillés par des projections d’images d’authentiques sites thaïlandais.

À travers cette exposition, le « Dernier Cri » rend hommage, à sa manière bien reconnaissable, au culte mortuaire et au manga d’horreur Thaïlandais. En Thaïlande en effet, l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles, populaires ou savantes. Dans la philosophie bouddhiste, les Enfers sont un purgatoire où les morts sont soumis à des supplices pour expier leurs fautes avant d’être réincarnés. Ils reviennent parfois hanter les vivants. Enfers et Paradis font l’objet d’une monumentale iconographie. Peintures murales, bas-reliefs, affiches, parcs de loisirs ou jardins des temples donnent une représentation souvent morbide de ces Enfers, effrayante de réalisme.

Les supplices sont mis en scène de manières parfois très gore en sculptures et peintures réalisées par les moines. Nous y voyons, reproduisant avec une inventivité fertile, les châtiments que Bouddha réserve à ceux qui transgressent ses enseignements. Les Thaïlandais de tous les coins du pays visitent ces jardins infernaux en famille, une manière efficace de visualiser où nous mènent nos mauvaises actions.

Publié en 2019 par les éditions Timeless, Narok (« enfer » en thaï) est un catalogue de photos de Stephen Bessac qui donnent à voir les sculptures infernales de différents sites. Recensant une partie de ces « parcs infernaux thaïlandais », ce sont ces images religieuses souvent dantesques qui se marient ici avec l’imaginaire du Dernier Cri. Les artistes du Dernier Cri se sont emparés de cette iconographie photographiée par Stephen Bessac pour la réinterpréter. L’exposition propose ainsi une esthétique encore peu explorée, qui rappelle les visions les plus sombres d’un Jérôme Bosch, de gravures médiévales ou mises en scène grand-guignolesques.

Vernissage vendredi 12 novembre à 15h.

Dites-moi vos désirs

Dites-moi vos désirs - Culture Expositions - Rétrospectives Photographie Vidéo Exposition - Institut culturel Italien - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Exprimés par le public, ces désirs se sont écrits dans « la cabane » – l’atelier de travail de l’artiste – reconstituée dans une des salles du Fort Saint-Jean. Mis en regard avec les dessins d’Ettore Tripodi, cette nouvelle collection de désirs, née des différents temps de rencontres au Mucem, a permis la poursuite de cette aventure collective et poétique.

L’inauguration de l’exposition aura lieu le 9 novembre. Une soirée pour parcourir les différentes étapes de cette longue et fascinante aventure, suivie d’une table ronde en présence d’Ilaria Turba et d’Ettore Tripodi, mais aussi des participants et représentants des institutions qui ont participé au projet LE DÉSIR DE REGARDER LOIN. Un temps de discussion pour aborder, avec l’artiste, les thématiques qui lui sont chères et continuer de faire vivre ce projet rhizomique.

Commissaire : Melania Gazzotti

Le projet a été réalisé en collaboration avec le Mucem et LE ZEF – scène nationale de Marseille avec le soutien du « Italian Council » (IXe Edition 2020), programme de promotion internationale de l’art italien du Ministère italien de la Culture.

Méditerraner

Méditerraner - Culture Expositions - Rétrospectives Photographie Vidéo Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Comment faire vivre un mot nouveau ? Méditerraner est un verbe inventé qui porte en lui un désir d’ouverture, de mouvement et de pluralité à l’heure où les frontières se durcissent et où, de toute part, des identités de repli sont brandies. Les installations vidéo, les objets, les photographies et les livres, réunis pour cette exposition, offrent à ce mot la possibilité d’un relief sensible.

La revue d’art et d’esthétique Tête-à-tête a souhaité interroger la Méditerranée contemporaine en en faisant un verbe, parce qu’il arrive que malgré la richesse de la langue nous ayons besoin de mots nouveaux pour exprimer une idée. Le verbe méditerraner signifie caboter d’une culture à l’autre, ressentir un attachement profond aux rivages méditerranéens, mais encore, migrer, traverser, faire l’expérience conjointe de l’altérité et de la proximité, bricoler des identités mouvantes, toujours plurielles, rendre perméable l’espace même de la frontière, penser le monde comme archipel indépendamment de son ancrage géographique.

Interrogeant les mémoires enfouies des guerres et le désastre ininterrompu des naufrages, mais aussi les lieux de passage et de partage, la rumeur des villes, les paysages, le voyage des langues, l’exposition Méditerraner propose de faire exister ce mot au delà des pages qui l’ont vu naître. Après la publication en 2018 des entretiens qui composent son neuvième opus, Tête-à-tête a réuni, sous le commissariat de Julie Fabre, six artistes et une philosophe qui toutes et tous, dans leurs œuvres, conjuguent ce verbe à leur façon.

L’exposition est ouverte sur la ville et en libre accès. Elle est construite comme un dialogue, un espace polyphonique au sein duquel se murmure un verbe qui peu à peu prend corps et qui, peut-être, si chacun l’emporte avec lui et en fait usage, traversera les murs et débordera les frontières.

En partenariat avec Mécènes du Sud Aix-Marseille, les Éditions Rouge Profond, MARFRET, Aix-Marseille Université et le laboratoire de recherche LESA.

Commissaire de l’exposition : Julie Fabre
Une proposition de la Revue Tête-à-tête

[Salle des Machines]

EUROPA, Oxalá

EUROPA, Oxalá - Culture Expositions - Rétrospectives Cinéma Peinture Photographie Sculpture Vidéo Divers arts Dessin Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’Exposition « EUROPA, Oxalá » s’articule autour des études mémorielles et postcoloniales, deux domaines interdisciplinaires en eux-mêmes, et offre la possibilité de découvrir un ensemble d’artistes et d’intellectuels européens, dont les parents sont majoritairement issus des anciennes colonies des empires d’outre-mer.

« EUROPA, Oxalá » a lieu dans trois pays européens – France (Marseille) / Belgique (Bruxelles) / Portugal (Lisbonne), et présente non seulement une exposition d’arts visuels, mais aussi une série de débats. L’exposition produira un catalogue et un livre d’essais, avec des textes d’auteurs de référence.
Les oeuvres exposées ont été réalisées par des « Enfants d’empires », à savoir des artistes des deuxième et troisième générations, nés et élevés dans un contexte postcolonial, et dont la production artistique, pour la plupart réalisée en Europe, apporte une réflexion sur l’héritage colonial, d’où le nom d’artistes de « post mémoire ». En tant que récepteurs de mémoires transmises par les parents et grands-parents, qui sont nés et ont vécu dans les territoires colonisés, tels que le Congo, Angola, Guinée, Bénin, Algérie ou Madagascar, ces artistes ont accueilli et hérité non seulement des voix, des sons, des gestes, mais aussi des documents visuels et des souvenirs, point de départ pour un important travail de recherche dans des archives historiques. Leurs productions artistiques, la réflexion qu’elles apportent dans le sens de la lutte contre le racisme, la décolonisation des arts, la déconstruction de la pensée coloniale, l’apport de nouvelles réalités et la façon singulière dont ces artistes conjuguent langages contemporains et processus traditionnels, constituent un apport essentiel pour l’Europe contemporaine. Le caractère novateur et transnational de leurs oeuvres a d’ailleurs profondément marqué la scène artistique et culturelle ces deux dernières décennies.

L’Exposition « EUROPA, Oxalá » au Mucem présente environ soixante oeuvres – peintures, dessins, sculptures, films, photos, installations – de vingt-deux artistes Abel Abdessemed, Aimé Mpane, Aimé Ntakiyica, Carlos Bunga, Délio Jasse, Djamel Kokene, Fayçal Baghriche, Francisco Vidal, John K. Cobra, Katia Kameli, Kader Attia, Mohamed Bourouissa, Josèfa Ntjam, Malala Andrialavidrazana, Márcio de Carvalho, Mónica de Miranda, Nú Barreto, Pauliana Valente Pimentel, Pedro A. H. Paixão, Sabrina Belouaar, Sammy Baloji, Sandra Mujinga.

« EUROPA, Oxalá » apporte une nouvelle visibilité envers un univers artistique qui témoigne de la puissance créatrice de la diversité culturelle européenne contemporaine, ouvrant des voies vers un nouveau sens à la notion d’Europe.

Exposition – Live Concerts – NaSequeira

Exposition – Live Concerts – NaSequeira - Culture Expositions - Rétrospectives Concerts - Opéras - Soirées Photographie Vidéo Exposition Concert - Daki Ling le jardin des muses - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Exposition NaSequeira « Live Concerts in Marseille »
[photo & video & music graphy]
Témoignage photo-graphique de la vie sur scène du point de vue du spectateur, NaSequeira capte des moments furtifs dans des lieux qui proposent des live concerts dans la ville de Marseille.
À partir d’une matière brute, NaSequeira crée des ambiances destinées à mettre en exergue les interprétations de chacun des artistes.

+ Concert live Les Free 4
Réformation musicale qui accompagnera les photographies et compositions vidéos de NaSequeira
XXXFK, chant, guitare, basse / José José, batterie / D_Vid, clavier / Eddy Musical, guitare, basse + interventions raf_esco, human beatbox / _cioua et AnA, chant