Vêtements modèles – Le Mucem est fermé et ce jusqu’à nouvel ordre

Vêtements modèles – Le Mucem est fermé et ce jusqu’à nouvel ordre - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Histoire et sciences humaines Mode Exposition temporaire - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Info Coronavirus/Covid 19
En raison du contexte sanitaire, le Mucem est fermé et ce jusqu’à nouvel ordre. Merci de votre compréhension.

__________________________________________

L’exposition « Vêtements modèles » propose de suivre le parcours de ces cinq pièces qui ont traversé le temps et les modes. Comment le débardeur ou le bleu de travail, conçus pour habiller des métiers, se sont-ils imposés comme des sources d’inspiration ou comme des « basiques » selon l’industrie de la mode ? Pourquoi le kilt et l’espadrille, associés à des géographies bien précises, ont-ils connu une diffusion mondiale jusqu’à être adoptés dans le vestiaire courant ? Quels chemins le jogging emprunte-t-il pour s’affranchir de l’usage sportif et devenir une des images de la culture urbaine ?

À rebours de l’image d’une mode appuyée sur le cyclique et l’éphémère, ces itinéraires s’inscrivent toujours dans un temps long de plusieurs siècles riches de leur épaisseur historique et symbolique, ces ‘vêtements modèles’ sont au coeur d’une grammaire vestimentaire qui préfère le style à la tendance. A l’heure où l’on s’interroge sur la notion de durabilité, ils permettent également de mettre en lumière les notions d’artisanat et de patrimoine vivant dans leurs interactions avec les sociétés, et d’évoquer les enjeux de conservation et de sauvegarde qui les accompagnent.

Si l’exposition porte sur l’histoire du vêtement, elle entend l’étudier du point de vue sociétal. Le textile sera évidemment au coeur de l’exposition, du prêt-à-porter à la haute couture, en passant par le sous-vêtement ou encore par une sélection de matériaux à toucher les ensembles textiles seront présentés en dialogue avec des dessins, estampes, photographies, films, clips, archives, soit avec une iconographie variée et riche permettant de parler du vêtement comme d’un véritable phénomène de société.

Dans cette perspective résolument pluridisciplinaire, l’exposition présentera environ 200 objets ou ensembles d’objets. Plusieurs ensembles seront issus des collections du Mucem (des vêtements de travail, mais aussi des fonds d’archives et de cartes postales portant sur des sujets divers comme la fabrication de l’espadrille, le costume régional, le port du débardeur, etc.). Ces ensembles viendront dialoguer avec des prêts extérieurs, d’institutions publiques et de collections privées.

Commissariat : Isabelle Crampes, commissaire générale, fondatrice de deTOUJOURS Coline Zellal, commissaire associée, conservatrice du patrimoine au Mucem
Scénographie : Renaud Perrin
Graphisme : Géraldine Fohr
Bâtiment Georges Henri Rivière – Fort Saint-Jean

L’héritage surréaliste dans la Mode

L’héritage surréaliste dans la Mode - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Mode Exposition temporaire - Le Château Borély, musée des Arts Décoratifs et de la Mode - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Musées de Marseille : réouverture progressive dès ce samedi 30 mai

A l’occasion du week-end de la Pentecôte, le Centre de la Vieille Charité et ses musées d’archéologie méditerranéenne et d’arts africains, océaniens, amérindiens, le Musée d’Histoire de Marseille et le Musée des Beaux-Arts au Palais Longchamp rouvrent gratuitement leurs portes au public de 9h à 18h.

Cette réouverture autorisée par la Préfecture des Bouches-du-Rhône s’effectue dans le respect des consignes sanitaires en vigueur :

port du masque obligatoire dans l’enceinte des musées
respect des gestes barrières et de la distanciation physique
gestion des flux et de la circulation des visiteurs
La réouverture des autres musées municipaux se fera de manière progressive, à commencer par celle du Château Borely, musée des arts décoratifs de la faïence et de la mode qui interviendra le jeudi 18 juin. À cette occasion, le musée dévoilera une toute nouvelle exposition : ”L’héritage surréaliste dans la mode ».

___________________________________________________________________________

L’héritage du surréalisme dans la mode, à travers 30 modèles des collections du château Borély

Le château Borély s’amuse avec la grammaire surréaliste et prolonge le plaisir de l’exposition  » Man Ray et la Mode « , présentée, à la suite de Marseille, au musée du Luxembourg à Paris, du 9 avril au 26 juillet 2020.

Héritiers d’Elsa Schiaparelli, des créateurs comme Issey Miyake, Castelbajac, Hermès, ou Jean-Rémy Daumas laissent libre cours à l’imaginaire, démontrant, si besoin est, que la mode est plus qu’un art appliqué, un véritable moyen d’expression artistique, de l’art à porter.

Corps écorché
Le corps, son animalité, son étrangeté, est, pour les surréalistes, le laboratoire de ce qu’ils nomment, la « beauté convulsive ». Chez les couturiers, il ne deviendra sujet d’inspiration, qu’à partir des années 30. Entier ou morcelé, il s’affichera, dès les années 60/70, dans un contexte de libération sexuelle, dénué désormais de toute symbolique surréaliste, pur prétexte créatif. L’envers ou l’intérieur du corps révélés (squelettes, organes, chair) rappellent la beauté morbide qu’André Breton et les Surréalistes accordaient aux images des écorchés (Robe écorchée Isabelle Ballu, Prêt-à-Porter AH 1998-99).

Corps morcelé
Le motif des lèvres fait partie des sujets de prédilection des couturiers, comme il le fut par exemple chez Man Ray qui, en 1932, fait de la bouche de Lee Miller, un objet central de son tableau  » A l’Heure de l’observatoire – les amoureux  » (Bernard Perris, robe ventriloque de 1980). D’autres parties du corps, comme l’oeil ou la main, reviennent de manière récurrente depuis les années 60 dans l’univers de la mode. Les membres du groupe surréaliste firent de l’oeil, un organe ambivalent, entre contemplation et phobie, tandis qu’il apparaît dans la mode comme un talisman plus qu’un symbole (Robe Issey Miyake).

Trompe-l’oeil
Tous les arts ont pratiqué le jeu de l’illusion. Le trompe-l’oeil s’applique aussi sur les textiles Depuis le début du XXe siècle, l’impression au cadre plat offre la possibilité aux couturiers de reproduire des détails précis sur leurs étoffes (Jean-Charles de Castelbajac 1978 / Hermès , 1998). Aujourd’hui, l’impression couleur numérique HD ouvre le champ des possibles quel que soit le support textile (Mary Katrantzou, 2009).

Collections permanentes – Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode

Collections permanentes – Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode - Culture Expositions - Rétrospectives Arts et Beaux-arts Mode Expostion permanente - Le Château Borély, musée des Arts Décoratifs et de la Mode - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Musées de Marseille : réouverture progressive dès ce samedi 30 mai

A l’occasion du week-end de la Pentecôte, le Centre de la Vieille Charité et ses musées d’archéologie méditerranéenne et d’arts africains, océaniens, amérindiens, le Musée d’Histoire de Marseille et le Musée des Beaux-Arts au Palais Longchamp rouvrent gratuitement leurs portes au public de 9h à 18h.

Cette réouverture autorisée par la Préfecture des Bouches-du-Rhône s’effectue dans le respect des consignes sanitaires en vigueur :

port du masque obligatoire dans l’enceinte des musées
respect des gestes barrières et de la distanciation physique
gestion des flux et de la circulation des visiteurs
La réouverture des autres musées municipaux se fera de manière progressive, à commencer par celle du Château Borely, musée des arts décoratifs de la faïence et de la mode qui interviendra le jeudi 18 juin. À cette occasion, le musée dévoilera une toute nouvelle exposition : ”L’héritage surréaliste dans la mode ».

______________________________________

Dédié aux arts décoratifs, le musée présente dans les espaces du château Borély, une sélection de 2500 oeuvres : mobilier, céramiques, verres, tapisseries, objets d’art, objets exotiques rares, design et collections de mode, du XVIIIe siècle à nos jours.

Le visiteur découvrira des oeuvres mises en scène dans des « periods room » et des salles thématiques : superbes collections de faïence du XVIIIe siècle (des manufactures de Marseille et de Moustiers, entre autres) et du XIXe siècle (importante collection de céramiques de Théodore Deck,) grands ensembles décoratifs du peintre Louis Chaix, tentures de cuirs, papier-peint panoramique de la célèbre manufacture Zuber, suites de toiles peintes de Philippe Rey.

Le département Mode permet, selon l’actualité du musée, d’admirer les créations de Madeleine Vionnet, Pierre Balmain, Christian Dior, Yves Saint-Laurent, Elisabeth de Senneville, etc mais également de créateurs contemporains . Les présentations sont régulièrement renouvelées.

Des oeuvres de designers actuels, spécialement créées pour le musée, dont le lustre du grand vestibule réalisé par le designer Mathieu Lehanneur, les miroirs d’Hubert Legall ou les tapisseries de Laurence Aegerter, s’insèrent dans le parcours.

Le jeudi c’est Borély !

Un jeudi par mois, découvrez, en exclusivité, avec un spécialiste ou un artiste (plasticien, musicien, comédien, danseur…), un aspect des collections ou des expositions du Château Borély. Une occasion d’échanger ensuite ensemble autour d’un verre…

Le musée Borély fermera ses portes du 9 au 23 mars inclus pour permettre le démontage de l’exposition La Mode au temps de Man Ray et l’installation de la suivante.